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ORG 3S

Orchestrino. Nom donné par M. Poulleau, en 1808, à un piano à archet de son invention, lequel imitait le violon, la viole d'amour et le violoncelle.

Orchestrion. Nom de deux claviers qui ont été inventés vers la fin du dix-huitième siècle. Le premier est un orgue portatif composé de quatre claviers, chacun de soixante-trois touches et d'un clavier de pédales de trente-neuf touches. Il fut construit à Prague par les frères Still. Le second est un piano uni à quelques registres d'orgue.

Orchestrion. Est également le nom d'une espèce d'orgue expressif construit par Fourneau, en 1844.

Merklin et Schulze, donnèrent aussi le nom d'orchestrion en 1853 à un orgue perfectionné.

Oreille. Ce mot s'emploie figurément en musique. Avoir de l'oreille, c'est avoir l'ouïe sensible, fine et juste, en sorte quêtant pour l'intonation que pour la mesure, on soit choqué du moindre défaut, et qu'aussi l'on soit frappé des beautés de l'art quand on les entend. On. a l'oreille fausse, lorsqu'on chante constamment faux, lorsqu'on ne distingue pas les intonations fausses des intonations justes, ou lorsqu'on n'est point sensible à la précision de la mesure, qu'on la bat inégale ou à contre-temps.

Organino. Petit orgue que Ton peut transporter d'un lieu à un autre, et dont les plus grands ont deux pieds de haut et un seul soufflet. Il fut imaginé par Debain. On appelle encore de ce nom un petit orgue à cylindre avec une manivelle, qui, armé de dénis, remplace le mouvement des doigts.

Organiste. Celle ou celui qui joue de l'orgue. Un grand organiste n'a pas seulement le talent d'exécuter avec perfection toute la musique qui est propre à cet instrument, mais celui bien plus rare d'improviser tout ce qu'il joue.

Rameau, D'Aquin, Couperin, Balbatre, Séjean, Mozart, Keller, Bach, Haendel, sont des noms fameux dans les fastes de l'orgue.

Autrefois on comptait en France un assez grand nombre de bons organistes ; ils deviennent de jour en jour plus rares, parce qu'on néglige de faire des études que demande ce grand art.

Organo. Instrument imaginé à Rome en 1675, par

Todini. Mais son mécanisme compliqué, en rendit Tusage incommode.

Organo (archi-). Instrument construit à Venise en 1561 par Vicentino, sur lequel on pouvait exécuter les trois genres de musique.

Organo-Ghordon. L'abbé Vogler donna l'idée de cet instrument qui fut construit d'après ses plans par Rockwitz, vers la même époque que le précédent.

Organo-Lyricon. Instrument inventé à Paris en 1810. Sa forme était celle d'un secrétaire à cylindre ; il contenait un piano ordinaire, autour duquel se groupaient quelques instruments à vent.

Organo- VioLiNE. Instrument construit en 1814 par Eschembeck, de Kœnigsbofen, dont la construction était basée sur Teinploi de l'anche libre.

Organum. Instrument de musique des anciens. CTest le môme que la flûte de Pan, à laquelle se trouvait adapté un soufflet.

Orgia. Fêtes en l'honneur de Bacchus. Le chant, accompagné de la Ijrre et de la flûte, y figurait comme une des parties essentielles de la fête.

Orgue. Instrument à vent, le plus parfait de tous

I>our diriger et soutenir le chant religieux, et celui dont es sons se marient le mieux avec les voix. Dans un espace restreint, sous les doigts d'un seul homme, on peut avec l'orgue obtenir la puissance, la diversité, la justesse, que ne pourraient produire trente ou quarante instruments réunis. Ses accents sont graves et dévotieuXy comme dit Montaigne. Il embrasse toute l'échelle des sons, et peut s'unir à tous les genres de voix ; il a des jeux variés, tour à tour doux et éclatants, suaves ou terribles. Ses trompettes sonores semblent annoncer le jugement de Dieu ; ses flûtes lointaines paraissent l'écho des concerts des anges. L'orgue est l'orchestre que demande le plainchant.

