PAS
plus tendre et ïe mouvement plus lent que celui des chaconnes ordinaires. Cet air de danse que Ton retrouve encore dans les opéras de Gluck, n*est plus en usage. Ce mot vient de l'espagnol Passa Calle.
Passage. Ornement que Ton ajoute à un trait de chant. On appelle encore ainsi chaque portion d'un morceau qui présente un sens. Les notes de passage, comme les appogiatures, sont des notes qui se trouvent dans les parties harmoniques sans appartenir à l'harmonie. Ce qui les distingue c'est que les premières se trouvent aux temps faibles de la mesure ou aux parties faibles des temps, au lieu que les secondes se trouvant aux temps forts de la mesure ou aujc parties fortes des temps.
Les notes de passage servent à lier entre elles les notes harmoniques et à orner la mélodie. Leur emploi et leur nombre dépendent du bon goût du compositeur.
Passage d'un ton dans un autre. (Voyez le mot Modulation.)
Passe-Pied. Air d'une danse du même nom dont la mesure était à trois temps. Cet air n'est pas en usage.
Pasta (Gaetano). Bon luthier de Brescia qui exerçait en 1700.
Pastiche. On appelle ainsi une composition musicale dans laquelle le musicien fait entrer plusieurs phrases ou morceaux d'autres compositions, ou dans laquelle il a imité, soit à dessein, soit sans le vouloir, le style d'un ou de plusieurs maîtres. Il se prend presque toujours en mauvaise part.
Pastorale. Opéra champêtre, dont les personnages sont des bergers, et dont la musique doit être en harmonie avec la simplicité de goût et de mœurs qu'on leur suppose. Composer une pastorale dans le style des airs champêtres que l'on admire dans Don Juan^ n'est pas chose facile.
Une pastorale est aussi un morceau de musique instrumentale, dont le chant imite celui des bergers, en a la douceur, la tendresse, et nous rappelle les effets de leurs instruments rustiques. Le troisième concerto de piano de Steibelt est terminé par une pastorale dont le sujet est une danse villageoise interrompue par un orage.
Pastourelle. Nom donné à une des figures de la contredanse française. On nommait anciennement Pastourelle^ une sorte de comédie spirituelle et religieuse qui était exécutée autrefois dans plusieurs églises aux
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laudes de Noël. Ces comédies furent abrogées par la faoulté de théologie de Paris.
Pathétique. Genre de musique dramatique et théâtrale qui tend à peindre les grandes passions, et particulièrement la douleur et la tristesse.
Patte. Instrument qui sert à régler du papier de musique en traçant à la fois les cinq lignes de la portée, on donne également le nom de patte à l'ouverture inférieure des instruments à vent, tels que la fiûLe, le hautbois, etc., etc.
Pause. Intervalle de temps qui, dans l'exécution, doit se passer en silence pour la partie où la pause est marquée. La pause est le silence d'une ronde, mais elle indique aussi le silence d'une mesure entière quelle que soit la valeur de cette mesure. La pause se marçjue par un irait très-court, mais fortement marqué, appliqué sous la troisième ou quatrième ligne de la portée, et dont l'épaisseur prend la moitié de l'espace compris entre cette ligne et celle qui est immédiatement au-dessous.
Pavane. Air d'une danse ancienne, qui depuis longtemps n'est plus en usage. Le nom de pavane lui fut donné parce que les danseurs faisaient, en se servant de leur cape et de leur épée, une espèce de roue, à la manière des paons.
Pavillon. C'est la partie évasée, en forme d'entonnoir, qui termine certains instruments à vent, tels que le cor, la trompette, le trombone, le hautbois, la clarinette.
Pavillon chinois. Instrument de musique à percussion. C'est dans sa forme une espèce de chapeau de laiton terminé en pointe et garni de plusieurs rangs de clochettes. Le pavillon chinois est fixé sur une tige de fer au moyen d'une coulisse. Celui gui veut en jouer le tient d'une main par cette tige, et lui donne avec l'autre un mouvement de rotation sur lui-même ; ou bien il le secoue fortement en cadence, de manière que toutes les clochettes frappent ensemble sur le temps fort de la mesure.
Le pavillon chinois, comme son nom l'indique, nous vient de la Chine. On l'emploie avec succès dans la musique militaire.
Pédale. On appelle ainsi chaque touche du clavier des pieds que l'orgue contient. On nomme aussi pédales les jeux qui répondent à ce clavier. Pédale se dit égale-