‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 297 sur 534 · PLURIEL FÉMININ · texte numérisé non relu

PLURIEL FÉMININ

{"personne Les miennes.

2e — Les tiennes.

3° — Les siennes.

Au moyen âge, mien, tien, sien pouvaient être employés comme adjectifs : le vieux français disait indifféremment mon frère, ton vassal, ou le mien frère, le tien vassal. De cette règle, qui ne tarda pas à disparaître, il est resté quelques traces dans : un mie?i cousin (pour mon cousin), la maison est tienne, le '■ien propre.

Quand on parle d'un objet possédé par plusieurs personnes, les pronoms possessifs sont :

1'° personne Le nôtre, la nôtre, les nôtres. 2e — Le vôtre, la vôtre, les vôtres.

Z' — Le leur, la leur, les leurs.

V Partie.

« Pourquoi cette différence d'orthographe entre notre et le nôtre, — votre et le vôtre? Pourquoi dans le premier cas o est-il bref, tandis que dans le second il est long et surmonté d'un accent circonflexe? Le latin nostrum donne le vieux français nostre, qui remplace régulièrement 5 par un accent circonflexe marquant l'allongement de la voyelle, d'où nôtre, comme teste, teste, tempeste, apostre sont devenus tête, bête, tempête, apôtre. — Nôtre, vôtre (dans le nôtre, le vôtre) sont donc les vraies formes ; mais ces mots se sont allégés et abrégés, quand nôtre, vôtre précédaient immédiatement un nom sur lequel se portait naturellement tout l'effort de l'accent tonique : au lieu de dire nôtre âme, qui eût été régulier, mais sans relief, on allégea l'adjectif pour reporter tout l'effort de la voix sur le substantif, d'où notre âme. » (Brachet, Nouvelle grammaire.)

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