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— L'Académie de peinture et de sculpture en 1648;
— Celle d'architecture en 1671 ;
Ces diverses Académies avaient été supprimées en 1793 ; elles ont été réorganisées en Tan IV (25 octobre 1795), et réunies en un seul corps sous le nom d'Institut de France. L'Institut comprend aujourd'hui cinq académies, Académie française, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie des sciences, Académie des beaux-arts, qui réunit la peinture, la sculpture, l'architecture, la gravure et la musique, et enfin l'Académie des sciences morales et politiques.
Tous les ans, les cinq académies de l'Institut se rassemblent pour donner une séance solennelle qui attire l'élite de la société parisienne.
Outre cette séance, chacune des académies a sa séance publique. Dans la séance publique de l'Académie des Beaux-Arts, on exécute à grand orchestre la cantate composée par l'élève ayant obtenu le grand prix de Rome.
C'est encore dans cette imposante séance, qu'on distribue les couronnes à tous les lauréats. (Voyez le mot Académie.)
Instruments de musique. La famille des instruments de musique est nombreuse; elle se compose de trois branches principales, bien distinctes l'une de l'autre, quoique chacune d'elles ait été créée dans le même but, celui de rendre des sons musicaux, c'est-à-dire appréciables par leur fixité.
Pour les désigner particulièrement, on emploie ces différentes dénominations : instrument à vent, à cordes, de percussion.
Pour les construire, on fait usage de matières de différentes natures, animales, végétales ou minérales, telles que l'os, l'ivoire, l'écaillé, la corne, la peau, etc.; le bois de sapin, d'érable, de buis, d'ébèno; l'or, l'argent, le platiné le cuivre, le bronze, l'étant, l'acier,
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le fer, le cristal, le verre, etc.; enfin, on emploie toute espèce de matière ayant par sa nature de la sonorité, et possédant la faculté de rendre un son fixe et appréciable.
Des instruments à vent. Tous les instruments à vent se composent d'un ou plusieurs tubes agencés les uns au bout des autres. Les tubes sont, dans la majeure partie de ces instruments, perces de distance en distance de petits trous que l'exécutant ouvre ou bouche à volonté avec le bout des doigts, selon la nature du son qu'il veut produire. Dans plusieurs d'entre eux, de petites soupapes en métal, et se mouvant sur un ressort, sont placées sur les tubes à des distances voulues, et servent au même usage que les doigts, qui les font mouvoir alors pour ouvrir ou boucher les trous selon le besoin. On les nomme clefs. A l'une des extrémités de l'instrument, celle du haut, se trouve placée l'ouverture par laquelle on introduit l'air; cette ouverture se nomme embouchure.
Les instruments à vent les plus connus sont ; la flûte de Pan, la petite flûte, la flûte ordinaire, le flageolet, le fifre, le galoubet, le hautbois, la clarinette, le cor anglais, le clairon, la trompette droite, la trompette recourbée, le cor de chasse ou trompe, le cor à pistons, le basson, le serpent, le trombone, l'ophicléide, etc. Adolphe Sax vient de rendre un immense service à l'art musical, en complé tant la famille des instruments à vent. Ainsi on aura désormais des clarinettes, des cornets, des trompettes, etc., sopranos, contraltos, basses et contrebasses. C'est un monde nouveau pour l'instrumentation.
Des instruments à cordes. Les instruments à cordes sont presque toujours construits en bois. Les cordes avec lesquelles on les monte sont ou de boyaux, ou do métal, ou quelquefois de soie, recouvertes et en-
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tourées par un fil d'argent. Ces dernières portent le nom de cordes filées. Toujours elles sont retenues d'une manière fixe à une des extrémités de l'instrument, et de l'autre bout tournées sur une cheville mobile qui sert à les hausser ou à les baisser à volonté. Dans l'une des parties de leur longueur, excepté dans la lyre antique et dans toutes les harpes, elles reposent sur une petite pièce, soit de bois, soit d'autre matière, placée sur la table d'harmonie de dessus. Cette petite pièce porte le nom de chevalet. Presque tous les instruments à cordes sont composés de deux tables dites d'harmonie : celle du dessus est presque toujours en bois sonore, tel que celui de sapin, et celle du dessous en bois plus compacte, tel que celui de l'érable. Ces tables, placées au-dessus l'une de l'autre, et éloignées selon le besoin, sont soutenues par des tasseaux et des bordures auxquelles on donne le nom d'éclisses. Dans quelques-unes, audessous du chevalet, et dans l'intention d'opposer une résistance au poids que la tension des cordes fait supporter à la table de dessus, on place aussi comme soutien une petite colonne en bois, à laquelle on donne le nom d'âme. L'on pratique dans presque tous les instruments à cordes des ouvertures à la table du dessus pour donner une issue au son , qui , sans ce moyen, ne pourrait sortir de l'instrument.
