‹ Dictionnaire de musique théorique et historique (volume 3)Chapitre 92 sur 112 · FAU '2U · texte numérisé non relu

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commande celui qui est en tête de la farandole, et qui lui sert de guide. Ces figures consistent principalement à réunir les bouts de la chaîne et à danser en rond, à la pelotonner en spirale, à la faire passer et repasser dans une espèce d'arc formé par plusieurs danseurs qui élèvent les bras, sans abandonner les mouchoirs.

La farandole n'est en usage que dans la Provence et une partie du Languedoc. Elle a lieu à la suite des noces et des baptêmes et dans les réjouissances publiques.

Farce en musique. Sorte de petit opéra bouffe en un acte, en usage en Italie.

Farcia, Epistola cum Farcïa. Les épîtres tuvec farce étaient des cantiques ou des complaintes en langue vulgaire, entremêlés de latin, dont on introduisit l'usage dans les églises de France, lorsque le peuple commença à perdre l'intelligence de la langue latine. On les chantait dans les églises aux principales fêtes de l'année.

Fascies, Éc lisses. Petites planches minces sur lesquelles reposent les tables des violons, des basses, des guitares.

Faucet ou Fausset. C'est cette espèce de voix surlaryngienne, appelée plus exactement voix de tête, qu'un homme fait entendre lorsque, sortant à l'aigu du diapason de sa voix naturelle, il imite celle de la femme. (Voir l'art. Yoix.)

Faux. On donne cette épithète, qui est opposée à juste : lo à une voix qui entonne ou trop haut ou trop bas à l'égard des autres sons ; 2° à une corde qui produit de mauvaises oscillations ; 3o à une mauvaise relation; 4*^ à l'accord des cordes d'un instrument ou des tuyaux d'orgue qui ne correspond pas à l'accord des autres instruments.

Falx-Bourdon. Désigne : l^^ une musique à plusieurs

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parties, mais simple et sans mesure, dont les notes sont presque toutes égales et dont l'harmonie est toujours syllabique; 2» un chant où l'on mettait audessous d'une maxime, c'est-à-dire d'une note de huit mesures, plusieurs syllabes, et rarement des dissonances; 30 un genre décomposition sur le plain-chant, où le chant était exécuté par une voix du médium, ordinairement par le ténor, avec un contrepoint figuré chanté par les autres voix.

Fête de sainte Cécile. Sainte Cécile cultivait la musique et s'accompagnait des instruments en chantant les louanges du Seigneur. C'est à cause de cela que les musiciens l'ont choisie pour leur [)atronne. Le poète Santeuil a composé trois belles hymnes pour le jour de la l'ète de celte sainte, qui a lieu le 22 novembre.

Fêtes des trompettes. On croit généralement que cette fête, dont parle le chap. xxix du livre IV de Moïse, a été instituée par les Hébreux pour la solennisation de la récolle.

Fifre. Instrument de musique militaire, emprunté des Suisses, et dont le nom est originaire de la langue allemande. Le fifre est une petite fïùte traversière percée de six trous. Elle a été en usage dans l'infaïUeterie française, à partir de Louis X11I. Les dragons et les mousquetaires s'en sont servis depuis leur création Jusqu'à l'époque où ils ont renoncé au tambour. Quant à l'infanterie, elle a tour à tour abandonné et repris le fifre, selon que l'ont voulu les règlements et la mode. Il ne s'en est vu depuis les guerres de la révolution que dans quelques corps, et seulement par le fait du caprice des colonels. Ainsi, il y en a eu dans la garde du Directoire et des Consuls, dans la garde impériale et dans celle de Paris, dans les Cent- Suisses, etc.

Pendant longtemps cette petite tUile, comparable à

l'ancien galoubet quant à l'usage, sinon quant à la forme, a été musicalement le dessus du tambour. Le mot fifre désigne à la fois l'instrument joué et l'homme qui le joue. Si on prend le terme dans la première acception, et comme objet inanimé, il a été synonyme de arigot; si on le conçoit comme un être animé, il a été synonyme de pifre. Il a produit, en souvenir de l'intempérance des musiciens, le \erbo populaire s'empifrer , et la triviale locution boire à tire-l'arigol.

Figure courte. On appelait autrefois figure courte toute figure composée de trois notes, dont l'une valait autant quelesdeux autres. La note la plus longue pouvait être au commencement, au milieu ou à la fin de la -figure.

Figuré. Se dit d'une partie où se trouve une figure particulière de notes dominantes. On appelle contrepoint figuré celui dans lequel on emploie plusieurs figures de notes, tandis que le chant donné ne fait entendre qu'une seule note.

Figures de musique. On donne ce nom aux notes de différente valeur dont il sera question à l'article notes f aux silences et généralement à tous les signes employés dans l'écriture musicale.

Filer UN son. C'est le prolonger aussi longtemps que l'haleine peut le permettre, en observant de commencer pianissimo, de l'enfler insensiblement jusqu'au fortéy et de le diminuer avec les mômes gradations.

Fin. Ce mot se met ordinairement à la fin d'une période que l'on doit recommencer plus tard, pour indiquer l'endroit où il faudra s'arrêter.

Finale. Les airs, les duos ouvrent bien un opéra, et figurent ensuite avec avantage dans les premières scènes de chaque acte. Mais lorsque les récits de l'exposition ont tout expliqué, et que l'intrigue, mar-

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chant avec rapidité, tend à s'embrouiller; lorsque le nœud de la pièce va se former ou se dénouer, et que tous les ressorts mis en jeu pour y parvenir amènent des incidents qui changent les situations, et font refluer vers la lin de l'acte les grands tableaux, les effets produits par l'expression du contentement, de l'ivresse, de la tristesse, de la fureur, du tumulte et du désordre; lorsque le moindre récit frappe tellement les personnages dont l'agitation est au comble, qu'ils ne peuvent l'entendre sans manifester soudain leurs sentiments; lorsque l'action et les passions occupent tour à tour la scène, et à des intervalles si rapprochés qu'on ne saurait passer subitement du chant au récitatif ou au dialogue parlé, pour revenir ensuite à la mélodie, le compositeur traite toute cette fin d'acte en chant proprement dit, lie les scènes les unes aux autres, et fait une suite non interrompue d'airs, de duos, de trios, de quatuors, de quintettes, de sextuors, de chœurs même, en observant d'écrire en chant vocal tout ce qui exprime les passions, réservant la déclamation mesurée qui s'unit aux traits d'orchestre et le récitatif pour le dialogue en action et pour les récits. Ce morceau de musique, leplus long que lascène lyrique puisse nous offrir, s'appelle finale. C'est Logroscino, compositeur qui florissait du temps de Pergolè e, qui en fut l'inventeur. Paisiello est le premier qui l'ait introduit dans l'opéra sérieux.

Les plus beaux finales sont ceux du Boi Théodore j de Do7i Jumiy des Tsoces de Figaro de Mozart, du Mariage secret de Cimarosa, de la Vestale de Spontini, d'Élisa de Çhérubini, du quatrième acte de Robert le Diable de Meyerbeer. Psous mentionnons Rossini le dernier, parce que ce compositeur est le plusjfécond, et que l'on admire de superbes finales dans presque tous ses <»péras, et notamment dans Moïse, Otelloy iiémiramiSy Guillaume Tclly le Barbier de Se vil le y etc.

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