La musique instrumentale fut peu goûtée dans les premiers siècles du christianisme; les fidèles se bornaient alors à former des chœurs de voix. C'est seulement sous le pape VitaJien I" que l'orgue fut connu en Italie : il fut introduit en France sous le règne de Pépin, père de Charlemagne ; mais cet instrument resta longtemps imparfait. Bédos de Celles, dans le siècle dernier, et, de nos jours, MM. Cavaillé-Coll et Debain, l'ont enrichi d'améliorations importantes.

L'orgue est un instrument à vent et à clavier ; il a plusieurs jeux ou registres, et un très-grand nombre de tuyaux : il a un, deux, trois, et môme quatre claviers composés de quatre octaves et demie; il y a, de plus, un clavier de pédales qui contient une ou deux octaves. Le jeu principal, que nous nommons vulgairement bourdon, est en huit pied, en seize pieds, et même en trentedeux pieds. L'orgue a encore des soufflets, des ventilles. û

Pendant le moyen-âge * soutenait le chant religieux avec Torgue seul ; plus tard on y ajouta d'autres instruments. Sous Louis XIV, un chanoine de Sens ou d'Auxerre inventa le serpent, et cet instrument rauque, âpre, inégal, variable dans ses intonations, vint s'établir dans nos chœurs, y rendre le chant lourd et traînant, et y faire régner la plus fatigante monotonie. Quel spectacle, en effet, que celui d'un homme qui, les joues gonflées, le visage déformé, roulant ses yeux dans leur orbite, étouffe entre ses bras la figure d'un animal immonde, et semble lui arracher de lugubres hurlements! L'ophicléïde a, dans beaucoup d'endroits^ détrôné le serpent. Cet instrument n'est pas plus agréable à entendre ; enfin, plusieurs paroisses adoptent maintenant la contre-basse. Tous ces instruments présentent le même inconvénient qui doit en faire abandonner l'emploi, c'est de résonner à l'unisson des voix graves, par conséquent de ne pas convenir à la voix du peuple. L'orgue est resté seul en possession de la faveur des masses dans nos temples catholiques, seul il a le privilège d'exciter la ferveur, le recueillement, l'enthousiasme religieux.

L'emploi naturel de l'orgue, c'est l'accompagnement des voix; en Allemagne, en Italie, en Belgique, il remplit toujours cette fonction, et le chœur y est partout mséparable de l'instrument Dans les vastes basiliques de l'Italie, on a des orgues que l'on roule, et qui suivent le chœur dans les diverses chapelles oh il se transporte pour chanter Tofflce. Dans ces églises tout s'exécute avec accompagnement : non-seulement les hymnes sacrées, mais encore le chaut de l'officiant, les réponses du peuple, la préface, etc.

Il faut le dire, les pays dont nous parlons sont bien supérieurs à la France sous le rapport de la musique sacrée. Chez nous, à part quelques grandes villes qui font une honorable exception, quelques voix isolées

chantent le Kyrie^ l'orgue répond par une fantaisie de la façon de l'artiste, Dieu sait quel fantaisie!... Le prêtre entonne le Gloria in Eœcelsis Deo, l'organiste continue par une réminiscence de quelque air à la mode. Voilà le rôle que joue souvent l'orgue en France. Cependant le tableau n'est pas partout le môme, nous l'avons dit, il y a des exceptions ; des organistes au style grave, austère, ont conservé les belles traditions de l'art religieux.

Orgue a clavier grégorien. Inventé en 1853, par Nizard, muni d'un appareil transpositeur pour le plainchant, dont la tonalité se détermine par la dominante et la finale.

Orgue a cylindre. C'est celui qui va par le moyen d'un cylindre, sur lequel on a noté un certain nombre de morceaux de musique avec des pointes. Ces pointes font mouvoir les touches d'un clavier qui leur est approprié. C'est au moyen d'une manivelle tournante que le cylindre se meut et présente successivement, ou simultanément, ses pointes aux touches qui répondent aux tuyaux. Les orgues d'Allemagne, les orgues de Barbarie ^ dont les chanteurs des rues s'accompagnent, les serinettes, les merlines, sont des orgues à cylindre.

