‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 28 sur 117 · MIN · texte numérisé non relu

MIN

ducation musicale, et qui ont pour objet de faire parcourir progressivement à l'élève toutes les difficultés de l'art. Tout le monde sait quels merveilleux résultats a produits la méthode de M. Wilhem. MM. Jue et Pastou ont marché avec éclat clans la même carrière. Les ouvrages élémentaires de M. Panseron, de M. de Garaudé, ont aussi exercé une heureuse influence sur les progrès de l'enseignement musical.

Dans l'exécution instrumentale, les méthodes sont nombreuses et variées. L'on peut dire que chaque artiste éminent a la sienne. Parmi nos pianistes, Bertini, Henri Herz, Kalkbrenner, Zimmerman, ont adopté chacun une méthode particulière, d'après laquelle ils ont formé de nombreux disciples. Il en est de même dans notre école de violon, illustrée par les méthodes de Yiotti, Baillot etHabeneck.

Minime. On employait autrefois ce mot pour indiquer une note valant deux noires ou la moitié d'une ronde. On appelle intervalle minime celui qui est moindre que l'intervalle mineur ou diminué pour ceux qui sont susceptibles d'admettre ce degré.

minnesinger (c'est-à-dire chantre d'amour). Nom usité en Allemagne pendant le moyen-âge pour désigner celte sorte de poètes nommés en France troubadours ou trouvères. Les minnesingers étaient, pour la plupart, des chevaliers, ou tout au moins des hommes nobles, et vivaient à la cour des princes. L'empereur Frédéric II, l'archiduc d'Autriche Léopold IV, le roi de Bohême Wenceslas, etc., se rendirent célèbres par la protection qu'ils accordèrent aux minnesingers. Parmi les plus anciens de ces poètes, on cite Henri de Veldek, qui florissait vers 1180. Les plus distingués vécurent à la fin du douzième siècle et au commencement du treizième. A la fin de ce dernier on admirait Conrad de Wurtzbourg et Jean Hadloufe.

Page 1