DUR
de François 7*' et vint en France en 1517, appelé par ce
prince.
DuLGiAN. C'était, dans les seizième et dix-septième siècles, le nom du basson, qui n'était alors composé que de quatre pièces avec deux ciels, et qui avait quatre dimensions différentes.
Duo. Composition musicale à deux parties obligées. Le duo vocal est presque toujours accompagné par l'orchestre, ou un instrument tel que le piano, la harpe, la guitare. Le duo instrumental est composé de deux parties récitantes, et peut être aussi accompagné par l'orchestre.
Les mêmes sentiments, les mêmes situations qui, dans l'opéra, animent l'air, donnent lieu aux duos, aux trios, aux quatuors. Ce sont des tableaux à plusieurs personnages, conçus d'après les mêmes principes et les divers plans ; les détails de l'air, les images même qu'il nous représente, conviennent parfaitement à tous ces morceaux, qui, dans un cadre plus étendu, ne sont pour ainsi dire que des airs à plusieurs voix. La seule différence que l'on y remarque, c'est que le concours des interlocuteurs animant le discours musical, le compositeur ne se trouve point obligé de recourir si souvent au chant instrumental, aux traits d'orchestre, pour faire reposer le chanteur et lui donner le temps de prendre haleine.
Duplex. Nom donné en 1855, par Petitti de Milan, & un instrument de cuivre ayant double pavillon, double combinaison, mais une seule embouchure.
Duplication. Terme de plain-chant. L'intonation par duplication se fait par une sorte depericlèseen doublant la pénultième note du mot qui termine Tintonation.
Dur. On appelle ainsi tout ce qui blesse l'oreille par son âpreté : il y a des voix dures et glapissantes, des instruments aigres, durs, des compositions dures. La dureté du si naturel, lorsqu'on y arrive en montant diatoniquement h partir du /h, lui fit donner autrefois le nom de B dur ; il y a des intervalles durs dans la mélodie. La dureté prodiguée révolte l'oreille et rend une musique très-désagréable ; mais ménagée avec art, elle sert au clair-obscur et ajoute à l'expression.
DuRANTiSTES. A l'époque oh Léo et Durante dirigeaient à Naples, l'un le conservatoire de la Pieta^
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l'autre celui de Sant-Onafrio, il s'était formé deux partis, celui des Durantistes et celui des Léistes, qui soutenaient chacun un système différent sous le rapport de la composition musicale : les premiers étaient pour la modulation et l'effet, les seconds pour la richesse des accords. Le premier parti triompha.
DuTKA. Double-flûte des paysans russes, composée de deux roseaux d'inégale longueur, percés chacun de trois trous.
E. Troisième note de la gamme diatonique, et cinquième de ]a gan^me diatonico-chromatique, appelée dans le solfège mù En Italie, on la nomme aussi e, la, mi.
Eberle (Ulricus). Luthier en renom, travaillait h Prague en 1780.
Ecbole. C'était, dans la plus ancienne musique grecque, un accident qui élevait de cinq quarts de ton la note devant laquelle il était placé.
Echappement (double). Ainsi se nomme dans la facture du piano, le moyen mécanique par lequel un marteau , est repris dans sa marche descendante pour retourner à la corde, avant que la touche ne soit arrivée à sa place horizontale. Le premier échappement est dû à Sébastien Erard ; il y a aujourd'hui neaucoup de systèmes de double échappement.
Echelle. C'est le nom qu'on a donné à la succession diatonique des sept notes, ut^ ré, mi, fa^ sol^ la, «e, de la gamme notée, parce que ces notes se trouvent rangées en manière d'échelons sur les portées de notre musique.
Cette énumération de tous les sons diatoniques de notre système, rangé par ordre que nous appelons échelle^ les Grecs l'appelaient, dans le leur, diagramme, diagramma^ c'est-à-dire par lettres, attendu qu'ils représentaient leurs diverses échelles de sons par les lettres de leur alphabet. Ils avaient plusieurs diagrammes : le plus usité dans la pratique était le tétracorde parce que, en effet, cette échelle n'était composée que