‹ Dictionnaire de musique;Chapitre 47 sur 192 · U0 BIB · texte numérisé non relu

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du tout; mais^ dans ce cas^ le bécarre ne figare à la clé qu'au lieu même où s'opère le changement de ton.

BER6AMASGA = BERGAMASQUE, s. f. — C'était une espèce de danse et air de danse, en usage dans le slède dernier. On trouve des bergamasques dans plusieurs recueils de sonates pour violon et pour luth de ces temps.

B FA. — C'est le nom que l'on donnait à la quarte naturelle de /*a, appelée aujourd'hui sUfémai.

B FA SI. — (Voy. l'article A.)

BIANCA = BLANCHE , s. f, — C'est le nom d'une note qui vaut deux noires ou la moitié d'une 'ronde. Autrefois on rappelait minime {minima).

BIBLIOGRAFIÀ MUSICALE = BIBLIOGRAPHIE MUSI- CALE. — Livre qui contient» dans un ordre systématique, chronologique et de la manière la plus parfaite , la description complète de tous les titres originaux des oeuvres musicales, théoriques et pratiques, historiques et philosophiques, imprimées ou manuscrites, de tous les temps, de toutes les nations , avec les nom et prénom de l'auteur et de l'éditeur entièrement écTiiSj s'il est possible, plus le format du livre, le nombre des volumes , des pages et des éditions.

Cette Bibliographie offrira encore un plus grand intérêt, si de temps en temps, lorsqu'on inscrit le titre d'un ouvrage on y ajoute soit en abrégé , soit amplement ce quil contient , surtout si le titre du livre n'est pas très explicatif ou si l'ouvrage est très intéressant par lui-même, n est ensuite très important pour l'historien de ne pas omettre Tannée , le lien de naissance, la profession et la mort de l'auteur. Tout cela cependantn'est que purement accessoire pour le bibliographe qui ne s'occupe pas de l'histoire de la littérature musicale; et même , rigoureusement parlant , ce n'est pas non plus son devoir d'indiquer par des signes de convention le mérite Intrinsèque du livre.

Le libraire demande avec raison qu'on indique aussi le prix

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du Uvre; mais dans uii ouvrage ds«enre doai nwB {uniras c'est tout à fait ijnpo6sible5 et qnaat à ce qui a raiiport an Ufres audeus^ c'estiiuiUle : sa {nrétentiOB ne serait admissible que pour les livres modernes. En ce cas » il faudra marquer le prix des différentes éd^ons des pays où Ton a imprimé l'ouvrage, les changements! s'il en eiiste^qu'ont faits les éditenn ( enfin , tout ce qui peut intéresser ies^uiarcbands de livres.

Nous n'avons pas besoin de dire que celui qui veut écrire une biUiograpbia de ce genre , non seulement il doit possé* der une bibliothèque immense, et à dtfaut de bibliothèque visiter un grand nombre de bibliothè^ies publiques et particulières et se procurer tous les catalogues de livres nécessaires à son but ; mais qu'il doit être aussi homme de lettres , avoir une connaissance très étendue de toutes les langues , et être pourvu d'une patience à toute épreuve.

UfiUOTËGA MUSICALE = BIfiUOTHJËQUE MUSICALE, — Collection ou recueil de toutes les œuvres musicales, théoriques et pratiques, historiques et philosophiques, de tous les temps, de toutes les nations, disposées par ordre chronologique ou alphabétique, ou par nation, classées en musique vocale et instrumentale, ou en musique d'égU^, de théltre et de chambre, imprimée ou manuscrite; en y ajoutant, s'il est possible, une collection de tous les instruments de musique) anciens et modernes de chaque nation*

Les plus fameuses biblioti^èqpes de musique sont : celle de la cour de Vienne , que l'on croit la plus grande dç Unîtes celles qui exipV?^ en Europe, attendu qu'elle a été formée par une série d'empereurs qui ét^ent tous des musiciens dis<* ttaigués ; celle de Munich en Bavière; celle du Conservatoire de Paris, et celle du Lycée musical de Bologne , formée par les recherches de l'infatigable P. Martini, et maintenant mise en bon ordre par les soins de M. Barbieri.

n existe aussi en Allemagne , en Angleterre et en Italie

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4m^ mMOiè^ pmMÈllèreB de ÉMsii^ae trè^ estimées, eutr'autres ^elle dé r ad)bé Sântini à RomeL '

