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Strette. Mot qui vient de l'italien et qui signifie étroit, serré. Il se rapporte au mouvement d'un morceau de musique, et indique une marche plus serrée, plus rapide que celle que Ton suivait déjà.

Strophe. Couplet ou stance d'une ode ou d'une pièce de vers lyriqujss, dont le sujet est noble.

Style. Manière particulière à chaque artiste d'exprimer ses pensées et de leur donner une certaine forme* C'est le style qui caractérise une œuvre musicale.

Substitution. Dans l'accord de dominante sol^ si^ réj fa^ soif et dans tous les autres semblables, au lieu de répéter la dominante sol h l'octave supérieure, on peut lui substituer le sixième degré la.

Quand la dominante fondamentale est écrite, la note substituée doit en être à une neuvième réelle; quand elle n'est pas écrite, on a l'accord de septième de sensible sî^ ré^ fa^ la^ dont l'emploi est soumis aux règles suivantes :

Si le mode est majeur et si la note substituée n'est pas abaissée d'un demi-ton par une altération, elle doit se trouver toujours à une distance de septième de la sensi« ble.

Si ce mode est mineur ou si la note substituée est abaissée d'un demi-ton par une altération quelconque, on peut très-bien l'écrire à une distance de seconde de la sensible.

On appelle aussi substitution dans quelques anciens traités, toute espèce de prolongation ou de retard, c'està-dire toute introduction dans un accord quelconque d'une note étrangère à cet accord, pourvu que les règles de la préparation et de la résolution soient bien observées.

La substitution peut avoir lieu dans tous les tons et dans tous les modes.

Subvention. C'est la part d'argent que donne le Gouvernement à des scènes privilégiées, pour les aider à marcher glorieusement dans la voie du progrès musical et dramatique. Les théâtres subventionnés à Paris sont : l'Académie impériale de musique, le théâtre de l'Opéra- Comique, le Théâtre-Lyrique, le Théâtre-Italien, le Théâtre-Français et l'Odéon. Ce mot s'applique aussi aux Conservatoires de musique placés sous la surveillance du Gouvernement. Celui de Paris est entièrement subven-

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tionné par l'État ; ceux des d(^partemenLs le sont en partie par l'État et en partie par les administrations locales.

En Italie, la subvention (dotej est plus ou moins forte selon le rang qu'occupent les cités dans l'ordre géographique, ou bien selon les circonstances qui président à l'ouverture des salles de théâtre. C'est la commune qui donne la dote et te Gouvernement qui fixe la somme. Comme nos centimes additionnels dans nos budgets des départements ou d'arrondissements, les subventions théâtrales sont proportionnelles aux produits du pays, à son commerce, à sa population. Le gouvernement ne refuse jamais son approbation aux demandes qu'on lui adresse à l'occasion des foires, qui sont les saisons les plus favorables aux entreprises de théâtre. Par l'attrait du plaisir, on fait naître la concurrence dans les affaires, et souvent la fortune publique se trouve liée à la renommée des artistes choisis par les entrepreneurs.

Suède (de la musique en). L'art musical est considéré par les Suédois comme une partie importante de l'éducation, surtout parmi les femmes. Les professeurs de musique jouissent de beaucoup de considération, et sont accueillis avec honneur dans les classes les plus élevées de la société. Dans les montagnes, les bergers suédois se servent d'une espèce de longue trompette faite d'écorce de bouleau qu'ils appellent mir. Cet instrument qui a quelquefois quatre pieds de long, rend un son très-perçant, et dans un temps calme il peut être entendu à une grande distance. Quoique le son de cette trompette soit très-forè et destiné à éloigner les bêtes sauvages, il n'est pas désagréable.

Malgré leur goût pour la musique, les Suédois n'ont point, jusqu'aujourd'hui, manifesté de génie pour cet art. Il y a un théâtre à Stockholm, mais on n'y représente que des opéras italiens ou français. Cette capitale possède une académie de musique fondée en 1772 par Gustave III.

Suite. Nom que l'on donnait autrefois à une collection de morceaux de musique pour clavecin et qui différait de la sonate proprement dite. La plupart de ces suite* contenaient des airs de danse précédés par l'allemande. Les suites de Hflendel traverseront les siècles, à cause des belles fugues dont elles sont enrichies et qui sont des modèles dans ce genre.

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Sujet. Phrase qui commence une fugue et qui lui sert de thème ou de motif.

SuRAiGUB. Se dit d'une voix de femme dont le diapason comprend à l'aigu une octave de plus que les voix ordinaires.

Suspension. Marche de tout accord sur la base duquel on soutient un ou plusieurs sons de l'accord précédent avant de passer à ceux qui appartiennent à l'accord actuel.

Symphonia. Ancien instrument désigné par Saint- Isidore. C'était une espèce de gros tambour.

Symphoniaste. Compositeur de plain-chant. Ce terme, employj'i par l'abbé Lebœuf, , était autrefois technique, on ne l'emploie guère aujourd'hui.

Symphonie. Pièce divisée en trois ou quatre morceaux et composée pour l'orchestre.