Orgue a jeu de Chambord. Inventé en 1856^ par Warren de Montréal. Instrument contenant un jeu de flûte d'espèce nouvelle.

Orgue a percussion. Inventé en 1834, par Martin, de Provins. Orgue dans lequel la vibration est donnée aux lames à l'aide d'un marteau, et continuée par le vent.

Orgue a piston. Inventéen 1791, par Luxeuil. Orgue dont chaque tuyau parle par la seule impulsion d'un piston de bois que Ja touche fait monter, évitant ainsi les soufflets. •

Orgue a répercussion. Inventé en 1853, par Jaulin.

Orgue autophone. Inventé en 1851, par Dawson, à Londres. Orgue dont les tuyaux sont en carton.

Orgue Barestale. Inventé en 1851, par Duci, de Florence. Le même tuyau produisait la note et son octave; et les douze demi-tons intercalaires émanaient également du même tuyau.

Orgue Diaviton. Inventé en 1851, par Holdich. Le nom de cet instrument provient d'un jeu de flûte octa- Viant,

Orgue enharmonique. Inventé en 1851, par Robson. Orgue pouvant jouer les trois genres de musique.

Orgue expressif. L'effet de ces orgues est de la plus grande beauté. M. Erard a mis le comble à la perfection de rorgue,en réunissant, dans un instrument qu'il avait construit sous la Restauration, pour la chapelle du roi, le genre de Texpression de la pédale sur les deux claviers du grand orgue à l'expression par la pression des doigts sur un troisième clavier. Dans cet état, l'orgue est vraiment l'instrument le plus beau, le plus majestueux, le pins puissant qui existe.

Orgue guide (accompagneur du lutrin). Inventé en i855 , par Fourneaux. Espèce d'orgue dont le titre indique le but.

Orgue hydraulique. Celui dont les soufflets ou les cylindres sont mis en jeu par le moyen de l'eau. Comme l'humidité est extrêmement nuisible aux orgues , ce moyen n'est plus employé. Au reste, on manque de renseignements certains sur cet instrument dont parlent seulement quelques anciens auteurs.

Orgue méganique. Inventé en 1745, par Langsaw. Ce sont des cylindres mécaniques, notés, que l'on peut appliquer aux grandes orgues. Haendel composa quelques morceaux qui furent pointés par Langsaw.

Orgue métallique. Inventé en 4789, par Clagget, à Londres. Cet orgue était composé de fourchettes d'acier, ressemblant pour la forme à nos diapasons modernes, qui étaient mises en vibration par le frottement.

Orgue pantophone. Espèce d'orgue dont le cylindre est garni de chevilles mobiles avec lesquelles on peut y noter à volonté de nouveaux airs.

Orgue phonoghronique. Inventé en 1855, par Lorenzi, offrant l'expression par l'enfoncement de la touche.

Orgue-piano. Inventé en 1854, par Maillard.

Orgue pneumatique. C'est l'orgue ordinaire, celui où le son est produit par le vent.

Orgue poly-harmonique. Inventé en 1859, par Bruni et Jalbert, pour accompagner le chant grégorien.

Orgues portatives. Ancien instrument composé de quelques tuyaux et d'un soufflet que l'on portait suspendu au col, par une courroie. On voit encore les petits savoyards porter leurs épinettes.

Orgues positives. Ancien instrument qui, le premier

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fut introduit dans tes églises ; il avait plusieurs jeux, un clavier et deux soufflets.

Orgues régales. On nommait ainsi une variété de jeux de l'orgue positif.

Orgues reproductives. Inventées en 1855, par Mazolo. Imprimant en notes connues le son qui est produit à l'aide d'un double cylindre, l'un muni d'une crémaillère correspondante à des leviers à chaque touche, l'autre servant d'enroulement au papier.

Orgue soutien de la voix. Inventé en 1851 » par Baudot, contenant une gamme chromatique par accord, permettant de jouer dans tous les tons.