Pour faire vibrer les cordes , trois moyens sont en usage : 1° l'archet; 2° les marteaux ou sautereaux, que les touches du clavier font mouvoir; 3° l'attaque des cordes opérée par le pincé.
Les instruments à cordes les plus connus sont, pour ceux à archet, le violon, l'alto, la viole d'amour, la basse ou violoncelle, la contre-basse; pour ceux à touches et à clavier, l'orgue, le clavecin, l'épinette, le piano, le clavicorde, la vielle; pour ceux de pizzicato, la lyre, la harpe, la guilaro, la mandoline.
Des instruments de 'percussion. On entend par cette dénomination toute espèce d'instruments de musique aptes seulement à rendre un seul son, à quelques exceptions près, et chez lesquels on n'emploie d'autre moyen que celui du battement ou du frottement, comme pour le tambour et pour les cymbales.
Les instruments de percussion se font avec toutes les matières sonores, les métaux, le bois, etc.
Les instruments de percussion les plus connus sont, pour ceux à baguettes frappantes, le tympanum, le triangle, le tambour, le tambourin, la grosse caisse, le tambour chinois; pour ceux à baguettes frappantes ou roulantes, la caisse roulante ou tambour; pour ceux à battants, les sonnettes , les cloches, les pavillons chinois: pour ceux à marteaux, les timbres, les carillons; pour ceux à frottement, les cymbales, les cloches ; les timbres et les timbales s'accordent et font entendre tous les sons de gamme.
Instruments des grecs anciens. 1° La cithare, Kithara, d'où dérive notre terme français guitare ; 2<> la ]yre, Lura, autrement appelée Xelus, et en latin, testudo, parce que sa base ressemblait à l'écaillé d'une tortue, animal dont la ligure, dit-on, avait donné la première idée de cet instrument ; 3° le Trinôlon, ou l'instrument triangulaire, qui seul a passé jusqu'à nous sous le nom de harpe.
La lyre d'Olympe et de Terpandre n'avait que trois cordes : une quatrième vint rendre le tétracorde complet. L'addition d'une cinquième corde produisit le pentacorde. Plus tard, il y eut la lyre à sept cordes, ou Yheptacorde. Thimothée, Milésien qui vivait sous Philippe, roi de Macédoine, vers la 108e olympiade, multiplia les cordes de la lyre jusqu'au nombre de onze.
Instrumentation. C'est l'arl de distribuer dans une
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partition les différents instruments qui entrent dans la composition d'un orchestre, de manière à produire toute sorte d'effets, soit par la douceur des timbres et la variété des détails, soit par la force et l'énergie des masses. Dans ce sens, le mot instrumentation est de création moderne.
Avant Haendel, Mozart et Haydn, les compositeurs se bornaient dans leurs accompagnements à soutenir les voix; d'ailleurs, le nombre des intruments était très-limité. La musique instrumentale sommeillait dans l'enfance. Haydn, le père de la musique instrumentale, et Mozart, le créateur de l'accompagnement dramatique, furent les premiers qui surent tirer parti de l'instrumentation , celui-là dans ses belles symphonies, celui-ci dans ses opéras.
Une bonne instrumentation exige bien des conditions du compositeur, qui prévoit, par la seule puissance de ses facultés intellectuelles, l'effet de son orchestre, comme si cet orchestre se faisait réellement entendre dans l'instant où l'artiste se livre cà ses inspirations; il doit posséder indépendamment de ces connaissances approfondies en harmonie, la connaissance non moins indispensable de tous les instruments qui composent un orchestre, savoir leur étendue respective, leurs timbres et leurs différentes qualités de son, connaître les bonnes et les mauvaises notes de chacun, et l'effet qui peut résulter de leurs diverses combinaisons.
Le système ordinaire des instruments d'orchestre se divise en deux masses, celle des instruments à cordes et celle dos instruments à vent. La première se compose de deux parties de violon, une ou deux d'alto, et deux de violoncelle et contre-basse; la seconde, de deux parties de flûte, deux de hautbois, deux de clarinettes, deux de bassons, deux ou quatre décors, deux de trompettes et trois de trombones :