‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 19 sur 117 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

Lithographie. Depuis quelques années, la lithographie a été appliquée à la musique. Des partitions, des sonates, des fantaisies, des romances même paraissent maintenant avec de beaux frontispices en lithographie. Ce sont des paysages charmants où l'on voit de vieux châteaux gothiques, des paladins, des troubadours courant les aventures, etc. ; ce sont des allégories ingénieuses et des sujets qui se rapportent à la sonate, au nocturne que l'on publie. On doit se défier quelquefois des compositions musicales que l'on a pris soin de parer de tant d'ornements; ces accessoires valent trop souvent mieux que le principal, et Ton peut dire de beaucoup de ces productions : Tout en est beau, papier, images, caractères, hormis la musique.

Livre ouvert, a livre ouvert. Chanter ou jouer à livre ouvert, c'est exécuter toute musique qu'on vous présente en jetant les yeux dessus, et par conséquent sans préparation.

Loco. Lorsqu'après un passage marqué pour être exécuté à l'octave aiguë ou basse, on trouve ce mot latin ou italien loco, il signifie que l'on doit exécuter ce qui suit, au lieu même où les notes sont écrites, sans transpositions d'octaves.

Lolichmium. Édifice pubifc, situé près de la ville d'Olympie, qui était ouvert en tout temps à ceux qui voulaient prendre part au concours de musique.

Longue. C'était une note qui, dans la musique ancienne, valait quatre mesures ; dans le mode mineur parfait, elle avait la valeur de trois brèves, et dans le mode mineur imparfait, de deux.

Lqure. Sorte de danse dont l'air était assez lent, et qui se marquait ordinairement par la mesure à sixquatre. Quand chaque temps porte trois notes, on pointe la première, et l'on fait brève celle du milieu;

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