‹ Dictionnaire de musique théorique et historiqueChapitre 51 sur 222 · BOH · texte numérisé non relu

BOH

quand il est fini, en disant bish celui qui Ta chanté, soît pour marquer dans une même pièce de musique, qu'un même trait de chant doit être exécuté deux fois de suite.

BiscHERO. (cheville). Dans les instruments à cordes, on appelle chevilles les petites pièces de 1er ou de bois sur lesquelles on roule les cordes, et qui servent ainsi à leur donner plus ou moins de tension pour les accorder.

BiSGOME. Mot italien qui signifie double-croche.

BissEx. Espèce de guitare montée de douze cordes, inventée en 1770, par un chanteur parisien, nommé Van-Hecke. L'étendue de cet instrument était de trois octaves et demie.

Blanche. C'est le nom d'une note qui vaut deux noires, ou la moitié d'une ronde. Autrefois on l'appelait minime.

B MI. C'est le nom que l'on donnait à la septième majeure de do^ aujourd'hui appelée si.

Bocal. Petit hémisphère concave de métal, d'ivoire ou de bois dur, percé par le milieu, et qui forme l'extrémité inférieure du cor, du trombone, du serpent, etc., etc.

Bohême (Notice historique sur la musique en). La Bohême a produit un nombre prodigieux de compositeurs et d'exécutants d'un grand mérite. — Dès les XV® et XVI* siècles on vit se former dans la majeure partie des villes de la Bohême plusieurs congrégations, dont le noble but était d'augmenter la splendeur du culte divin au moyen du chant. Rodolphe II, dont le règne fut la plus brillante époque pour la littérature et les arts en Bohême, monta à ses frais une magnifique chapelle composée d'artistes italiens et bohémiens. Mais l'époque qu'on peut app3ler à juste titre le plus beau temps de la musique en Bohême, commence à l'expulsion des protestants, sous Ferdinand II et Ferdinand III. — Dans chaque couvent, dans chaque paroisse, il existait des possessions dont le produi t était affecté à l'entretien de la musique du chœur. Dans les collég.iset les séminaires, la musique formait la partie principale des plaisirs et des récréations. — Les moyens d'apprendre cet art ne manquaient dans aucune partie de la Bohême. Il y avait jusque dans le plus petit bourg un maître d'école chargé d'apprendre la musique. — Il ne faut donc pas s'étonner si la Bohême comptd parmi ses enfants, Gossmann,

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