Orgue trompette. Inventé en 1824, par Yan-Ocklen. Orgue à cylindre, composé de vingt trompettes, accompagnées par deux tambours, un triangle et une paire de cymbales.

Orguettes. Cet instrument était composé d'une caisse plus haute que longue renfermant une ou deux rangées de tuyaux au nombre de sept ou huit. C'était un petit orgue muni d'un clavier et un soufQet complétait l'appareil.

Originalité. L'originalité dans les arts et dans la musique en particulier, c'est la nouveauté dans les idées et dans la façon de les exprimer, de les agencer, de les combiner ; c'est en un mot, la force créatrice et l'individualité du génie. (Voyez Imagination^ Génie musical).

Origine de la musique. La musique est une langue universelle, qui fut donnée à l'homme par le Créateur, dès le commencement du monde, pour exprimer des idées et des sensations qu'aucune autre langue ne peut traduire. On ne peut douter qu'Adam et Eve, qui avaient tant d'actions de grâces à rendre à Dieu, aient chanté ses louanges dans le Paradis terrestre. Noé et sa famille, à la sortie de l'Arche, firent de même ; et plus tard. Moïse et les Hébreux, après le passage de la mer Rouge. Avant qu'on eût bâti des temples à la divinité, la nature entière, et son Roi en tôte, unissaient ici-bas leurs concerts à ceux des anges. (Voyez le mpt Musique.)

Orphéon. Instrument de musique monté avec des cordes de boyau, que l'on fait parler au moyen d'un clavier et d'une roue gui porte un archet ; il a la forme d'un très-petit piano.

Orphéon. C'est le nom donné à une institution muni-

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cîpale de la viUe de Paris, dont le but est d^enseigner la musique vocale aux enfants des deux sexes qui fréquentent les écoles communales, et aux ouvriers adultes» L'orphéon a été fondé en 1820, et la direction en fut confiée à Wilhem^ qui avait conçu l'idée première de cet enseignement^ et en avait apprécié l'utilité. Il avait été secondé par son ami, l'illustre chansonnier Béranger^ dont le patronage et l'appui constant lui fut d'un grand secours. Wilbem composa pour l'orphéon une méthode en tableaux qui est encore employée. G^est ua enseignement simultané, et les tableaux sont combinés de telle sorte, que des élèves de force inégale peuvent chanter ensemble. Wiïhem est mort en 1842. La direction de V orphéon* passa, après sa mort, entre les mains de M. Hubert, élève lui-même de l'orphéon. M. Gounod fut ensuite directeur de l'orphéon, et MM. Bazin et Paç^deloùp lui ont succédé. M. Halévy a composé sous ce titre : Leçons de lecture musicale, un ouvrage qui est adopté pour les écoles orphéoniques.

Il y a tous les ans une séance publique de l'orphéon ; on réunit tous les élèves, eiiiants ou adultes, dans une des grandes salles de Paris ; ils exécutent des chœurs sans accompagnement

Orphéoeéon. Instrument de la famille des luths, armé de huit cordes de métal. Il n'est plus en usage. Il différait du luth en ce qu'il avait le dos plat avec un encadrement festonné sur les côtés et des cordes de métal.

Orphéoeon. Instrument de la famille des luths^ il était monté de huit cordes de métal.

OaPHiMONOGLEïDE. Geuro de serpent, perfectionné par Goêffet, en 1828.

OuvERTURS. Composition instrumentale qui sert de début aux opéras et aux ballets.

L'ouverture doit se conformer au drame d'une manière générale , et peut se lier (quelquefois aux premières scènes qui la suivent immédiatement. L'ouverture fera connaître d'abord le caractère de l'opéra qu'elle précède, et donnera ensuite des pressentiments sur la nature des événements, le caractère des passions qui doivent occuper la scène, et quelquefois môme sur les personnages, le lieu et le temps où se passe l'action. Ainsi, l'ouverture i'iphigénie en Aulide nous dispose à une action vive, intéressante et d'une grande noblesse ;

celle de Quillaume Tell peint le calme de la vie champêtre troublé par une fanfare de trompettes qui appelle les paysans à la conquête de la liberté ; celle de la Pie voleuse commence par une marche militaire , qui annonce le retour du soldat dans ses foyers.