BiCORD&TfJRA > ^. / — Noqpi fie l«4eiAfle gatemè sur les feiscnuaaents â archet '<;..:•

BILANGIA PÎWEUMATiGA=BALANCaS PNEUMATIQUE. — Ifisirùoieiit avec lequel on nesure le degré de force et de

conpressIcliideirâl^dKùisle^oiigtt^ ' ' ' La Mtaûcé pÀeumafiqu^ consiste dans un petit vase lAuni d^in Qoavérde > dans lecpiel se trouve un trim tti érisîA , êè la grosseur d'un demi-^ouce , placé de manière qu'au dedans Qtoufclie iiMfèsqu'aa fond du vase et qu'an dehors du couvercle 11 est de la longueur de six bu sept pouces. Près de ce tube 11^7 a une échelle divisée en 60 degrés. A Tun des côtés dé l'instrument se trouve un petit tnyau^ dont TorMce sert à remplir d'eau le vase Jusqu'à Tendroit du petit tuyau même. En faisant alors une ouverture dans un canal pneumatique d'un orgue et en y adaptant ce petit tuyau, le vent, produit par les soufflets comprimés , fera monter , plus ou moins selon sa force, Peau du vase dans le tube en cristal, et l'échéSIe qU*on y a précédenmient jointe indiquera k quel degré^ Veau est moulée. •-

C'est ainsi que Ton pourra connaître le degré de la force dUi vent et l^augmenterou le- diminuer, moyennant -un poids fM graiid ou plus petit placé sur le soufflet; et &èkt par ce moyen ^*on atira Pavantage de rendre le degré du vent ^al dans tous les soufflets de l'orgue.

La balance pneumaûque a été inventée débs le xvh^ siècle, à Wetdn , par un fabricant d'orgues, appelé Chrétien Forner.

BIKARIO, adj. m. = BINAIRE, eu^. des deux g. '— Qui est'composé de deux unités. On donne le nom de' 6inatVe à la mesure à deux Temps, attendu qu'elle se partagé en deux Temps égaux; elle est opposée à la triplé, ou mesure ternafré. ' ■ î 'I .•

BCSi iUA

La. flÉesura binàirft: éMt^^^tfHMm kapfîUUm^ietimafeimt ternaire avait le titre de parfaite, parce qae les aMtean pDéttnddIeBt cpie le(MiiAr^ trQùtinfÊlM tm divise point, est plus parfait qae le nombre detuD. C'est porinpidi ib\mar^ ()iiaieiftia)]iuBiire')tÈliialc6 pairan.«drcle . divisé, otipariin cende srec im pôinftaàtBrtllèav'OKiipaD'liiJceMe viii^ oonamelB pin |)arlaile>éèitoi*ss'lesvâgwm^ .et la.ni6siire binaire par un demi-cercle ou.oeniB Imparfilii, aoîtslteple', SQiLl)ttfré9.j(iH aieéc'iimiioinfetali vàtïWL^iùà là ^enneilt le^ (7 simple et le C barré , ddBt'â(n»|B(liiÉ tarif dns entote pour isdivwtiléliÉunresàtdeali ef à' quatre rrèinp.

BlDOBAFiA. JHBiOALE 4i>^ifiiÛG&APMie

et. lefl .écritr j4es âalMrsv oompostteiifs. de «tasiqne , cbaft-* tanr»^ .inrtnmietfitirta»» amaiteJBraeaftbgtt» /fabiteupts 4'iQK stmfteiitsy éditewy dp mttfliq^ les.tMiH)^'^ ^^'^^^

les nations. Une biographie ainsi composée peut s'appeler wnvm^^HA, MUifkGl. leiii»iMfgMPneBtaf9ir';elle i^wXim pe cQuoemeat qo'w» Mtiani,.iiite provinee^'w^^ «iM» oi^

Les portraits, les monuments, les médolUes^ les invioBr. t«Em;jniiiteaq9i^.!eti:o ftmt oKdjnairemaot. partie de. CMlte

BB^ --^Upt iAtip qui i4golfiey 4^Ma> fm €t jdOAt> on s^ rert en musique, soit pour faire recommencer un air quaudril es4 fiili,.W.diaint f^U à celui qu) Ta ckanlé^ soH poujr manquer d^M uoe pidee de. mndqu^. qu'un m^e 4ra8;.âi9 chant dqiti ^e e3i<$<n# 4eu^ fpis de puite , et akvrs on r^odl aurde^su» du tt»ft 4e,<dMuil:qu'Qn a spiu: d^ reqfiNTner ^tf e .ù^m. marques ^^ aifi' 4Be le WHifiien mi^e oi^ cootn^m^e >«( où finit

