‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 165 sur 222 · OPH · texte numérisé non relu

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années des lumières de sa fabrique au théâtre, voulut en entreprendre un à son tour ; et, en 1624, il obtint le privilège d'un nouvel Opéra-Comique. Il ne joua jamais luimême, mais il eut dans sa troupe des acteurs remarquables. En i627, il céda son privilège à Ponton, qui porta rOpéra-Comique à sa perfection, grâce au bonheur qu'il eut de trouver de bons auteurs, des acteurs excellents et des musiciens d'une rare habileté.

L'Opéra-Comique fut supprimé en 1745; mais en 1752, le privilège en fut rendu à Jean Monnet. Le plan qu'il avait formé a été fidèlement suivi par l(js directeurs qui lui ont succédé. Ils ont fait subir des améliorations considérables à certaines parties de détails que Monnet ne pouvait pas voir seul, et ont ramené à ce genre de spectacle les femmes, effarouchées par le style quelquefois graveleux des anciens opéras comiques. C'est sur ces objets principalement que s'est portée la sollicitude des directeurs.

Leur ardeur à prévenir les désirs du public leur a attiré pendant plusieurs années un si grand concours de monde, que les autres spectacles de Paris se trouvaient à peu près déserts. La Comédie-Italienne surtout, qui se voyait sans spectateurs, obtint enfin, en 1762, que rOpéra-Comique fût réuni à son théâtre.

Depuis cette époque, TOpéra-Comique, genre éminemment français, n'a cessé de marcher dans une voie de progrès et de prospérité. 11 n'est pas aujourd'hui de scène dans le monde entier qui possède un répertoire aussi riche et aussi varié.

Opérette. Mot qui, dit-on, a été forgé par Mozart, pour désigner les compositions en miniature, dans lesquelles on ne trouve que des chansons ou des couplets de vaudeville. Mozart disait qu'un musicien bien constitué pouvait composer deux* ou trois ouvrages de cette force entre son déjeûner et son dîner.

Ophibaryton. Espèce de serpent imaginé par Bachman en 1840.

Ophigléide. Instrument en suivre d'origine hanovrienne, qui, depuis 1820, fait partie des musiques de l'armée française. Adopté d'abord dans les régiments de la garde royale, il fut admis ensuite dans ceux de l'infanterie de ligne et de cavalerie. Il en devint la contrebasse et remplaça les anciens serpents d'église. C'est, h proprement parler, un serpent à clefs, comme l'indique

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