‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire (volume 2)Chapitre 384 sur 459 · TEMPS MODERNES · texte numérisé non relu

TEMPS MODERNES

1516. — Traité de paix perpétuelle entre François I" et les Suisses (p. 2093).

1526. — Traité de Madrid, par lequel François I"' s'engage à céder la Bourgogne i Charles-Quint (p. 831).

15V9. — Traité de Cambrai ou Paix des Dames, qui termine la seconde guerre entre François I" et Charles-Quint (p. 834j.

1538. — Traité de Nice, terminant la troisième guerre entre François 1" et Cliarles-Quint (p. 831).

154'i. — Traite de Crespy, qui met fin aux guerres entre François 1" et Charles-Quint (p. 83 n.

1555. — Traité ou Paix de 7-elif/ion d'Augsbourg, par lequel Charles-Quint accorde la liberté de conscience aux protestants (p. 1812).

1559. — Traité de Cateau-Cambrésis, qui termine les guerres d'Italie {p. 92i;).

1579. — Traité ou union d'Utrecht, par lequel se constitue la republique des Sept Provinces-Unies ip. 1538).

1598. — Traité de Vervins, entre Henri IV et Philippe II, confirmant celui de Cateau-Cambrésis (p. 955).

1629 — Traité d'Alais, qui enlève aux réformés français leurs privilèges politiques (p. 1918).

1648. — Traité de VVeslphalie, qui termine la guerre de Trente ans : premier traité international fixant les bases de l'équilibre européen (p. 931).

1659. — Traité des Pyrénées, entre Louis XIV et Philippe IV (p. r2(i9).

166S. — Traité d'Aix-la-Chapelle, qui termine la guerre de Flandre (p. 1210).

1078. — Traité de Nimègue, qui termine la guerre de Hollande (p. 1211).

1(;97. Traité de Ryswick, qui termine la guerre de la ligue d'Augsbourg (p. 1211).

1699. — Traité de Ciirlovitz , entre la Turquie, l'Autriche, la Pologne, la Russie et Venise (pp. 984 et 16i6).

1713. — Traité d'Utrecht, qui termine la guerre de la succession d'Espagne et remplace le traite de Westphalie comme base du droit européen (pp. 933 et 1212).

1738. — Traité de Vienne, qui termine la guerre de la succession de Pologne fp. 934).

jTiS. — Traité d'Aix-la-Chapelle, qui termine la guerre de la succession d'Autriche fp 93ll).

17G3. — Traités de Paris et d'Hubertsbourg, qui terminent la guerre de Sept ans (p. 939).

1714. — Traité de Kainardji, entre la Turquie et Catherine II (p. 1972).

nS3. — Traité de Versailles, qui assure l indépendance des Etats-Unis d'Amérique (p. 9il).

1791. Traité de Pilnitz contre la Révolution française, conclu entre l'empereur Léopold II et le roi de Prusse Frédéric-Guillaume II (p. 1882).

1792. — Traité de Jassy, entre la Turquie et Catherine II (p. 1972).

]7;15, — Traités de Râle, par lesquels la Prusse et l'Espagne font la paix avec la France (p. 1914).

1797. —Traité de Campo-Formio entre la France et l'Autriche (pp. 597 et 1 ;87).

1801. — Traité de Lunéville entre la France et l'Autriche (pp. 504 et 1387).

180.'. — Traité d'Amiens entre la France et l'Angleterre (pp. 504 et 1387). .

1814. — Traité de Paris, entre Louis XVIII et les alliés fp. 1217).

1815. — Traités de Vienne et de Pans (pp. 93, 1217, 1759). . , ,

1829. Traité d'Andrinople, qui arrête les Russes aux portes de Gnnstantinople fp. 1975).

1841. Traité des détroits, relatif à laquestion d'Orient (p. 12i9).

185(;. — Traité de Paris, qui met fin à la guerre d'Orient (p. 942).

18,S9. — Traité de Villafranca, qui termine la guerre d'Italie (p. 9'i3).

