CAD
sur la dominante 9 avant d'arriver à la tonique > on appelle cela cadence composée, continuée, pédaie (composta, contlnuata, pédale ), ou^ comme le veulent quelques musiciens, cadence finale ( fig. 32 )• Si au tteu de faire entendre la tonique, la basse entre dans un autre ton, on l'appelle cadence (d'inganno) de surprise, feinte ou rompue (finta o rotta) (fig. 3â). On trouve des exemples pour la cadence interrompue à la fig. SA; pour la cadence stupendue (sospesa) à la fig. 35 ; et pour la cadence suspendue et de surprise ( d'inganno ) , à la fig. 36.
Nos ancêtres indiquaient ordinairement, dans la marche des quatre voix principales, la forme propre de la cadence parfaite, par le mot tectonique : cUmsola de soprano, d*a4to, de ténor et de éasse.
La ciausoia de soprano passe du second ou du septième degré dans le ton principal; la ctausota d*aito reste sur la dominante; ceUe de ténor passe du second ou du quatrième degré au troisième, et celle de i^asse de la dominante dans le ton fondamental. Fort souvent on emploie la ciausoia de ténor pour la voix d'alto, ou la cla/usola de soprano pour la voix de ténor ou de contralto ; les compositeurs modernes aiment beaucoup à donner la ciausoia de la basse à la voix principale , afin de mieux marquer la cadence ou re* pos final; alors la basse au lieu de descendre , monte d'une quarte. Beaucoup d'entre eux ne se font aucun scrupule de terminer la marche de l'une ou de l'autre voix, avec les mêmes désinences, sans craindre qu'on leur reproche de faire une progression d'octaves prohibée.
Dans les psaumes on distingue toujours trois passages : le commencement , qui indique la modulation des premières syUabes ; le repos du milieu , c'est-à-dire, les dernières syllabes de la moitié du verset, indiqué par un astérisque et qu'on appelle cadence moyenne , et la cadence finaie ou modulation des dernières syUabes du même verset.