La symphonie commence le plus souvent par une courte introduction d'un mouvement lent, qui contraste avec la vivacité, l'éclat, la véhémence, l'entraînante rapidité du premier aîlegro qu'elle prépare. Vient ensuite un andante varié, un cantabile ou un adagio suivi d'un menuet ; un rondo vif et brillant, un finale plein de mouvement et de vigueur, terminent cette œuvre, une des plus importantes en musique. Rien qui émeuve, qui entraîne comme une belle symphonie, traduisant avec des gradations habilement ménagées toutes les nuances du sentiment.

Au dix-huitième siècle, Corelli, Geminiani, Vivaldi, en composant leurs concerti grossi, avaient ouvert la carière de la symphonie. Mais, malgré l'incontestable talent de ces virtuoses célèbres, ce genre de composition présentait encore toutes les imperfections d'un premier essai. 11 lui restait à acquérir une forme plus originale, à prendre un essor plus vigoureux, plus hardi. Haydn lui donna une vie nouvelle, l'anima du souffle ardent de son génie, l'éleva, en un mot, à un haut degré de perfection. Ses symphonies sont d'admirables chefsd'œuvre, qui ont toujours d'irrésistibles séductions, même pour les oreilles les moins familiarisées avec les délicatesses de l'art.

Mozart et Beethoven ont fait des symponies qui sont des créations sublimes, et où l'on retrouve cette verve, cette abondance d'idées, cette fécondité inépuisable, cette variété de style et de coloris qui distinguent ces grands

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compositeurs. Mendelssofan doit être encore cité de nos jours comme un des meilleurs compositeurs dans ce genre de composition, qui exige à la fois de l'habileté, de l'inspiration et une science profonde,

Richard Wagner a écrit des symphonies où l'on rencontre parfois des effets grandioses, mais d'un style inégal et bizarre que l'on ne saurait prendre pour modèles.

Nous devons citer encore Robert Schumann, un compositeur de l'école de Richard Wagner dont les œuvres brillent plus par la science que pari inspiration.

Bien qu'elle n'ait abordé le genre de la symphonie que longtemps après l'Italie et l'Allemagne, la France a déjà obtenu de brillants succès sous ce rapport. Une des illustrations de l'école française, un de nos premiers compositeurs dramatiques, Méhul, a fait des symphonies qui ne sont pas un de ses moindres titres de gloire. Et de nos jours, quelques-unes de M. Berlioz brillent par des effets nouveaux, par la hardiesse de la conception, par une instrumentation habile et savante. MM. Félicien David, Ch# Gounod, Th. Gouvy, Henri Reber, Onslow, ont composé aussi des symphonies qui méritent d'être signalées.

Le Conservatoire a travaillé avec succès à populariser chez nous les symphonies des grands maîtres.

Une institution de fraîche date sous la direction de M. Pasdeloup, lar Société des concerts populaires, propage avec éclat les œuvres symphoniques.

Symphonie caractéristique. Cette composition se propose pour but la peinture de quelque caractère moral, comme leDistratto de Haydn ou de quelque phénomène physique, par exemple, la tempête, l'incendie ; ou bien elle a une couleur bientranchée, un coloris qui lui est propre, comme la symphonie turque de Baydn, les magnifiques symphonies pastorales ou héroïques et les Ruines d* Athènes^ de Beethoven.

Symphonie concertante. Morceau concerté pour plusieurs instruments obligés, avec accompagnement d'orchestre.

Symphoniste. Celui qui compose des symphonies. Ce mot s'applique aussi au musicien qui joue des instruments de musique, qui est plutôt un bon musicien d'ensemble qu'un soliste, ou bien encore qui compose des œuvres qu'on joue sur ces instruments.

Symphonium. Appareil imaginé par Debain, en i845, pour réunir les jeux de l'orgue à celui du piano.

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Synaphe. C'était, dans rancienne musique, la conjonction de deux tétracordes, au moyen de laquelle la quatrième corde d'un tétracorde devenait en môme temps la première du tétracorde suivant.

Syncope. Prolongement sur le temps fort d'un son commencé sur le temps faible. Ainsi, toute note syncopée est à contre-temps, et toute suite de notes syncopées est une marche à contre-temps.

Synnembnon. Nom du troisième tétracorde de l'ancien système grec, lorsqu'il était conjoint au second.

Synnembnon diatonos. C'était, dans le genre diatonique, le nom qu'on donnait à la troisième corde de ce même tétracorde, et qu'on nommait aussi paranète synnemenon,

Syringes. Ancien nom de la flûte de Pan, composée de douze à seize tuyaux de diverses grandeurs toi^ rapprochés les uns des autres et que l'on joue en présentant successivement ces tuyaux devant la bouche.

Système. Tout intervalle composé ou conçu comme composé d'autres intervalles plus petits, lesquels considérés comme les éléments du système s'appellent dias" tème. Le système général de la musique embrasse huit octaves et demie ; celui du violon comprend trois octaves et une sixte.

SyzygIa. C'était, dans l'ancienne musique, une unidn consonnante de sons.

T. Cette lettre, écrite alternativement avec s, signifie tutti^ et alors s signifie solo. Quant t est réuni à s, comme ts^ cela veut dire tasto solo (à touche seule).

Tablature. Arrangement de certains signes dont on se servait anciennement pour marquer le chant de ceux qui chantaient ou jouaient des instruments. On nommait tablature alphabétique de l'emploi qu'on a fait pendant longtemps des lettres de l'alphabet pour noter les parties du luth, de la guitare, etc. , etc. On figurait les cordes par plusieurs cordes parallèles. A, sur la ligne

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