ART
nièFe conforme au but qu*U s*est proposé. L'art se distingue de la soienoû el de la nature : de la seierice qui dcmiîe à un être raisonnable le pouvoir de connaître par lui«-môme quelque cbose ; de la nature qui le fait agir d'une manière régulière d'après des lois nécessaires. L'art est indépendant de toutes deux et ne les admet que comme des conditions de sa possibilité.
L'art et la science dans l'homme se rapportent à sa ca-^ padté d'être raisonnable , et supposent en lui un certain degré d'intelUgence; mais l'art se rapporte à ce que l'bomme peut comme être raisonnable pratiqué, et la science, à ce qu/e l'homme sait, ou à ce dont il est capable, grâce à sa faculté théorique. Il y a cependant des choses qu'on peut faire aussitôt qu'on les sait, d'autres qu'on ne peut faire même en les sachant, et moins encore en les ignorant, et d'autres enfin qu'on fait sans les savoir , comme voir, entendre, etc. L'art suppose donc une certaine science des choses auxquelles il se rapporte et auxquelles il s'applique ; par exemple : la poésie suppose la connaissance de la langue; la musique, la connaissance de rharmonic. Et comme les règles de tout art peuvent être aussi appliquées à Fobjet d'une science ( d'où déilve la théorie de chaque art en particulier ) , il en réstilte que l'art et la science sont intimement unis entr'eux.
Dans le sens étendu du mot on appelle aussi art ce travail au moyen duquel on fait servir la matière à un but déterminé. €e but est YutUité ou le piaisir : dans le premier cas on lui '^nne le nom de métier; dans le second, celui d*art.
On divise les arts en éeaux'drts et en arts agréables. L'agréaMe dé l'art consisté dans ses rapports avec les plaishrs sensuels, prodiMts non pas par la forme, mais par la matière et par le plaiMr qu'elle vous a fait éprouver. Les beaux'-krts procurent im plaisir désintéressé, par la seule contempliMon dela/bnn«.
Amr 101
A proiminent parler» la Maalé n'asl pas weqittUlé de l'art, mali de la production créatrice. L'^thftte de bea« eat accordée à Tari, pourva qae ce soit l'art da beau ; or^ eomiè l')artprod«ltBon-«evknièiit iebeau^ maftieB général tons les objets estln^tigoes et par conséquent anssi le soNfaie 5 on en peut coaslurefiie ni réplUiète de éeâu ni celle ^ugréabU ne sont Ici Mêa qipUqàéei , et qu^on ferait nUen de âkt
Dm antre dMsIon que Ton fiM des tfts» est oeHe des arn fnéeaniqmeê et des méHerê qui demandent de prtférence des iorees pkyrivies ; et des aris Uééraux pour lesqoM fl fasft particuHdrenmit des ftmés littellectoeHes. Autrefois les iStecs placèrent au moff des «rto libéraux la poésie, la mnique*, le desain, la géonsiMe^ la. p^osophle, enfin tous les arts des Muses. Etcomme la nation grecque dialt dlvlséd en deuK dssses d'iKmBes, c'est-à-dire, -eu bonones libres et en esclaves. Il n'était permis qu'au Crree libre d^apprendre et d'exeiter les arts Uiéraui.
, ÈATl BBLLB » l»AUXr-AB!T& •-- (^oy. Tart précédncy.
ARTIGQLAR£=ARTIGUIiSR, ti. a. ~ Ce mot désigne Ci» mufllqur mm maniera d'exéouternette et distincte qaineialssè iMperdre une syllabe des paroies, ni linenote delà musiquei
Si la prononciation consbte à donner à cbaque syllabe et à cbaque lettre, tant voyeUe que icontonne, le son qu'elle doit avoir d-apite le bam usage de la langue dans laquelle on cbante, rarileutolkm fait entendre ce qui distingue priodr pademeut les^Uabes entre elles ;c'est*&-dire , lesconsonnes^ avec -ce degré de force qui convient aux sentiments que l'on exprime , et au Heu oit Ton cbanle. Sous ce dernier rapport lapronoMiailen doit être la méoie dans une cbambre, dans un salon et sw un grand théâtre; mais^l'arliculation doit va^ rier et augmenter de force à proportion de rextension du local , du nombre des instruments et des auditeurs.
ARTISTA » ARTISTE, ». des deux g. — Ce mot en mu-
lîQM f9ti presque syBonyiBe de profesmir., ta lLesl;opdi&ai- «cin^t •eiii4[)}oyé autant ikhit désigner l'Mé«|ilanl qoe île joom**
. ..Le 'musicien artiste qui ^'étudie, à perfiscUonner* son art, (f(pU.le rendre non^seidement l'elijei d'une pnitiqne mécaniqae,y mais encore Vqbjet de la rdfleiioii et dfnne.étQde s^ten*tWqne. H ne fant piis que le but principal tua autiste wÀi seulement de faire éprouver par la musique deaplaisir» jÊrn^* gqrs f maia aussi d'execcer son act UTec rintenfion df enaoklir l^Aiommek. Le virtuoee ausai bien qiw le ompeailev, pano<- WS 1^ un haut degré de pertectki»» peurent «^ dosent êtM phUantliropes^ parjoe que l'art par^uiHttémeicnroflina une rl- <^4Min;e de Joie et de sérénité dine Iiqt:.le&:dii906e à la asitisfaption iatérieure ainsi qn'à.la.GôiflaMe et^àia bien^veUtoAçe envers lei antres.
