VEL
créé le vaudeville, et ne savent pas que ce vaudeville dont parlait le poète n'a aucun rapport avec le genre de composition dramatique auquel ce nom a été donné par induction.
La rhétorique définit le mot vaudeville ou valdevîrei couplet qui court les rues. Le mot lui-môme, pour ceux qui connaissent un peu l'ancien langage, indique suffisamment sa signification par ses racines. Il est dérivé du vieux terme vau ou val, dont on a fait le terme nautique aval, courant. Ainsi le vaudeville fut tout simplement un couplet, et non une réunion de couplets reliés par une action scénique. Entre les ponts-neufs dont parle Boileau et les pièces désignées de nos jours sous le nom de vaudeville, il y a tout un abîme.
Le vaudeville donc que les Français croient avoir inventé, le vaudeville tel que nous le comprenons enfin, est d'origine italienne. 11 est le frère aîné de Topera comique.
Considéré sous le rapport musical, le vaudeville est un petit poëme, le plus souvent d'un caractère plaisant et satirique, auquel on adapte des mélodies connues, soit analogues à la situation, soit en opposition avec elle. Le sujet du vaudeville est la parodie d'une pièce jouée avec succès ou tombée ; un événement remarquable du temps^ qui donne prise à la satire. Peu de jours après l'exécution de la Création^ d'Haydn, il parut un vaudeville intitulé la Récréation, La première représentation de la Vestale de Spontini fut suivie d'une parodie, la Marchande de modes. Le nom de l'auteur demeura inconnu quelque temps, et ce ne fut pas sans une grande surprise qu'on apprit que M. de Jouy, l'auteur des paroles de la Vestale, était aussi l'auteur delà parodie.
Velches (Musique des). Les Velches, ou habitants du pays de Galles, passent pour être les descendants de ces Celtes qui ont tant occupé les savants des dix-septième et dix-huitième siècles, et don t on acru retrouver les traces chez les Bas-Bretons de France. On ne peut nier un fait fort singulier, c'est que le langage des Bas-Bretons et celui du pays de Galles ont de tels rapports, que les habitants des deux pays s'entendent sans aucune difficulté, tandis qu'il n'y a pas la plus légère analogie entre le langage des habitants du pays de Galles et celui des autres provinces anglaises. Un autre fait non moins digne de reiçarque, c'est que la langue velche ou galloise