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tion, Stupeie génies, et une pour la fête de sainte Cécile, Festis lœta sortent,
Hypocriticos. Partie de la musique grecque, qui se rapportait à la danse et à la mimique.
Hyposproslambanomenos. Nom d'une corde ajoutée par Guido d'Arezzo,- un ton plus bas que la proslambanomène, ou dernière corde grave des Grecs, qui sonnait le la. L'auteur de cette nouvelle corde Texprima par la lettre gamma de l'alphabet grec, et de là nous est venu le nom de la gamme.
Iacinthies. Fêtes annuelles célébrées à Amyclès, sur le territoire lacédémonien, en l'honneur d'Apollon, dans lesquelles on faisait entendre le son des flûtes et de certains instruments à cordes.
Ialème. Sorte de chant funèbre, en usage jadis parmi les grecs comme le sinos chez le même peuple et le moneros chez les Egyptiens.
Iambgie. Espèce de cithare triangulaire des anciens.
Iambique. Nom d'un acte ou d'une partie principale d'un morceau de musique vocale, exécuté dans les luttes musicales des jeux publics.
Idée. L'idée musicale est ordinairement un trait de chant qui se présente à Tesprit du compositeur avec tous les accessoires qu'il comporte. On voit par là qu'il y a plusieurs espèces d'idées différentes selon le genre d'effets, soit simples, soit composés, qu'on se propose. On doit aussi distinguer les idées, en idées principales et en idées secondaires : les premières sont propres à faire la base ou le fond d'une composition, les autres destinées au développement de l'idée principale.
Illusion. Quelques écrivains ont essayé de* rendre l'opéra ridicule à cause de ses invraisemblances, en disant qu'on ne chante pas au moment de se donner la mort ou de se quereller. Il faut distinguer à ce sujet la vérité d'art et la vérité de nature. On ne trouve dans la nature ni des airs cadencés, ni des chants avec accompagne-
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ment ; on n'y trouve pas non plus les vers de Virgile ou l'Apollon du Belvédère. Un travail parfait d'art est une œuvre de l'esprit humain élevant les objets les plus ordinaires à une plus haute signification, à une dignité plus sublime.
Il est certain que le plus grand effet de l'art dépend de l'illusion. Le compositeur qui veut faire agir l'illusion sur les autres, doit d'abord en sentir lui-môme toute la puissance, c'est-à-dire que l'illusion doit subjuguer son esprit et son cœur par de vives images.
Imaoination. L'imagination, considérée en général, est la faculté de retenir l'impression des objets, d'en arranger les images et de les combiner en mille manières. Tous les sens fournissent des secours à l'imagination ; mais ceux de la vue et de l'ouïe l'enrichissent plus que tous les autres, parce que, rapprochant les distances ou franchissant les intervalles, multipliant nos rapports avec l'extérieur, embrassant presque dans le même moment le ciel et la terre, ils nous font toucher à un plus grand nombre de choses qui se gravent dans notre esprit et y déposent leurs images.
L'imagination joint la réflexion et la combinaison à la mémoire. Loin de se borner à subir l'influence de la première impression des objets ou des sons, elle s'excite à en recevoir de nouvelles ; elle recueille et raisonne ses propres sensations, les rejette ou les admet dans les cadres qu'elle leur a tracés. Autour d'une idée qui la domine, elle cherche à éveiller une foule d'idées accessoires. Son coup d'œil rapide et sûr découvre à de grandes distances les rapports jusqu'alors inaperçus entre deux objets. Elle les rapproche et les unit, et leur imprime dans ses imitations le cachet de la nature.
L'imagination du musicien et du poëte, réglée par le goût, fait en petit ce que le créateur a fait en grand ; elle applique à ses œuvres la môme économie que Dieu à Tordonnance du monde : c'est surtout cette faculté qui paraissait aux anciens un don des dieux, ingenium quasi ingenitum, une inspiration divine. L'imagination qui invente avec grandeur, médite avec profondeur, féconde avec patience, dispose avec sagesse et enchaîne avec habileté, est du génie. Dans les sciences, elle donne des Newton ; dans les lettres, des Homère ; dans les arts, des Beethoven, des Rossini. Et qu'on ne soit point choqué de ce rapprochement : on dira peut-être qu'il y a
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plus de grandeur à découvrir les lois de Tunivers qu'à composer la symphonie héroïque ou Guillaume Tell ; et cependant le musicien vivra aussi longtemps que le philosophe^ et restera comme lui au rang de ces organisations supérieures dont la nature se montre avare.
Que le jeune musicien ne cherche point ce que c'est que rimagination. En a-t-il? la sent-il en lui même? Le génie du grand compositeur soumet le monde entier à son art ; il peint tous les tableaux par des sons, il fait parler le silence même, il rend les idées par des sentiments les sentiments par des accents ; et les passions qu'il exprime, il les excite au fond des cœurs. La volupté par lui prend de nouveaux charmes; la douleur qu'il fait gémir arrache des cris.
Mais pour que Timaginatiou produise ces grands effets, il faut qu'elle soit réglée par le goût. L'imagination crée, mais le goût choisit, et un génie trop abondant a besoin de son secours pour ne point abuser de ses richesses. Sans goût, on peut faire de grandes choses en niusique ; mais c'est lui qui les rend intéressantes. C'est le goût qui fait saisir au compositeur les idées du poète, c'estlegoût qui metchaque choseà la place qui lui convient et fait des diverses parties d'une composition musicale un tout homogène, un ensemble harmonieux. Sans le goût, il n'y a point de chef-d'œuvre complet.
Indépendamment de la grande imagination qui invente, dispose, dessine et colore sous les yeux de la raison, il existe une imagination de second ordre qui est celle des détails. Cette imagination jette beaucoup d'agrément dans un ouvrage; elle sait parfois mettre en œuvre avec beaucoup d'habileté les idées les plus vieillies et leur faire subir une heureuse métamorphose ; mais seule, elle ne saurait constituer des ouvrages vraiment supérieurs.
Imitation. Si tous les sentiments ont des tons qui leur sont propres, et si le compositeur peut se servir de ces tons pour exprimer les sentiments, la musique, quoique bornée dans ses imitations, n'est pas moins un art imitatif, attendu que la nature lui présente ses modèles avec les moyens pour les reproduire.
Outre l'imitation de la nature, il y en a encore une autre qui consiste à suivre l'exemple d'autres compositeurs en les prenant pour modèles. A cet égard, on distingue l'imitation libre et l'imitation servile. L'imitateur