' BBGilEIia, s.m. ^ GWVILLS, 9* f -^ Daiw lesinsbni-* BMft^àiMrdea^ W appelle q|i«^vtttef leA:p0te»piè(» 4e fer M de Ma aurleaqiieltoi uirtinle jIasçqi^m^ et^sAserym^

ibU BOE

atal à le«r donner plus on moins de tendon poor les accorder*

BISCROMA s BI8GR0ME, s. f.— Mot itatten, qni idgniie wHtfbiô cHtochiô»

BRISSEX9 s. m. — iDstmnieni monté de doue cordes qui ressemble à la gnitare. Il a été inTenté en 1770 , par nn cbantenr de Paris » nommé Vanhocke. L'étendne de cet instrument étak de trois octaves et demie.

B ML — €'est le nom que Ton donnait à la septième majeore de do , ai^ourd'bni appelée «s.

BOGCA. — BODGHB , a. ^. On donne ce nom à l'oorertore borixontale pratiquée au bas d'un tuyau d'orgue pour laisser échapper l'air qu'il contient Qn^rtque le tuyau soit ouvert par les deux bouts, c'est par cette bouche qu'il parle. Si eHe est trop ouverte, le tuyau ne résonne presque pas; si eUe l'est trop peu, il ne fait entendre qu'un sifflement désagréable.

Les tuyaux à anches n'ont point de bouche; l'air mis en vibradOB par le frémissemont de la languette de métal parcourt toute l'étendue du tuyau et sort par son extrémité supérieure (Voy. Organo).

BOGGHIMO :== BOCAL , «. m. — Petit hémiqihère concave de métal, d'ivoire ou de bois dur, percé par le mfllett, qui sert d'embouchure pour Jouer du cor, du trombone ou du serpent

BOEMTÂ s BOHÊME (notice historique sur la musique en). -^ La Bohême a produit un nombre prodigieux de compositeurs et d'exécutants d'un grand mérite. Ge phénomène s'explique d'abord par les heureuses dispositions et par le goût qu'ont toi^ours eu ses habitants pour la musique ; puis par la magnificence qu'on y déployait autrefois dans les cérémonies du culte divin. Dès le xr et le xvr siècle on vit se former dans la m^Ueure partie des villes de la BoMme plutfcurs congrégations , dont le noUe but était d'augmenter la

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splendeur du culte dlvlii ati moyen du chant , et de propager la dévotion et la charité chrétienne.

Rodolphe n^ dont le règne fut la plus brillante époque pour la littérature et les beaux-arts en Bohême , monta à ses frais une nombreuse chapelle composée d'artistes Italiens et bohémiens. Mais Tépoque qu'on peut appeler & juste titre ' le plus beau temps de la musique en Bohême ^ commence à l'expulsion des protestants ^ sous Ferdinand n et Ferdinand m.

La magnificence du culte divin devait être comme un té* moignage éclatant du triomphe du catholicisme sur le pro* testantisme. Dans chaque couvent, dans chaque paroisse, il existait des possessions dont le produit était affecté à l'entretien de la musique du chœur; et les riches abbayes, animées d'un zèle et d'une charité bien vraies, s'empressaient à i'envi de les maintenir. Dans les collèges et dans les séminaires dirigés par les Jésuites, la musique était la partie principale des plaisirs et des récréations. L'étudiant et le musicien étaient deux natures indivisibles. La musique était une excellente recommandation pour être accueilli dans les couvents et dans les sociétés. Les domestiques mêmes, sachant la musique, étaient choisis de préférence et plus généreusement récompensés. Cet amour général pour ce bel art devait donc vivement engager les parents à faire étudier la musique à leurs enfants. Les moyens de l'apprendre ne manquaient dans aucune partie de la Bohême ; il y avait Jusque dans le plus petit bourg un maître d'école qui devait en même temps enseigner la musique. Parmi tant de jeunes gens qui se livraient à cette étude , il se forma des talents remarquables, d'autant plus que le premier élément de leur éducation musicale était presque toujours le chant A toutes ces circonstances favorables, il faut ajouter encore que les grands seigneurs étaient amateurs et protecteurs déclarés de la musique. Ils la faisaient apprendre à leurs vassaux ; et T0M£L 10

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