REGENCE
vergentes, à la condition toutefois qu'on donne à a et vl les valeurs qui conviennent à ce cas particulier.
L'expression algébrique qui fournit la relation existant entre p et p' dans le cas des lentilles divergentes, se trouve aussi modifiée par cette circonstance que p' et f correspondent toujours à des foyers virtuels et doivent par suite être pris négativement. La formule relative aux lentilles divergentes devient dans ce cas :
<Toù l'on déduit, par une discussion tout à fait semblable à celle qui se rapporte aux lentilles convergentes, les valeurs de p' qui correspondent aux différentes valeurs de p.
L-ntilles divergentes, image 'les objets. — L'image d'un objet est toujours virtuelle, droite et plus petite que l'objet lui-même. Le rapport de grandeur de l'image et de l'objet est donné par
l'expression — ou son égale
dans laquelle
le numérateur est toujours plus petit que le dénominateur.
Le point lumineux lui-même peut être considéré, dans un cas particulier, comme virtuel. Cela signifie que les rayons lumineux qui tombent sur la lentille et qui sont interceptés par elle iraient, si rien ne changeait leur route, se rencontrer en un certain point placé de l'autre côté de la lentille. Ils sont donc, non en ce qui concerne le sens de leur propagation, mais quant à leur direction relative, comme s'ils partaient d'un certain point lumineux qui n'existe pas effectivement. Q'est pour ce motif qu'on le nomme virtuel. La formule ■ordinaire des lentilles divergentes s'applique tout aussi bien à ce dernier cas ; il suffit d'y faire p négatif. Elle devient alors, en changeant tous les
1,1 1 ., ,. , „ signes : — \- — , = - j identique à celle qui se rapporte au foyer réel des lentilles convergentes. Nous l'utiliserons dans le cas de la lunette de {}alilée. — V. Optique {Instruments d').
Double réfraction. — Dans tout ce qui précède, nous n'avons étudié le phénomène de réfraction que dans les milieux homogènes et dont l'élasticité est constante dans toutes les directions. La réfraction est alors simple ; le rayon incident ne donne naissance qu à un seul rayon réfracté. Le phénomène est tout autre quand le rayon lumineux pénètre dans un milieu cristallisé à élasticité variable selon le sens que l'on considère (le spath d'Islande, le quartz, etc.). Dans ce cas, le rayon incident donne naissance en général à deux rayons réfractés, l'un dit rayon ordinaire, l'autre rayon extraordinaire, qui obéissent dans leur marche à des lois nouvelles. La réfraction est dite alors réfraction double, et les milieux jouissant de la propriété susdite sont nommés bi-réfringents. On peut, du reste, par des moyens mécaniques : la compression, la flexion, etc., qui font varier, dans une seule direction, l'élasticité du milieu monoréfringent, convertir ce dernier en un milieu bi- réfringent.
Expériences à exécuter dans les cours. — Premiers faits de refraction : — Pièce de monnaie au fond d'une cuvette qu'on remplit d'eau; tige cylindrique de bois ou de métal plongeant dans l'eau. — Expérience de réflexion totale : vase cylindrique de verre, en partie plein deau. On regarde sa surface libre obliquement et par dessous, on la voit brillante comme le miroir le mieux poli. — Réfraction produite par les pi Urnes. Verres taillés à facettes planes qu'on trouve facilement dans le commerce
on peut, à leur aide, monirer les principaux phénomènes produits par Lorsque Charles" IX fut déclaré majeur (°1563),
les prismes. — Prisme de flint monté sur un pied de cuivre : On peut, en le faisant tourner autour de son axe, montrer aisément le phénomène de la déviation minimum (Voir les détails donnes dans le texte de cet article). — Lentilles convergentes. — Première expérience. — Diriger l'axe principal vers le soleil et placer, par tâtonnement, un •Vran au sommet du cône des rayons émergents. Effets de lumière et de chaleur; mesure de la distance focale. — Deuxième expérience : Prendre une lentille montée sur un pied; placer d'un côté de la lentille et à la hauteur de son axe la flamme d'une bougie et chercher, par tâtonnement, de l'autre côté de la lentille et avec un écran, le point où se forme l'image la plus nette de la bougie. On vérifiera ainsi toutes les conséquences de la formule générale des lentilles convergentes — Expériences analogues avec la lentille divergente.
[A Boutan.]
RÉGENCE. — Histoire de France, XL, X.WII. — Bien que la loi salique exclût les femmes du trône de France, en fait elles ont souvent exercé le pouvoir avec le titre de régente. Pendant les huit siècles qu'a duré la monarchie capétienne, on voit la régence confiée trois fois seulement à des hommes (l'abbé Suger, le dauphin Charles, fils de Jean le Bon, et Philippe d'Orléans), tandis qu'à six reprises différentes des reines ont gouverné la France, pendant des périodes qui appartiennent aux plus importantes de son histoire, au nom d'un fils, d'un frère ou d'un époux.
Nous allons énumérer les diverses régences qu'offrent les annales de la France à partir du xic siècle, et nous nous arrêterons sur la dernière, celle de Philippe d'Orléans, que l'histoire appelle particulièrement la Régence.
1° En 1147, Louis VII, partant pour la seconde croisade, confia le gouvernement du royaume à Suger, abbé de Saint-Denis; celui-ci montra beaucoup de sagesse et de fermeté dans l'exercice de ses hautes fonctions, qu'il conserva jusqu'au retour du roi, en 1149. — V. Louis VIL
2° Blanche de Castille, veuve de Louis VIII, exerça la régence pendant la minorité de son nls saint Louis (1226-1230), puis plus tard pendant l'absence du roi qui s'était croisé (124.S). Elle mourut en 1252, tandis que saint Louis était encore en Palestine. — V. Louis IX.
3° Durant la captivité de Jean le Bon, son fils Charles (plus tard Charles V) gouverna le royaume en qualité de régent (1356-1360). Ce fut pendant cette période qu'eurent lieu les tentatives réformatrices d'Etienne Marcel et la révolte des Jacques. — V. Chartes V, et Guerre de Cent ans.
4° Isabeau de Bavière, épouse de Charles VI, fut mise en 1403 à la tête du conseil de régence composé des oncles du roi tombé en démence et de son frère. Après avoir favorisé la faction du duc d'Orléans, elle s'allia au duc de Bourgogne pour conserver le pouvoir; exilée en 1417, elle rentra a Paris en 1418; puis elle négocia le honteux traité de Troyes(H20), qui livrait la France aux Anglais et qui donnait à Henri V de Lancastre le titre de régent. — V. Charles VI, Charles VII, Guerre de Cent ans.
5° Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, avait été désignée par son père pour diriger l'éducation de son jeune frère Charles VIII (1483). Elle exerça de fait la régence, sans posséder officiellement aucun titre, jusqu'au mariage de Charles Mil avec Anne de Bretagne (1 i91). — V. Charte* 17//.
6° Catherine de Médicis, veuve d'Henri II, s'empara du pouvoir à la mort de son fils aîné François II (lôOn , et le garda pendant la minorité de Charles IX, mais sans avoir, non plus qu'Anne de Beaujeu, le titre officiel de régente.