MAD
Machicotage. C'est ainsi qu'on appelle, dans le plain-chant, certaines additions et compositions de notes qui remplissent, par une marche diatonique, les intervalles de tierces et autres. Le nom de celte manière de chant vient des ecclésiastiques appelés machicots , qui l'exécutaient autrefois après les enfants de chœur.
Madrigal. Sorte de pièce de musique travaillée et savante, qui était fort à la mode en Italie au seizième siècle. Les madrigaux se composaient pour les voix, à trois, quatre, cinq, six et même sept parties, toutes obligées, à cause des imitations et dessins dont ces pièces étaient remplies.
Le style madrigalesque tient de la fugue, sans lui ressembler entièrement. La différence la plus essentielle consiste en ce que, même dans les madrigaux à voix seule, qui sont les plus sévères de tous, on prend des licences que la fugue proprement dite ne comporte pas. On donne au chant des tournures légères et animées , et l'on suit le sentiment et l'expression des paroles, ce qui ne s'observe pas dans la fugue.
La composition des madrigaux remonte à la plus haute antiquité. Les maîtres de l'école flamande s'y sont distingués; mais les auteurs qui ont atteint la perfection de ce genre sont : Adrien Willaërt, Pales-
trina, Luca Marenzio, Monteverde, le prince de Venouse, enfin A. Scarlatti.
Lotti , B. Marcello , Durante , Steffani ont excellé dans le madrigal accompagné, qui comporte plus de liberté que l'autre, à cause de la basse continue qu'on y ajoutait, mais qui exige, à raison de cela, beaucoup plus d'expression.
Maestoso, Majestueux. Un morceau de musique de ce caractère demande un mouvement plus lent et une exécution semblable au grave.
Magad. Instrument grec antique, à vingt cordes. Athénée prétend qu'il en avait vingt et une.
Magasin de musique. Boutique où l'on vend des livres, des compositions manuscrites et imprimées, des instruments do musique et tous les accessoires qui y ont rapport, tels que cordes, papier réglé, etc.
Magnificat. Nom d'un morceau de chant, dont les paroles ont été tirées du premier chapitre de saint Luc , et qui , dans la traduction latine, commence ainsi : Magnificat anima mea Dominum.
Main harmonique. C'est le nom que donna Guido à la gamme qu'il inventa, pour montrer le rapport de ses hexacordes, de ses six lettres et de ses six syllabes avec les cinq tétracordes des Grecs. Il représente cette gamme sous la figure d'une main gauche, sur les doigts de laquelle étaient marqués tous les sons de la gamme, tant par lettres correspondantes, que par les syllabes qu'il y avait jointes, en passant, par la règle des nuances, d'un tétracorde ou d'un doigt à l'autre, selon le lieu ou se trouvaient les deux demi-tons de l'octave par le bécarre ou par le bémol, c'est-à-dire selon que les tétracordes étaient conjoints ou disjoints.
Maître de musique. Musicien gagé pour composer de la musique ou la faire exécuter. C'est le maître de musique qui bat la mesure et dirige les musiciens. II