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ARI

de compositions musicales nécessaires au service des chapelles, des académies, des cours, des théâtres, des maisons particulières. — Les archives musicales de la chapelle pontificale dans le palais Quirinal sont les plus riches et les plus importantes de l'Europe : on y compte 350,400 volumes, qui contiennent les compositions musicales des écoles romaine, vénitienne et napolitaine, et 300 volumes renfermant un choix précieux de documents de littérature musicale.

Archi-viole. Ancien instrument de musique composé d'une espèce de clavecin auquel était adapté le mécanisme d'une viole, et qu'on faisait marcher à l'aide d'une manivelle.

Archi-viole de Lyre. Instrument à cordes dont on se servit longtemps en Italie, et qui avait de la similitude avec la lyre et la guitare. Il avait un manche très-large, sur lequel on montait douze à seize cordes.

Ardito. Ce mot écrit en tête d'un morceau de musique demande que l'on fasse ressortir avec éclat les principales notes de la mélodie, et que l'on mette une certaine énergie dans l'exécution des accents grammaticaux et oratoires.

Ariette. Diminutif d'air, dérivé, selon Saumaise, du laiïn œra. On appelle ariette un chant formé d'une suite de phrases mélodiques, rhythmées et coupées par des repos qu'on nomme cadences. Ce chant est ordinairement fait pour être exécuté par un instrument quelconque, ou adapté à certaines poésies faites pour être chantées. — Chaque sorte d'ariette porte un nom particulier, selon le caractère qui lui est propre. Autrefois le nombre en était considérable*, ainsi, l'on avait les villanelles y les ariettes de bravoure^ les bourrées ^ iQ^gigues^ les cavatines, les barcaroUes, les gavottes, ]es passe-pieds , les musettes, — De toutes ces ariettes peu sont encore en usage aujourd'hui, et à l'exception de Vair déclamé, du grand air, de la cavatine, du rondeau, de la barcarolle, de la romance, et de quelques autres, les compositeurs modernes ne s'assujettissent plus guère à telle ou telle forme pour le caractère et la coupe de leurs airs. — L'ariette est, en général, un petit air détaché, léger et gracieux, qui tient le milieu entre la romance et la chanson. Les ariettes étaient fort en usage vers le milieu et la fin du dix-huitième siècle; elles sont maintenant presque entièrement passées de mode. -— On appe-

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lait autrefois ariette de bravoure^ ce que nous désignons aujourd'hui sous le nom d'air à roulades. Les ariettes composées avant le quinzième siècle portaient presque toutes le nom de chanson.

Arigot. petite flûte ou octavin, fort en usage dans l'ancienne armée suisse* Il était percé de quatre trous en dessus et de deux en dessous.

Arioso. Ce mot italien, placé à la tôte d'un morceau de musique, indique une manière de chant expressive et soutenue.

■ Aristoxéniens. Disciple d'Aristoxène, maître de musique grec, et inventeur d'un système opposé h celui de Pythagore. puisquUl se basait sur le jugement de l'oreille, tandis que ce dernier était appuyé sur le calcul.

Armarius. Archicbantre dans les couvents, et même le gardien des livres d'église.

Armature. Réunion des signes qui se trouvent à la clef d'un morceau de musique.

Armer la clef. C'est mettre auprès d'elle les accidents convenables au ton dans lequel on veut écrire la musique.

Arpaneta. Espèce de petite harpe triangulaire qui était composée d'un fond plein, d'une caisse sonore percée d'ouies et montée avec des cordes de métal.

Arpège. De l'italien arpegio et arpa^ harpe. — Manière défaire entendre successivement tous les sons qui entrent dans la composition d'un accord, au lieu de les frapper simultanément. Le piano et la harpo ne pouvant rendre que des sons qui ne durent pas, on est quelquefois obligé, pour soutenir l'harmonie, de frapper plusieurs fois et l'une après l'autre les touches ou les cordes de ces instruments. Ce qu'on fait par nécessité, on le fait aussi par goût ; 11 y a des instruments qui ne peuvent faire entendre que deux sons à la fois, comme le violon, le violoncelle ei la viole, et d'autres qui n'en peuvent rendre qu'un seul , comme tous les instruments à vent. Si donc, l'on veut faire entendre sur ces instruments une harmonie pleine, on est obligé de jouer alternativement sur chacune des notes qui composent les accords dont on. fait usage. C'est ce qu'on appelle arpéger ou faire des arpèges. — Les arpèges se font plus souvent sur le violon, le violoncelle, le piano et la harpe, en allant du grave à l'aigu, et revenant sur les mômes notes de l'aigu au

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