I^es anciens artistes en anttiqu» étaient anal poètes, pM-^ losoiAes et orateurs de preader ordre. Boôce n'appelle pas artiste celui qui pratique seulement la muslqne «tee le servile secours des doigts et de lavoix, mais celui qui possède la science du raisonnement et.de la iiéditalion. D semble aussi que» pour s'élever ansi grandesexpresslons de la sM0iqm oratoire et imitative , il faut avoir lait une étude particoUèie 4es passions humaines et du langage de la nature.
ASGARUBL — Nom tf un instrinaent appartenant anx pei»* pies de la Ubye. Il était muni de petits canons de plumes, qoi, pendant qu'on tournait l'instrument , produisaient des sons.
ASGENDEIE» MONTER, v. éu -^ C'est faire succéder ks sons du bas «a haut,c'est<^à-dlre , du grave à I^aign : cela se présente à Tseil par notre manière de noter.
ASOB.-«InBtnvMent de «nique des anciens BAmnac, sem*^ blaUe, à ce que l'on croit, an naéiium. H avait la forme d'un carré oUong et il était monté de dix cordes qoe l'en fat* sait résonner avec une plume.
A50STA. -* Espèce de trompette des anciens Hébreux,
XTH lOS
consiste à mettre un h devant les voyelles et queiqneAUi même devant les coMséMsr UàauHedlMMit est ^titsl ce ctaliÉOBlMaiAmtKdan^lesjdaàiiMc^ vd^teBes : êfm^t^Piàa, ' éêHtna(:^Pei», 4Mti**|iiM>#^/tcrèiiiAf<éeflMt'wal^^ sagMable <4oand la vMt se ptdhdgeimrîH$, etilMippofÉM ble s'U est exécuté de cette manière par plosirart Volac m mêmt'tgmpèyoe quiairivis 4iMkpieflils;> '
Èâ^nKàMOÊOL ti^ ÈîaBJRkTËOeiyUf. ^ {rmj. l'aU pvtM cèdent). Ce mot se prend aussi dansay bevssns t c^estHU-* ^fÈB li>clialfteu> emploie une espftte jdè soqpit^li peiAe m^rffÊé fom muBt.som chant avec TasiilMien^^oanBe mat Vammi^Aili eteei^«r eniiafiiÉ destapniggiatnM^gqpÉrttaiV OB'toiaqit^aD ckantenr^ par «eimofën et sans qa^dD^s'en aiietçaÉrpi^ saH^preÂdre laTes^inHon^ tl pent ensuite. prtM kmger ilneèiBâMBieBt an grand platafr et a« gf and étaum-» menltie Tandlttar» là teDM«t btproBRmlan de la ntL.lé premier genre est fréquemment emiAiyti dansleieumôtani dtnlmftiimenlB, eonune on le remaarqae dansploileinii cttn-
AASâ VOCE, (Abrev.). ?— Avec la viotaL aente,: iani to««
AetÊài:^ uév. (amet , beaneonp). *-**'0n r^ovteàifoiyvtf Jiiegro, Presto, en le prenant comme augmentatUt . . < .'
ASTàlOUX — InstramcBt de nniakfte 4eallawBi»i«ui nsnemUe aataadmnr.
A TEMPO, (en xMsare). -*- iLonqn^après vn tvaâti^eielMftt dent rexpxesion a ùit suspendre lonte marcbe cégMe^et nnifMne, on revient à la mesure,. ces:tte4s à.fmtft^itm^ qoem le Hem et riAstant oii les ehanlèwnt al Vorcheslre é^^ vent de noweanse Mumettct h ses Ma«
.J %mm/po est opposé' à.|M^.ino(fr«M(.<iéfiAifii'> a;><MSf*s.
ATHENA. — Espèce de flOCe des:smcienB Gra». Os crok que lilcôpkèle a été le premier à s*en servirdans les liymnei
JOft ATT
à JUnerve. n y avatt aasii ime espèce de trompette, appelée
ATBLOTHETE. — ( Voy. Àgonothgia\).
A THE « A TROIS PARTIES -< GonqweilleB DHttieale dans laquelle tnris voiiwiit nsfea barmonlqaemeBl de nui* Bière à ce qne diaeune d'elles exéoile «ne méledie dUMfente de l'autre.
ÂTTAGCA. — Ce ittot» faand 11 précède an moiceav 4e BOMlqee , signlSe que ce moroeau snlt ImnédiatsmeDt le ptécèdent, sans aiievi repes.
ATTAGGARB =» ATTAQUER , v. a. —Est VacHon te ehanteor o« de l'inslnaaenttste qui conmenee m i de musique» on le continue après un aUenoe. On prand i ce mot dans le sens û'enkmnerp émêUrt ia v^im^ et pour inttqucff Tentiée immédiate d'une partie qudoonqw Teiécttlion d'un morceau de muaiqne yocale ov 1 taie. On attaque le son» on attaque la corde a?ec grioe ^ flnmcldse» force , netteté.
ATTAGGO, «.m. SX ATTAQUE , t. f. ^ J^apaès la définition du P. Martini» c'est une espèce de sujet court qui n'est pas Hé à toutes les lois de la Algue , mais' qui est telemenl libre qu'il est permis aux parties qui répondent d'attaquer cette réponse sur quelle corde que ce soit, et qui ofkr^ le plus de Êaicilité.
Martini lut mentton de frinm» attaquée (attacMfintt), quand on reprend le si^et ou une tierce au-deasus de la note* tmidamentsAe , oo une tierce au-dessus de la quinte.
Quelqnes*uns appellent attaque la seconde des deui portlOBB formant le sujet principal de la fugue , en ce qu'en se sert de cette seconde portion pour attaquer ou pour passer » grflce à une bonne cantflène» du ton du sujet au ton de la réponse. On peut former cependant le sq|et avec uneseule portion , c'est-à-dire , sans Y attaque.
ATTO — ACTE» f. ne. — On appelle ainsi les princlpalef>