‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 209 sur 222 · TRI · texte numérisé non relu

TRI

dUntervalles entre deux notes successives suffisantes à la vue ne le sont pas pour l'oreille et Ton est obligé d'augmenter l'un ou de diminuer l'autre, on y parvient à l'aide des dièses et des bémols.

Transpositeurs (Instruments). On appelle ainsi les instruments de musique dont le son est différent de la note écrite. Les principaux sont : la contrebasse, toutes les flûtes autres que la flûte ordinaire, le cor anglais^ toutes les clarinettes autre que la clarinette en utj le basson quinte, le contre-basson, tous les cors autres que le cor en w^ aigu, certains cornets à piston, toutes les trompettes autres que la trompette en ut, en si, et en la, les cornets simples, tous les ophicléides autres que l'ophicléide en ut, le serpent, la guitare, les ténors et les basses quand on les écrit sur la clef de sol.

Treizième. Intervalle de treize degrés, ou l'octave de la sixte.

Tremblant. Modification des jeux de l'orgue , qui semble les faire trembler à volonté. Il y a deux espèces de tremblant, l'un à vent ouvert et autre à vent clos.

Trembler. Remuer avec art les doigts sur les trous d'un instrument à vent.

Trémolo. Le trémolo est un effet que l'on produit sur les instruments à archet, en faisant aller et venir sur les cordes l'archet avec tant de rapidité que les sons se succèdent les uns aux autres, sans laisser remarquer aucune solution de continuité.

Les effets du trémolo se rendent parfaitement sur le piano, en frappant au moins deux touches alternativement et avec un mode d'exécution très-rapide.

Triangle. Instrument de percussion qui consiste en une petite tringle de fer pHée en forme du triangle, sur laquelle on frappe avec une baguette de même métal pour en tirer du son ; — pour que les vibrations du triangle ne soient pas interrompues, on a soin de le tenir suspendu à un cordon.

On fait aujourd'hui un grand abus de cet instrument, comme de tout ce qui perce, mugit, éclate, tonne, grince et siffle. Son timbre métallique ne convient qu'aux morceaux très-briilants dans le forte, et d'une bizarrerie sauvage dans le piano. Weber en a fait un usage heureux dans ses chœurs de Bohémiens de Prédosa, et Gluck, bien mieux encore, dans le majeur de son effrayant ballet des îScythes.

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