ÉGOISME
EGYPTE
sivo de la civilisation, etc., par Naville ; Paris, 1831. —
v. Naville.
Education des mères de famille (De V), ou de la
< ivilisatiou du genre humain par lea femmes, par Aimé
Martin ; Paris, 1834. — Y. Martin (Aimé). Edura ion (Lettres sur V), par Laun ntie ; Paris, I Education {Dé /'), par l'abbé Dupanloup; Paris, 1851.
— v. Dupanloup.
Education des jeunes filles (De V), et de l'influence
possible des femmes ^ par la comtesse Drohojowska ;
Paris, 1854.
Education intellectuelle (De la haute), par l'abbé
Dupanloup; Paris, 1835? — V. Dupanloup.
Education {£,'), la famille et la société, par Alex. Vinet ;
Paris, 1855 (ouvrage posthume). — v. Vinet. Education en France [Histoire de V), par A.-E.-F.
Théry ; Paris, 1858. — V Théry Education [La philosophie et la pratique de V), par
Roger de Guimps, Paris, .860.
Education de l'homme (/,'), traduction française, par
M'"» de Crombrugghe (P.iris, 1861), de l'ouvrage de
Frœbel Menschenerziehunp (1826). — V. Frœbel. Education professionnelle en France (Etudes sur V),
par l'h. Pompée; Paris, 1863. — V. Pompée. Education morale et religieuse en France (Histoire
littéraire de V), par L. Burnier ; Paris, 1864. — V. Burnier. Education de la femme (L1), par Le Hardy de Beaulieu ; Paris, 1867.
Education (Premiers principes d'), avec leur application
spéciale à 1 étude des langues, par Claude Marcel; Paris,
1867. — V. Marcel (Claude).
Education homicide [L'), plaidoyer pour l'enfant, par
Y. deLaprade; Paris, 1868.
Education intellectuelle, morale et physique
(De /'), traduction française (Paris, 1878) de l'ouvrage
d'Herbert Spencer Education intellectual, moral and
physical (Londres, 186U).
Education en France (Histoire critique des doctrines
de /'), par Gabriel Compayré; Paris, 1879. Education (La science de V), traduction française (Paris,
187r>) de l'ouvrage d'Alexandre Bain Education as a
science (1878).
Education de soi-même (L'), traduction française, par
F. Pécaut (l'aris, 1»81), de l'ouvrage de Blackie Self-
Educat'un.
EDUCATION (L'), titre commun à. plusieurs journaux ou revues. — V. Périodiques.
ÉGOISME. — Nous prenons ici ce mot, non dans son sens philosophique le plus large, où il serait synonyme d'amour de soi, mais dans le sens restreint consacré par l'usage général : l'égoïsme désigne alors un vice, l'amour de soi ou l'intérêt personnel devenant le mobile exclusif, réfléchi on inconscient, de toutes les actions.
On a pu attribuer à lamour-propre un rôle en éducation (V. Amour-propre, Emulation, Récompenses). 11 n'en est pas ainsi de l'égoïsme, vice moral, produit d'une étroitesse du cœur et de l'esprit contre laquelle il faut lutter, en faisant successivement appel au sentiment et à la raison.
Dans l'ordre du sentiment, le meilleur remède a employer contre la tendance de l'enfant à tout rapporter a soi-même, c'est le développement des instincts altruistes qui existent chez toute créature humaine (V. Inclinations dans la IIe partie). L'amour des autres est aussi naturel à l'homme que l'amour de soi : il correspond, il est vrai, à une phase ultérieure de l'évolution morale ; il a besoin, pour croître et se fortifier, de trouver un encouragement et un aliment dans la réciprocité; mais il n'en est pas moins inhérent au fond même de notre être moral ; et à mesure qu'en se développant il prend, dans le concert de nos sentiments, la place qui lui revient, il fait équilibre à l'amour de soi, il empêche celui-ci d'usurper la domination, il le réduit sans effort à ne pas sortir des limites où son existence est utile et légitime.
Une attaque directe contre les tendances égoïstes, par voie de réprimande et d'exhortation, pourra quelquefois sembler nécessaire. Mais l'efficacité des remontrances est contestable; tandis que la méthode qui consiste à détourner le cœur
d'un penchant mauvais, en suscitant à celui-ci la rivalité d'un penchant meilleur, esl b ntre-
ment sûre et recommandable. il pourra tile d'adresser à un enfant des reproches : aussi longtemps que l'instinct anquel 1 a obéi r le plus fort, les reproches demeureront sans effet. On réussira toujours, au contraire, si l'on s'y prend bien, à éveiller chez l'enfant les sentiments de nérosité, d'affection, de dévouement, de justice . et une fois que ces sentiments, dont la racine existe chez tout homme, auront commencé à prendre leur croissance régulière, on se trouvera avoir élevé, contre les empiétements de L'égoïsme, une barrière dont la solidité augmentera tous [es jours.
La raison viendra plus tard achever l'œuvre du sentiment. Quand le jeune homme commencera à réfléchir sur lui-même et sur ce qui l'entoure, à se rendre compte de l'identité des préceptes moraux et des lois générales qui gouvernent toutes choses, il se formera une conception nette et personnelle du rôle de l'individu dans la s .ciété, de ses droits et de ses devoirs. Il verra clairement que l'égoïsme n'est pas seulement haïssable, mais déraisonnable. 11 saisira le grand fait de la solidarité sociale ; il comprendra que l'individu, mis au monde par l'espèce et élevé par elle, vit à la fois pour lui-même et pour l'espèce, et que l'égoïsme, poursuite exclusive de fins personnelles et intéressées, est destructif de l'existence même de la société.
Si la maturité morale, dans laquelle les facultés sont normalement équilibrées et où par conséquent l'égoïsme est refoulé par les sentiments qui lui font contre-poids, si cette maturité est lente à se produire, il ne faudra pas désespérer. Gomme l'a dit Herbert Spencer, « non seulement il n'est pas sage d'atteudre beaucoup de la part des enfants en fait de moralité, mais il n'est pas sage de leur demander beaucoup. Aujourd'hui, la plupart des personnes reconnaissent les mauvais résultats de la précocité intellectuelle; mais il reste à reconnaître que la précocité morale a aussi des résultats funestes. Nos facultés morales supérieures, de même que nos facultés intellectuelles supérieures, sont comparativement complexes. Par conséquent, elles sont les unes et les autres tardives dans leur évolution. » Que l'éducateur ne s'inquiète donc pas outre mesure de voir l'enfant manifester naïvement l'égoïsme irréfléchi du premier âge ; qu'il ne croie pas tout perdu parce que des facultés morales, qui s'épanouiront plus tard, n'ont pas encore fait leur apparition. Qu'il patiente; et à mesure que 1 adolescent, par une accumulation journalière, de force, s'acheminera vers la plénitude de ses facultés physiques et intellectuelles, il le verra tendre aussi de plus en plus au développement harmonique et complet de son être moral.
[J. Guillaume.]
EGYPTE. — Nous consacrons à l'Egypte deux articles distincts : le premier, dû au savant M. Maspero, directeur des musées de Boulaq, résume ce qu'on sait de l'instruction dans t'J£gypte ancienne; le second, écrit par M Mougel, directeur de l'école normale du Caire, traite de de l'instruction publique dans l'Egypte musulmane et contemporaine .