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probablement mis cent fois plus d'attention à déterminer la place et la durée de certains effets, h indiquer tel ou tel mouvement, .à dessiner, comme il l'a fait, sa mélodie et son rhylhme, à choisir ses accords et ses instruments, qu'il n'en met lui, l'exécutant, à faire le contraire. On ne saurait trop se récrier, en toute occasion, contre cette insensée prérogative qui s'arrogent trop souvent les ar^ rangeurs^ les instrumentistes, les chanteurs et les chefs d'orchestre.
Arsis. Enlevant, ou la partie non-accentuée do la mesure. — Per arsin signifie spécialement un chant ou contre-point dans lequel les notes descendent de l'aigu au grave.
Art. Ensemble et disposition des moyens et des principes pratiques par lesquels l'homme fait un ouvrage, exécute un objet, exprime ses sentiments, sa pensée par voie d'imitation ou de sympathie.
Les arts mécaniques ou métiers demandent de préférence des foi*ces physiques, les arts libéraux exigent particulièrement des forces intellectuelles.
Autrefois les Grecs placèrent au rang des arts libéraux la poésie, la musique, le dessin, lagéométrio, la philosophie; et comme la nation grecque était divisée en deux classes d'hommes, en hommes libres et en esclaves, il n'était permis qu'au Grec libre d'apprendre et d'exercer les arts libéraux.
Les termes arts et sciences ne sont pas du tout synonymes. L'art est la réunion des préceptes dont la connaissance est nécessaire ou simplement utile pour faire une chose, Ainsi, par exemple, on dit : l'art de jouer du violon, de chanter. L'art n'a pas de rapport nécesaire avec l'explication rationnelle ou scientifique des choses dont il s'occupe. La science^ au contraire, est précisément la connaissance raisonnée, philosophique ou scientifique, des choses dont l'art s'occupe et des préceptes qu'il donne.
Toutefois ces deux mots sont employés souvent l'un pour l'autre, ainsi qu'on le verra à l'article artiste.
Art de l'archet. Maniement de l'archet, dans lequel on doit considérer : i* la force ; 2° le prolongement du son ; 3° la juste mesure ; 4** le jeu ; 5** la reprise.
On peut compter cinq différentes manières de jeu» d'archet: le détaché (.sctoZ^o), le \ié[legato)\Q porté {por^ tato), le piqué {pichettatto)^ le mixte {niisto). Dans le dé-
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lâché, on fait la premièï*e note en tirant et la seconde en poussant. Ce jeu, on peut l'appeler maniement de Tarchet droit et régulier ; mais si Ton détache la première note en poussant et la seconde en tirant, alors on l'appelle contre-archet.
Fiorello, Kreutzer^ Rode, Baillot, Paganini^ ont écrit des ouvrages sur l'art de l'archet.
Articulation. L'articulation est aujourd'hui comptée pour peu de chose chez la plupart des musiciens. Il ne suffit pas de prononcer correctement, c'est-à-dire de donner aux lettres et aux syllabes les sons qu'elle doivent avoir dans l'idiome dont on se sert, il faut, de plus, faire entendre ce qu'on prononce d'une manière nette et distincte, de telle sorte qu'il soit impossible de perdre une syllabe des paroles ou une note de la musique. Il faut, en somme, bien articuler. Bien articuler, c'est faire ressortir les diverses syllabes d'un mot en attaquant les voyelles qui forment ce mot, au moyen des consonnes qui entrent dans sa composition.
Articuler. Ce mot désigne en musique une manière d'exécuter nette et distincte qui ne laisse pas perdre une syllabe des paroles ni une note de la musique.
Artiste. Le musicien artiste qui s'étudie à perfectionner son art, doit le rendre non-seulement l'objet d'une pratique mécanique, mais encore l'objet de la réflexion et d'une étude scientifique. Les anciens artistes en musique étaient aussi poètes, philosophes et orateurs du premier ordre. Boèce n'appelle pas artiste celui qui pratique seulement la musique avec le servile secours des doigts et de la voix, mais celui qui possède la science du raisonnement et de la méditation. On ne saurait douter aussi que pour s'élever aux grandes expressions de la musique dramatique il ne faille avoir fait une étude particulière des passions humaines et du langage de la nature.
AscARUM. Nom d'un instrument appartenant aux peuples de la Libye. Il était muni de petits canons de plumes qui, pendant qu'on tournait l'instrument, produisaient des sons.
AsGENDERE (monter). C'est faire succéder les sons de bas en haut, c'est-à-dire du grave à l'aigu.
AsoR. Instrument de musique des anciens Hébreux ; il avait la forme d'un carré oblong, et il était monté de dix cordes que l'on faisait résonner avec une plume.
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AsosTA. Espèce de trompette des anciens Hébreux.
Aspiration, Aspirer. Dans le langage ordinaire VAspù^ation indique l'action par laquelle l'homme et les animaux forcent l'air à s'introduire dans leurs poumons pour l'en chasser ensuite, ce qui constitue la respiration dans la langue musicale, défaut du chanteur qui consiste à mettre un h devant les voyelles, et quelquefois môme devant les consonnes. Ce mot se prend aussi dans un bon sens : c'est lorsque le chanteur emploie une espèce de soupir à peine marqué pour orner son chant avec l'aspiration ; ou lorsqu'un chanteur, par ce moyen et sans qu'on s'en aperçoive, sait prendre la respiration, et peut ensuite prolonger insensiblement, au grand plaisir et au grand étonnement de l'auditeur, la tenue et la progression de la voix,
AssALONE. Gaspard luthier romain est le premier qui introduisit dans sa patrie les principes de l'école de Crémone.
AssALuzzo (Cappa). Luthier à Crémone, élève de Nicolas Amati travaillait en i640.
Assyriens. Musique des Assyriens, des Babyloniens, des Mèdes, des Perses, etc..
Nous n'avons point de documents assez précis pour parler en détail et avec connaissance de cause de la musique de chacun de ces peuples en particulier. Ce qui nous intéresse avant tout, c'est de savoir qu'ils l'ont aimée et pratiquée.
Il n'est pas étonnant, dit Rollin, que, dans un pays comme l'Asie, livré au plaisir, aux délices et à la bonne chère, la musique, qui en faisait le principal assaisonnement, y ait été en honneur et cultivée avec un grand soin. Le seul nom des principaux modes de l'ancienne musique, et que la moderne a conservé, le Dorien^ le Phrygien, le Lydien, V Ionien, l'JSolien^ marque quel a été le lieu de sa- naissance ou du moins celui où elle s'est accrue et perfectionnée.
L'écriture Sainte nous apprend que, du temps de Laban, la musique et les instruments' étaient fort en usage dans le pays qu'il habitait, c'est-à-dire dans la Mésopotamie, puisque entre autres reproches qu'il fait à Jacob, son gendre, il se plaint que par sa fuite précipitée il ne lui ait pas laissé l'occasion de le reconduire, lui et sa famille, avec des chants de joie, mi bruit des tambours et au son des harpes.