ART
de l'engagement tacite, mais réel, que le premier prend envers l'auditeur, de lui transmettre intacte la pensée du second, soit qu'il honore un auteur médiocre en lui servant d'interprète, soit qu'il ait l'honneur de rendre la pensée d'un homme de génie. Et, dans l'un et l'autre cas, l'exécutant qui se permet ainsi, obéissant à son caprice du moment, d'aller à rencontre des intentions du compositeur, devrait bien penser que l'auteur de l'œuvre telle quelle qu'il exécute, a probablement mis cent fois plus d'attention à déterminer la place et la durée de certains effets, à indiquer tel ou tel mouvement, à dessiner, comme il l'a fait, sa mélodie et son rhythme, à choisir ses accords et ses instruments, qu'il n'en met lui, l'exécutant, à faire le contraire. On ne saurait trop se récrier, en toute occasion, contre cette insensée prérogative que s'arrogent trop souvent les arrangeurs, les instrumentistes, les chanteurs et les chefs d'orchestre. Une telle manière n'est pas seulement ridicule, elle doit, si l'on n'y prend garde, amener dans l'art d'inqualifiables désordres et les résultats les plus désastreux.
Arsis. En levant, ou la partie non accentuée de la mesure. — Per arsin signifie spécialement un chant ou contre-point dans lequel les notes descendent de l'aigu au grave.
Art. Dans le sens étendu du mot on appelle art ce travail au moyen duquel on fait servir la matière à un but déterminé. Ce but est l'utilité ou le plaisir. Dans le premier cas on lui donne le nom de métier, dans le second, celui d'art.
Les arts mécaniques ou métiers demandent de préférence des forces physiques; les arts libéraux exigent particulièrement des forces intellectuelles.
Autrefois les Grecs placèrent au rang des arts libéraux la poésie, la musique, le dessin, la géométrie, la philosophie, et comme la nation grecque était divisée