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rendue par des sons, par des caractères, par des gestes ; qu'elle pût servir, soit à communiquer de près, soit à transmettre les idées rapidement au loin; qu'elle pût à volonté être employée, ou pour communiquer sans mystère, ou pour établir des communications secrètes ; enfin que le système des sons ne fût pas susceptible, comme la prononciation des langues parlées, de changer successivement avec le temps, mais qu'il fût de sa nature inaltérable.
Yoilà le résultat. Quant au moyen, il consiste à donner aux sept notes de la musique une valeur équivalente à peu près à celle des signaux configurés par les branches du télégraphe. De plus, l'invention de M. Sudre a sur celle des frères Chappe l'avantage d'être perceptible par trois sens au lieu d'un seul, à savoir par l'ouïe au moyen des sons, par la vue au moyen des signaux fournis par les doigts et correspondant aux notes, enfin par le toucher, au moyen de ces mêmes signaux rendus sensibles par le contact.
M. Sudre a aussi inventé un nouvel instrument monstre à air comprimé, ayant la faculté de porter le son à deux lieues de distance. Cet instrument, à l'usage des armées de terre et de mer, présente les ressources les plus importantes pour transmettre, pendant la nuit ou en temps brumeux, et toujours au moyen de la téléphonie, des ordres d'un corps d'armée à un autre, d'un vaisseau à un autre vaisseau.
Tempérament. On appelle tempérament une altération presque insensible de la valeur du dièse et du bémol, pour les faire coïncider au même point dans les instruments à sons fixes, tels que les pianos, les orgues, les harpes, etc. Dans leur état naturel, ut dièse et ré bémol ne coïncident pas : ut dièse est plus élevé que ré bémol. Il fallait donc altérer un peu cet