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positeur, l'auteur, le chanteur, l'instrumentiste ou l'élève qui reçoit une pension d'un prince, d'un Etat, etc., etc. (Voyez le mot Pension.)
Percussion. Choc de la dissonance frappant sur le premier temps de la mesure. On distingue dans l'emploi de la dissonance au temps fort, trois circonstances remarquables, savoir: la préparation, la percussion et la résolution. On nomme instruments de percussion ceux dont on joue en les frappant, comme le tambour, les timbales, la grosse caisse, etc.
Perdendo si, En se perdant. Quand ce mot est écrit sous un passage de musique, on doit l'exécuter en faisant succéder le pianissimo au piano avec une gradation insensible, et laisser éteindre le son peu à peu, de manière à n'être plus entendu ; car c'est là le véritable sens du mot: Perdendo si.
Perfidia, Perfidie. Signifie en musique une obstination à faire toujours la même chose et à suivre le même dessein. Contrapunto perfidiato, fugà perfidiata, sont des contrepoints et des fugues où l'on s'obstine à suivre le môme dessein. Gela s'appelle aussi pertinacia, opiniâtreté.
Périélèse. Terme de plain-chant. C'est l'interposition d'une ou de plusieurs notes dans l'intonation de certaines pièces de chant, pour en assurer la finale et avertir le chœur que c'est à lui de reprendre et poursuivre ce qui suit.
Période. Phrase musicale composée de plusieurs membres dont la réunion forme un sens complet. La période carrée est proprement celle qui est composée de quatre membres. Mais on ne laisse pas d'appeler période carrée toute période nombreuse et formée avec de bons éléments bien ajustés ensemble.
Perses. (Voyez le mot Assyriens).
Péroraison. Ce mot, emprunté à la rhétorique, signifie la conclusion d'un discours d'éloquence; on t. h. r
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l'emploie dans le même sens à l'égard du discours musical. Les péroraisons de Mozart sont d'un effet ravissant. Celles de la Flûte enchantée, de l'ouverture des Noces de Figaro, du premier finale de Don Juan, doivent être rangées parmi les productions les plus sublimes en ce genre. Le mot péroraison est quelque fois synonime de strette, et dans ce Sens il s'applique à l'allégro final des morceaux les plus importants de l'opéra, tels que le finale, l'introduction, le sextuor, etc. Phéniciens (musique des). La musique des Phéniciens , d'après Fabre d'Olivet , qui est notre guide dans ce travail historique, se divisa en autant de branches et forma autant de systèmes particuliers qu'il y eut de sectes. Ces diverses sectes qui donnèrent leurs noms aux peuples chez lesquels elles dominèrent, servirent aussi à désigner l'espèce de musique qu'elles adoptèrent de préférence. De là le mode lydien, le phrygien, le dorien, l'ionien, etc., etc. C'est-à-dire le mode de Yénus ou de la faculté génératrice universelle; celui du chef ou du roi-pasteur; celui de la liberté ou de la force maie; celui de la colombe ou de la nature féminine. Les divers modes que l'on retrouve chez les Grecs eurent chacun leur caractère propre. Celui de tous qui paraît avoir été le plus généralement adopté en Phénicie, était le mode appelé vulgairement commun, et que les Grecs ont connu sous le nom du mode locrien, ce qui signifie mode caractéristique de l'alliance. La corde fondamentale de ce mode était le la, celle qui dominait sur le système musical phénicien, la première à l'aigu, et môme au grave quand elle y eut été ajoutée. Comme cette corde était assimilée à la lune, qui tenait le premier rang parmi les divinités de ces peuples amazones, c'est-à-dire dévoués à la nature féminine, on donna au mode qu'elle constituait le surnom de lyn qui veut dire astre nocturne.
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et suivant l'usage de ces temps, on en lit un personnage mythologique, qui passant par la suite pour un fameux musicien, fut cité comme le maître à chanter d'Hercule. Cependant Hérodote dit formellement que c'était une sorte de chant usité en Egypte, qui, du sein de la Phénicie avait passé en Europe. Cette sorte de chant qu'il appelle limos, était selon lui d'un caractère triste et mélancolique. Ceci revient précisément à l'idée que les Chinois modernes conservent encore de ce mode phénicien, dont ils désignent la tonique la par l'épithète expressive de kou-si, lamentation occidentale
Au moment où les pasteurs démembrèrent l'empire indien, et formèrent la fameuse secte qui donna naissance à la nation phénicienne, il parait qu'ils choisirent pour désigner les sept sons diatoniques de leur système musical les sept voyelles de leur alphabet, de manière que la première de ces voyelles alpha ou A, était apppliquée au principe cyprien fa qu'ils regardaient comme le premier, et que la dernière, âin, que les Grecs rendent par oméga et que nous remplaçons par ou, était appliquée au principe saturnien si qu'ils considéraient comme le dernier. On peut croire que ce fut par une suite naturelle de cette manière de noter les deux cordes musicales assimilées aux deux principes de l'univers, que naquit le fameux proverbe mis dans la bouche de l'être suprême pour désigner sa toute puissance et son immensité :
Je suis l'Alpha et l'Oméga.
Cependant, soit que les Phéniciens eussent deux manières de noter les sons, soit qu'ils les considérassent comme procédant par intervalles harmoniques, si-mila-ré-sol-ut-fa, ou diatoniques, si-ut-ré-mi-fa-sol-la, ou bien que Je temps ou les révolutions politiques et religieuses eussent apporté quelques changements à