18(;,;. Traités de Prague et de Vienne, par lesquels l'Autriche cesse de faire partie de FAllemagne, et cède la Vcnétie à l'Italie (pp. 94 et 1080). . ,

1871. — Traité de Francfort, qui termine la guerre entre la France et l'Allemagne (pp. 94 et 1760).

TRANSFORMISME

TRANSFORMISME

187S. — Traité de San-Stefano, entre la Russie et la Turquie, et traité de Berlin, réglant la question d'Oi-ient (p. 11)70).

TRANSFOBMISME. — Zoologie, III; Botanique, I. — L'idée que les formes vivantes actuelles n'ont cessé de se transformer depuis l'apparition de la vie sur le globe jusqu'à nos jours, est une idée ancienne, bien qu'elle n'ait reçu que depuis vmgt ans environ une forme vraiment scientifique.

Sans remonter jusqu'à l'antiquité, où on pourrait trouver de vagues indications relatives à une croyance à la mutabilité des formes vivantes, Bacon, dans sa Nova Atlmitis, recommande de tenter la métamorphose des organes et de reclierclier expérimentalement, en les faisantvarier elles-mêmes, comment les espèces se sont diversifiées et multipliées. Pascal croit que les êtres vivants n'étaient dans leur piincipe que des individus informes et ambigus dont les circonstances au milieu desquelles ils vivaient ont décidé originairement la constitution.

Etienne-François Geoffroy, mort en 1731, traitait dans sa thèse inaugurale cette question : ■■ L'homme a-t-il commencé par être ver? » Le problème de l'origine des êtres vivants était donc posé bien avant notre époque. On ne pouvait poser celui de l'origine des espèces avant le xviii' siècle, par la bonne raison que l'espèce n'avait jusqu'alors reçu aucune définition précise et qu'il ne pouvait, par conséquent, être question de savoir si elle était fixe ou variable. On doit considérer Linné comme le naturaliste qui a le plus fait pour imposer la croyance à l'existence d'une série de formes absolument constantes, se perpétuant depuis l'origine des temps. 0 Nous comptons, dit-il, autant d'espèces qu'il est sorti de couples des mains du Créateur. » Définir ainsi l'espèce, c'était affirmer hautement son invariabilité. Ciivier, créateur de la paléontologie, dut modifier les vues de Linné ; il démontra que nombre d'espèces avaient disparu depuis l'origine des temps, mais il admit, comme Linné, que colles qui restaient étaient immuables. Les naturalistes qui soutiennent aujourd'hui cette opinion donnent au mot " immuable » un sens que nous aurons à définir.

Malgré l'influence énorme qu'exercèrent sur la science Linné et Cuvicr, l'opinion que les formes vivantes se modifiaient peu à peu sous des influences diverses, de manière à ne pouvoir plus être rattachées au même type spécifique, conserva dans la science d'illustres partisans. Ce fut la base même de la doctrine de Lamarck, qui consacra à la développer un ouvrage mémorable, la Pliilosonhie :oo/ouiijue ; ce fut aussi l'opinion d'Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire ; mais les théories de ces deux grands hommes différaient entre elles par quelques points essentiels. Lamarck admettait la génération spontanée ; il pensait que des êtres vivants pouvaient naître sans parents, que ces êtres, d'abord fort simples, mais aptes à se perfectionner, étaient l'origine dé tout ce qui vit. La génélation spontanée s'exerçait de deux façons, ou sur la matière inerte, ou sur des substances provetiant d'êtres animés déjà par la vie. Dans le premier cas, il se formait des organismes de très petites dimensions et tout à fait inférieurs ; dans ie second, des organismes plus volumineux et moins imparfaits, tels que les helminthes et les autres parasites du corps des animaux, parasites dont l'origine était inconnue au temps de Lanarcket dont quelques personnes attribuaient, il y a peu de temps encore, la formation aux humeurs de l'organisme. Les milieux variables où l'animal était appelé à vivre, les mouvements liahituels que son mode d'existence lui imposait, les efforts mêmes qu'il faisait pour atteindre ci'rlains résultats, modifiaient peu à peu son organisation.

et chaque modification nouvelle, si petite qu'elle fût, étant transmise par voie d'hérédité, les espèces s'éloignaient de plus en plus de leur type primitif pour n'y revenir jamais.

