‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 2)Chapitre 65 sur 117 · SAB · texte numérisé non relu

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ques autres artistes moins importants, a été accueillie par les Russes avec enthousiasme. Depuis, le théâtre italien de Saint-Pétersbourg n'a pas cessé d'être compté au nombre des plus importants qu'il y ait en Europe. Lablache, Ronconi, DeRassini, Mario, Tamberlick, Rossi; Mmes Grisi, Frezzolini, Medori, de Lagrange, Persiani, ont paru successivement sur cette grande scène. L'empereur a pris ces grands artistes sous sa protection particulière.

Parmi les célèbres virtuoses qui ont, à des époques récentes , visité la Russie , on remarque Clémenti , Field, Rode, qui entra, en 1804, au service de l'empereur de Russie, Raillot, Klengel, Hummel, Boïeldieu, Ad. Adam, Liszt, Thalberg, Sivori, Artôt, Hauman, M^es Cinti-Damoreau, Falcon, etc., etc.

S. Cette lettre, écrite alternativement avec le T, signifie solo, tandis que l'autre signifie tutti.

On donne aussi le nom de s au tuyau d'anche du basson, parce que sa forme ressemble à celle de cette lettre, et aux ouvertures pratiquées dans le corps du violon et du violoncelle.

S, traversé obliquement par une barre, est employé quelquefois comme signe de renvoi.

Sabot. C'est dans la harpe une espèce de crochet de laiton qui a la forme d'un bec de canne, et dont l'oftice est d'accrocher la corde pour la raccourcir d'une

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longueur relative à l'augmentation d'un demi-ton. Il y a dans la harpe autant de sabots qu'il y a de cordes.

Salle de spectacle. C'est le lieu où l'on représente les opéras, les drames, les comédies, etc., etc. La plus belle en France est celle de l'Opéra qui a été bâtie dans les rues Grange-Batelière et Lepelletier, pour servir de théâtre provisoire. Mais on l'a réparée en 1853 avec un luxe tel qu'il est permis de la considérer désormais comme définitive. C'est M. Fould , ministre d'État , qui a ordonné ces réparations importantes et qui les a fait exécuter aux frais de l'État. Les dépenses se sont élevées à 350,000 francs. Le style architectural qui domine maintenant dans la salle de l'Opéra est le style de la fin de Louis XYI marié à celui de l'Empire. L'ensemble est un peu lourd , mais les détails en sont extrêmement soignés et surtout trèsbrillants.

La salle de l'Opéra-Comique est établie sur la place Favart, entre la rue Favart et la rue Grétry ; elle peut contenir environ dix-sept cents personne. Celle du Théâtre-Italien a été élevée sur la place Ventadour et c'est certainement une des plus élégantes de Paris. Elle a la même forme et la même dimension que celle de l'Opéra-Comique.

Les salles de spectacle en Italie sont plus grandes, plus belles et surtout beaucoup mieux construites que les nôtres. Leur forme est, en général, celle d'un cercle parfait, coupé par son diamètre régulier, dont une moitié appartient aux spectateurs, l'autre à la scène. On n'a pas en Italie, comme en France, la détestable manie d'étrangler l'avant-scène entre deux énormes massifs de constructions à colonnes énormes, ou à pilastres pleins, pi us lourds encore, qui masquent la scène aux personnes placées dans les quatre ou cinq premières loges des deux côtés du haut en bas. Les Italiens ont une excellente manière de construire

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