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fait à rinstrhment même, le flageolet par un bec, la clarinette par un bec qui porte unô anche. Le hautbois, le cor anglais, ont une anche pour embouchure.

Comme c'est de la manière de gouverner Tembouchure que dépend la qualité du son, on dit qu'un corniste, un flûtiste, a une belle embouchure, quand il tire de beaux sons de cet instrument.

Émission de voix. Acte par lequel on émet au dehors un son de l'organe vocal.

Empirisme. Dans l'histoire de l'harmonie, on appelle Efrijpirtsme l'enseignement de l'harmonie par l'étude des faits accomplis dans les œuvres des compositeurs. Cette méthode consiste à prendre l'un après l'autre tous les accords employés par les grands compositeurs, à les enregistrer, à les coordonner, à les graver dans la mémoire, ainsi que toutes les circonstances de leur emploi ; puis, lorsqu'on s'est longtemps fatigué pour comprendre, formuler, grouper et retenir ces innombrales faits harmoniques, à les imiter dans ses propres compositions, c'est une méthode empirique dans toute la force de ce mot. Elle peut enseigner l'harmonie, mais elle est longue, fatigante, irrationnelle. En revanche, elle possède deux avantages inappréciables ; elle prolonge ordinairement les jours de ses adeptes ; car, si elle les fatigue démesurément et pendant de longues années, elle réussit, en général, à étouffer si parfaitement leur imagination et leur génie, que ces deux choses dévorantes sont désormais sans influence sur eux ; ensuite, comme elle ne rend jamais compte de rien, elle n'est jamais embarrassée.

Cette méthode n'est point un fantôme imaginé à plaisir ; elle a été suivie par des harmonistes célèbres, dontles principaux sont: GodefoyWeber, en Allemagne, et Reicha, ancien professeur au Conservatoire de Paris. Godefoy Weber, que personne ne confondra avec Marie de Weber, l'illustre auteur de Freyschtitz, Ta employée d'une manière exclusive ; aussi ne nous y arrêterons-nous point. Reicha ne l'a point suivie d'une manière aussi complète. Il a fait choix de treize accords qu'il appelle fondamentaux et auxquels il s'efforce de ramener tous les autres. Cependant, c'est encore de l'empirisme ; car ses accords soi-disant fondamentaux, sont en difinitive, môme pour lui, de simples faits harmoniques qu'il emprunte aux œuvres des compositeurs, et non des données fournies

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par le raisonnement, les mathématiques ou les phénomènes observés dans les corps sonores. Ensuite, Tenchalnement de ces accords, leur but et les circonstances innombrables de leur emploi, toutes choses si essentielles en harmonie, ne lui sont connues que par l'étude empirique des compositeurs. Il n'y a rien dans ses accords fondamentaux, absolument rien qui lui fournisse à cet égard une loi quelconque, une conclusion, une simple induction. Enfîn, le choix même de ses treize accords fondamentaux est complètement arbitraire. Rien ne prouve qu'ils le soient plus que d'autres, et, en effet, bon nombre d'entre eux ne diffèrent des autres que par des altérations purement facultatives ; ceux qui les connaissent en conviendront, et la question n'est pas assez importante pour en parler davantage en faveur de ceux qui ne les connaissent point. En résumé, le système de Reicha ne mérite pas la réputation qu'il s'est acquise ; il est moins acceptable encore que l'empirisme exclusif de Weber. S'il affiche l'orgueil d'une théorie, il n'en est pas plus raisonné; et il ajoute aux difficultés quelquefois inextricables d'une théorie sans base, sans liaison, sans fécondité.

Cette dernière et importante réflexion doit être appliquée à tous les traités d'harmonie, quels qu'ils soient, oix la science n'est point appuyée sur le fondement inébranlable et vrai de la tonalité moderne. (Voyez le mot Harmonie).

Emploi. On dit au théâtre qu'un acteur a l'emploi de ténor, de baryton, de basse, pour dire qu'il joue et chante tous les rôles écrits pour le ténor, le baryton ou la basse.

Empoongwa. Tjbl musique des habitants d'Empoongwa, dans l'intérieur de l'Afrique, est encore dans un état de barbarie, h'enchombre^ le seul instrument qui leur soit particulier, ressemble à la mandoline. Il a cinq cordes faites de racines de palmier. Le manche se compose de cinq morceaux de bambou auxquels les cordes sont attachées. En faisant tourner les bambous, l'instrument s'accorde facilement, mais non pas d'une manière très-solide. On le joue avec les deux mains. Ses sons, assez agréables d'ailleurs, offrent peu de variété.

Dans son voyagea Empoongwa, M. Bow^dich rencontra un musicien nègre de la contrée, aussi dégoûtant par son aspect que sa musique était étonnante. 11 avait une

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