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la ploB propre à oMenlr du succès , mais en mène teiivs la plus périUense pour celui qui ne sait pas s'en servir avec une parfaite intelUgence. Aussi voit-on des acteurs occuper toute la scène à eux seuls , multiplier les gestes , les crls> et s'agiter avec violence y sans produire la mc^dre sensation ; d'autres an contraire , sans changer de place ^ sans faire aucun eCTort, excitent l'enthousiasme et le transport dans l'âme des auditeurs avec une seule inflexion de voix , née d'une senstbiUté vraie. Pacchiarotti» dans un air sentimental, réussit k c^tiver teUonent l'attention des joueurs qui se trouvaient au fbyer de l'ancien théâtre de JMUan , qu'ils abandonnèrent leur partie ponr l'écouter; Marches!^ avec quelques phrases du mor«ceau : fcUai nécessita I a recueilli les plus vils et les plut universels applaudissements.
Si Vame dans un chanteur dramatique est l'efiTet d'une émotion intérieure et naturelle , d'un sentiment intime , d'un certain amour qu'il répand sur ce qu'il exécute et communique à ses auditeurs (le chant qui nous pénètre rame)^ il est clair qu'on ne peut la lui donner ; lui prescrire des lels à cet effet serait un moyen infaillible de préparer sa chute. Tout consiste à saisir , guidé par Tintelligence » le moment où l'on doit se livrer à l'bispiration et le point précis où l'on doit s'arrêter. MeUre de Vame partout , affaiblirait les effets qu'on voudrait produire ; se laisser transporter jusqu'à l'exagération, blesserait le naturel II faut avouer cependant que ce dernier défaut, quelque réel qu'il soit, séduit souvent le vulgaire; mais ordinairement il est bien voisin du ridicule; et si le chanteur y touche , il est perdu. Le ridicule ne se pardonne jamais.
Le mot ame s'emploie aussi dans la musique instrumentale, et l'on dit également : jeuer d'un instrument 4wec ame , un vioton au un vioioncette qui va à l'ame. Cette qualité résulte d'une habileté particulière à threr parti de l'instrument dont on joue^ d'une certaine altération de la Tome i. 4