Un allégro de symphonie, brillant et passionné, succédant à une introduction d'un mouvement grave, telle est la coupe généralement adoptée pour les ouvertures.

Ceux qui réduisent l'ouverture à une espèce d'introduction, s'éloignent de l'idée qu'on doit concevoir d'un morceau de ce genre. Le compositeur doit y déployer toute sa science : facture savante, dessin pur et vigoureux, harmonie pleine, variée et riche d'effolts, telles doivent être les qualités principales d'une ouverture.

OxiPHONOS. C'est ainsi qu'on appelait chez les anciens Grecs celui qui possédait une voix aiguë.

P. Par abréviation, signifie piano, c'est-à-dire dotuc.

PP. Signifie pianissimo, c'est-à-dire très-doux.

Palalaika. Guitare montée de deux cordes, trèsrépandue parmi la basse classe du peuple en Russie.

Palastieri (Pietro et Thomas). Élèves et imitateurs de Stradivarius travaillaient à Crémone de HiO à 1750.

Palettes. Ainsi se nommaient anciennement les touches de la gamme naturelle dans l'orgue et le clavecin. — Les palettes étaient noires et les feintes blanches.

Panaulon. Flûte de grande dimension construite à Vienne en 1815, par Trexler.

Pandore. Instrument de musique à cordes, de la famille du luth, mais dont le chevalet était oblique, ce qui rendait les cordes inégales dans leur longueur. Le dos de cet instrument était plat comme celui de la guitare. La pandore a été délaissée depuis longtemps^ comme le luth et le théorbe.

Panharmonico mathématique. Instrument inventé en 1711, par Bulyowski, de Durîach, en Hongrie, pré-

sente à l'Empereur Léopold, le facteur fut richement récompensé.

Panharmonicon. Espèce d'orgue imaginé par Maelzel, en 1804, qui fut vendu par son auteur 60,000 fr.

Pan-harmonicon. Cet instrument, au moyen d'un double soufflet et d'un cylindre mis en mouvement par un poids, imite assez naturellement une musique d'instruments à vent et de percussion.

Pan mélodion. Instrument à cylindre construit à Vienne, en iSlO, par Leppich.

Panormok. Espèce de guitare enharmonique, construite en Angleterre, en 1851.

Pantaléon. Espèce de clavecin vertical dont le corps était plus étroit que celui d'un clavecin ordinaire et inventé en 1713, par Pantaléon Hébenstrest.

Pantalon. Instrument de musique de l'espèce du tympanon, mais beaucoup plus grand, puisqu'il a près de quatre pieds de large. Le pantalon est garni d'un grand nombre de cordes d'acier que l'on touche avec deux petites baguettes de bois.

Le moi pantalon est aussi employé pour désigner une figure de contredanse. (Voyez Quadrille).

Pantomimes. Comédiens, ainsi nommés parce qu'ils imitaient et exprimaient tout ce qu'ils voulaient dire avec les gestes qu'enseignait l'art de la Saltation, sslus employer le secours de la parole. L'art des pantomimes naquit à Rome, sous l'empire d'Auguste. Les deux premiers instituteurs du nouvel art furent Pylade et Bathyle, dont le nom devint fort célèbre parmi les Romains. Le premier réussit mieux dans les sujete tragiques, et l'autre dans les comiques.

Cassiodore appelle les pantomimes des hommes dont les mains disertes, avaient, pour ainsi dire, une langue au bout de chaque doigt, des hommes qui parlaient en gardant le silence et qui savaient faire un récit entier sans ouvrir la bouche.

Les pantomimes furent les premiers comédiens chez les Français, ils commencèrent à paraître à la foire de Saifit-Germain, vers la fin du VI' siècle, mais la licence de leurs jeux les fit exclure de la vie civile et ils ne purent résister aux divers édits rendus contre eux. Ils furent remplacés par les troubadours, les jongleurs, les ménétriers, dont les représentations étaient mêlées de poésie, de danse, de chants et d'instruments.

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