VIE
ment ia vérité de rimitation en est altérée, mais sa beauté y gagne, et de là résulte dans la copie un charme que la nature refuse à l'original. Au reste, le but que se propose la musique, n'est pas rîmitation de la nature, mais l'expression vraie des sentiments. *
Vermillon. Ancien instrument composé de huit à dix verres choisis d'après l'échelle diatonique, ou bien accordés d'après cette môme échelle, en les remplissant d'eau. On pose cet instrument sur une planche recouverte de drap, et on enjoué avec un petit bâton également enveloppé de drap. C'est ce qu'on nomme aussi harmonica^ On a fait plusieurs combinaisons d'instruments dans lesquels le son est produit par le verre mis en vibration. Le son ainsi jroduit, ne manque pas de charme, et on pourrait employer plus fréquemment, quoique avec modération, ces sortes d'instruments, qui donnent quelquefois un cachet particulier à la mélodie.
Verset. Ordinairement on divise le Gloria^ les psaumes, etc., en divers morceaux d'ensemble, et en solos, duos, etc. Ce sont ces derniers que l'on appelle versets^
A la messe, aux vêpres et dans les autres cérémonies, on morcelle le Kyrie^ le Dixit^ etc., de manière qu'alternativement une partie est chantée par le chœur, et que pour l'autre c'est l'orgue qui répond. Ces réponses se nomment versets ; et ce ne sont que de petites périodes musicales, de petites figures improvisées ou composées et imprimées sous ce nom.
VmRATiON. (Voyez Son,)
Vide, Corde a vide. C'est sur les instruments à manche, tels que le violon, la viole, la guitare, le son qu'on tire de la corde dans toute sa longueur, depuis le sillet jusqu'au chevalet sans y placer aucun doigt.
Vielle (La) est un instrument fort ancien ; cependant nous ne croyons pas que ce fut aux sons de la vielle que tombèrent les murs de Jéricho ; nous doutons également que la vielle fut l'instrument dont se servait Amphion ; nous nous permettons dé chicaner Jean de Meung, quand il dit dans son Roman de la Rose, en parlant d'Orphée, qu'tZ faisait après soi aller les bois par son ôeot^ vieller. Nous suspectons même Alexandre de Bernai^ û\i de Paris ^ qui vivait sous Philippe-Auguste, et, qui, dans son roman d'Alexandre le Qrand^ faisant la description d'un palais occupé par son héros,