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minante tombe sur la finale. Joint au mot consonnance, il désigne un intervalle juste et déterminé, qui ne peut être altéré sans cesser d'être consonnant. Joint au mot mode, il marquait, dans l'ancienne musique, la mesure à trois temps.
Parodie, Parodier. C'est ajuster à un air de chant de nouvelles paroles, dont le sens n'a souvent pas le moindre rapport avec celles qu'il y avait d'abord. 11 suffit que le parodiste se conforme au caractère des morceaux de musique, et s'applique surtout à calquer son dessin sur celui du musicien, pour qu'il y ait une parfaite concordance entre les images. Le mot parodie en musique n'a aucun rapport avec la parodie qu'on représente au théâtre, et qui est l'imitation grotesque, bouffonne et critique d'un drame sérieux.
Parolier. Ce mot, de l'invention de notre spirituel Castil-Blaze, exprime parfaitement un auteur de paroles, de livret, un librettiste enfin, c'est-à-dire celui qui compose le poëme d'un ouvrage lyrique : opéra, opéra comique, oratorio, ode-symphonie, etc.
Il serait à désirer que des littérateurs-music'ens voulussent bien s'ingénier à composer des néologïsmes, dans le but d'enrichir notre dictionnaire de la langue musicale, qui est si pauvre et si baroque.
Partie. La musique étant une langue où plusieurs discours peuvent se faire entendre à la fois, non-seulement sans se nuire, mais en se servant naturellement, s'ils ont été disposés d'après les règles de l'art, il s'en suit que chacun de ses discours est comme la portion d'un grand tout qui se forme de leur réunion. De là vient le nom de partie donné à chacune des portions de ce tout, et qui est elle-même un tout plus ou moins complet, selon l'importance de la partie et selon la manière dont elle est conçue. On dit : morceau à deux parties, à trois parties, etc. La partie est donc, à la lettre, ce que choque artiste chante ou
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joue sur son instrument dans l'exécution d'un morceau de musique. Le copiste extrait chaque partie de la partition, qui est la réunion de toutes les parties. (Voyez Partition.)
Partition. C'est, chez les facteurs d'orgues et de pianos, une règle pour accorder l'instrument, en commençant par une corde ou tuyau de chaque touche, dans l'étendue d'une onzième prise vers le milieu du clavier, et sur celte onzième ou partition l'on accorde, après, tout le monde.
Partition. Collection de toutes les parties d'une pièce de musique, où l'on voit, par la réunion des portées correspondantes, l'harmonie qu'elles forment entre elles. On écrit pour cela toutes les parties, portée à portée, l'une au-dessous de l'autre, avec leurs clefs, de manière que chaque mesure d'une portée soit placée perpendiculairement au-dessus ou audessous de la mesure correspondante des autres parties, et enfermée dans les mêmes barres prolongées de l'une à l'autre, afin qu'on puisse voir d'un coup d'œil tout ce qui doit s'entendre à la fois.
Quelque ordre que l'on donne aux parties dans une partition, celle de la basse doit être au-dessous de tout, et celle du chant vocal immédiatement audessus de celle de la basse et de celle de violoncelle, s'il y en a une pour l'instrument. Plusieurs compositeurs placent les parties de violon en tète d'une partition. Les Italiens y mettent quelquefois les cors et les trompettes.
La diversité des clefs est un moyen excellent pour donner de la clarté à une partition. Les clefs (Vut signalent le basson et la viole; les clefs de sol, sans dièses ni bémols, indiquent sur-le-champ les parties des cors et des trompettes. Les voix se trouvent classées selon leur diapason, et l'œil peut les distin-