GeofTroy-Saint-Hilaire n'avait pas besoin de modifications aussi profondes pour expliquer l'origine des êtres vivants. Une idée à la démonstration de laquelle il consacra toute sa vie dominait toute sa doctrine. Pour lui, les animaux étaient tous construits sur le même type, possédaient tous les mêmes organes, semblableinent placés, et ne difi'éraient que par le nombre des parties qui les composaient et les dimensions relatives de leurs organes. Cette imili; de p'an de composition supposait évidemment que tous les êtres vivants avaient été créés complexes ; leur plan de structure était demeuré le même et n'avait été modifié que dans les détails. Ces modifications, Geoffroy les attribuait à l'action toute-puissante du milieu extérieur, sans s'expliquer sur les procédés particuliers qui permettaient aux milieux d'exercer leur influence. Il supposait, d'ailleurs, que cette influence avait été assez grande, non seulement pour tirer les crocodiles actuels des grands reptiles de la période secondaire, mais encore pour faire sortir le type oiseau du type reptile.

Les systèmes de Lamarck et de Geoffroy avaient chacun des cotés faibles. Personne n'admet plus aujourd'liui les générations spontanées : la vie ieide eni/enlre la vie ; si les habitudes et les railieux ont sur l'organisme une action bien réelle, on ne saurait faire entrer en ligne de compte, avec Lamarck, pour expliquer le long cou de la girafe, par exemple, le désir fréquent éprouvé par ranimai d'atteindre les hautes feuilles des arbres. D'autre part, l'unité de plan de composition du règne animal, que Geofl'roy croyait pouvoir conclure de ses recherches sur les animaux vertébrés, ne s'étend pas au-delà de cet embranchements du règne animal. Les points faibles de ces deux doctrines, rapidement pénétrés par le génie de Cuvier, jetèrent le discrédit sur l'ensemble des idées de leurs auteurs, et il ne fut guère question jusque vers ISôti de la possibilité d'une modification graduelle des formes vivantes.

Avant cette époque, tout en admettant l'action modificatrice des milieux, les partisans du transformisme n'avaient jamais expliqué d'une façon précise les causes du renouvellement graduel des êtres vivants. Pourquoi les formes anciennes se sont-elles éteintes et ont-elles été remplacées par d'autres ? Pourquoi celles-ci semblent-elles, en général, plus parfaites que celles qui les ont précédées'? Pourquoi, au lieu de se mélanger de toutes façons, les modifications diverses issues d'une même souche se perpétuent-elles en présentant un degré de fixité relative qui peut faire illusion et faire croire à une fixité absolue 'i C'étaient là des questions auxquelles nulle réponse n'avait été faite. Ch. Darwin, dans un ouvrage capital, ['Origine lies espèces, et A. R. Wallace y répondirent presque en même temps d'une manière inattendue.- Un district donné ne contenant qu'une quantité de nourriture déterminée, tous les animaux qui l'habitent entrent en lutte pour se partager les aliments dès que la quantité de ceux-ci n'est plus (|ue juste suffisante pour les nourrir tous. Cette l,itle pour la i ie est d'autant plus âpre qu'elle a lieu entre animaux plus voisins : le triomphe, c'est-à-dire la prolongation de l'existence, n'est pas un simple accident ; il est nécessairement le partage des mieux doués ; ceux-ci sont donc l'objet d'un choix qui se fait en quelque sorte de luimême, dune sélection nallirelle grâce à laquelle ils deviennent les principaux reproducteurs de leur espèce. Mais la sélection est elle-même le résultat de quelque variation avantageuse qui a amené le triomphe dans la lutte pour la vie de

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