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tous les maîtres d'un pays. Ainsi, Tou dit Yécole fran^ çaîse, Vécole italienne, Vécole allemande.

Les musiciens illustres voyageant dans toute FEurope, les communications établies entre les virtuoses, réchange continuel des œuvres qui, dans chaque pays, ont acquis de la célébrité, sont autant de raisons pour que la musique étende partout ses progrès dans des proportions égales. Les découvertes ne sont plus des mystères que des maîtres jaloux ne révélaient qu'à un petit nombre de disciples. L'art est partout le môme, et le terme de musique française ne s'applique plus maintenant qu'aux compositions qui ont vu le jour avant la venue de Gluck. Les trois écoles principales ont néanmoins conservé chacune un caractère particulier. L'école allemande se distingue par une harmonie savamment travaillée, unie à des chants pleins de force et d'expression ; l'école italienne par une mélodie toujours suave, une facture élégante ; l'école française a adopté un genre mixte, qui tient de la vigueur allemande et de la grâce italienne.

Un morceau d'école est une composition dans laquelle on s'est attaché plus particulièrement aux effets de l'harmonie qu'aux grâces du chant.

Ecosse (La musique en). On peut diviser la musique primitive de l'Ecosse en guerrière, pastorale et joyeuse. La première consistait en des marches que l'on exécutait en présence des généraux d'armée, et par lesquelles ou rappelait les combats qu'ils avaient dirigés. Tout y respirait une telle fureur d'enthousiasme, que l'auditeur, irrésistiblement entraîné, s'abandonnait aux sentiments d'excitation héroïque que lui inspiraient ces chants.

Le caractère de la musique pastorale était bien différent. Les accents en étaient mélancoliques et gracieux, les modulations naturelles et les mouvements lents. — La musique dite joT/euse consiste aujourd'hui en contredanses et en valses, qui ont un caractère et une expression tout particuliers, lorsque ces morceaux sont exécutés par des artistes habiles. Ils sont ordinairement composés de deux reprises qui comprennent chacune huit ou douze mesures.

Les instruments employés par les Ecossais sont la harpe, le cruth et la musette. La musette surtout est devenue l'instrument national des montagnards écossais qui s'en servent dans les fêtes champêtres et môme dans

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l€S batailles, et alors ils la joignent au tambour. — La musette écossaise diffère un peu de Ja nôtre. Elle est ordinairement composée de trois bourdons et d'un chalumeau percé de huit trous, dont sept placés en-dessus et un en dessous. L'échelle la plus basse du chalumeau est formée par les sons sol, la\ si, do, ré, mi^ fa, soi. Le premier bourdon fait entendre un sol grave, le second donne un si, et Je troisième un sol h Toctave au-dessus de celui que fait entendre le premier. Cet accord imparfait forme Taccompagnement continu des airs naïfs que les montagnards jouent sur leur instrument.

Ecriture musigàlb des grecs anciens. Les signes ou lettres, qui servaient d'alphabet musical, étaient rangés sur deux lignes dont la supérieure était pour le chant et l'autre pour l'accompagnement.

Guido d'Arrezzo trouva l'invention de les écrire sur la portée ; ses notes ne furent d'abord que des points où il n'y avait rien qui en marquât la durée.

Mais Jean de Meurs, né à Paris, en i 350, et qui vivait sous le règne du roi Jean, trouva le moyen de donner à ces points une valeur inégale par les différentes figures de rondes, de blanches, de noires, de croches, de doubles-croches, etc. , qu'il inventa et qui ont été adoptées par les musiciens de toute l'Europe.

Edigomos. Danse accompagnée de chant chez les anciens Grecs.

Ediles. C'était, au temps des premiers empereurs romains, le nom de certains magistrats ou censeurs, qui, outre l'inspection des édifices publics dont ils étaient chargés, devaient aussi examiner et approuver toutes les comédies et les compositions musicales avant leur représentation.

Edlinger. Luthier élève et imitateur de Stainer, travaillait à Augsbourg, en 1755.

Effet. Impression agréable et forte que produit une excellente musique sur l'oreille et l'esprit des auditeurs.

Il n'y a que le génie qui trouve les grands effets. C'est le défaut des mauvais compositeurs d'entasser parties sur parties, instruments sur instruments, pour trouver l'effet qui fuit, et d'ouvrir, comme disait un ancien, une grande bouche pour soulfler dans une petite flûte. Vous diriez à voir leurs partitions si chargées, si hérissées, qu'ils vont vous surprendre par des effets prodigieux; et si vous êtes étonnés en écoutant tout

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