DIT
Dissonance. On entend en général par ce mot un intervalle qui cause à Toreille une sensation plus ou moins fâcheuse. Cependant la dissonance n'exclut pas complètement les sensations agréables. Ménagée avec goût, elle embellit la composition, et fait disparaître cette monotonie fatigante qui résulterait delà continuité d'accords consonnants.
Aux intervalles dissonants appartiennent : 1* la quarte naturelle, si elle est un retard de la tierce ; 2* la quinte diminuée avec son renversement^ la quarte augmentée ; 3® la quinte augmentée et la quarte diminuée : 4® la sixte augmentée ; 5* toutes les secondes et les septièmes ; 6* toutes les neuvièmes ; 7* la onzième et la treizième.
Les dissonances doivent-elles se résoudre toujours en descendant? Presque tous les théoriciens ré{)ondent d'une manière afQrmative. Par une conséquence immédiate de cette règle, on défend de retarder aucune note que l'on veut faire monter, si le retard produit une dissonance. En effet, on ne peut pas la faire monter si toute dissonance doit se résoudre en descendant.
On n'excepte que la sensible dont l'attraction vers la tonique absorbe la sensation de la dissonance, et celle-ci non-seulement ne blesse pas l'oreille dans son mouvement ascendant, mais la satisfait par une des conséquences les plus nécessaires de la loi de tonalité. En effet, la tonalité exige que la sensible se résolve en montant vers la tonique. Cette règle soufTre peu d'exceptions.
DissoNER. Il n'y a que les sons qui dissonent^ et un son dissone quand il forme dissonance avec les autres. On ne dit pas qu'un intervalle dissone^ on dit qu'il est dissonant.
DiTALrHARPE. Espècc de harpe construite en 1799 en Angleterre, par Leight sur laquelle se faisaient sans pédale les demi-tons par le seul moyen des doigts. Le môme nom fut donné en 4830, par Brinmayer^ à une espèce de petite harpe portative.
Dithyrambes. Danses accompagnées de chant et de musique instrumentale, exécutées en l'honneur de Bacchus.
Dithyrambique. C'était, dans l'ancienne musique grecque, un certain style qu'on appelait aussi bachique^ parce qu'il était dédié à Bacchus. Selon quelques théori-