‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. Buisson (volume 3)Chapitre 401 sur 534 · IV. TÉUÉBINTHACÉES ORNEMENTALES. — NOUS les · texte numérisé non relu

IV. TÉUÉBINTHACÉES ORNEMENTALES. — NOUS les

citerons seulement; ce sont: Le Sumac de Virginie, le Sumac glabre, le Fustet, le Sumac des corroi;eurs, le Vinaigrier, le Vernis du Japon (Rhus verriix).

Famille des Rutacées. — Etym. : de Rida, nom latin de la Rue — Défiriilion : Dialypétales hypogynes. à fleurs régulières, à calice persistant, appartenant à la classe des Térébinthinées.

Caractères botaniques. — Elles diffèrent des Tércbinthacées surtout en ce que leurs fleurs sont toujours hermaphrodites: en ce que la corolle est quelquefois gamopétale ; en ce que les carpelles du gynécée sont toujours soudés, et parce qu'il y a toujours deux ovules dans chaque loge de l'ovaire.

I sages DES rutacées. — Les Rutacées les plus usitées sont :

1" La Rue indigène.

2° La Rue d'Espagne, qui possède une âcreté telle qu'elle peut être rangée clans le groupe des médicaments violents; elle peut provoquer des pustules ulcéreuses sur la peau des personnes qui la cueillent.

3e VHaplophyllum tuberculatum, qui croît on Egypte et sert dans ce pays à fairo une eau pour

empêcher la chute des cheveux et conserver uno chevelure abondante.

4° Le Peganum harmala, qui croît dans les terres sablonneuses de la région méditerranéenne. L'odeur de cette plante est repoussante ; sa saveur est acre et amère. Les Turcs emploient ses graines comme condiment. Ils tirent de la plante une matière tinctoriale d'un très beau rouge.

5° Le Gnyac officinal. C'est un arbre très élevé, dont le tronc peut atteindre un mètre de diamètre; mais sa croissance est très lente. Il croit dans les Antilles, principalement à la Jamaïque, à Saint-Domingue, et à Cuba. Ses feuilles sont opposées, pennées, sans foliole médiane impaire. La partie du gayac la plus estimée est son bois. A froid ce bois ne répand pas d'odeur sensible, mais, lorsqu'on le râpe, il prend une légère odeur balsamique; sa poussière fait éternuer. La râpure a une odeur acre qui prend à la gorge ; elle devient veidâtre au contact de l'air ou lorsqu'on l'expose à l'action des vapeurs nitreuses. Les propriétés du bois de gayac sont dues à la gomme-résine dont ce bois est imprégné. On peut obtenir la résine de gayac soit en traitant la râpure du bois de gayac par l'alcool rectifié, soit directement lorsque l'arbre vient d'être abattu. Dans ce second procédé, on débite l'arbre en bûches d'environ 50 centimètres; chaque bûche est percée d'un trou suivant son axe au moyen d'une forte tarière ; elle présente ainsi un canal central. Toutes ces bûches sont passées au feu; la résine vient se condenser dans le canal central et, en opérant convenablement, on peut la recueillir dans une calebasse. La résine de gayac du commerce est en grosses masses d'un brun verdâtre, friable, se colorant en vert intense sous l'action de la lumière ; cette résine se ramollit sous la dent; sa saveur, d'abord peu sensible, se change bientôt en une âcreté brûlante dont l'action se porte sur le gosier. Pulvérisée ou exposée au feu, elle répand une odeur bien sensible de benjoin. La résine de gayac est très usitée en pharmacie.

A la suite des Rutacées nous devons encore citer deux plantes que l'on range aujourd'hui dans la famille des Simarubées et qui sont fréquemment employées; ce sont :

l°Les Ailantes, qui sont surtout usités comme plantes ornementales sur les promenades publiques.

2° Les Quassia, qui fournissent à la pharmacie un principe immédiat d'une grande amertume. [C.-E. Bertrand.]

TERRAINS (classification des). — Géologie, III. — Il y a un ou deux siècles à peine, le sol était un sujet d'études encore inconnu des naturalistes et même des voyageurs; il semblait qu'il n'existât pas ; on ne recueillait et on n'examinait que les matières utiles ou remarquables par leurs apparences extérieures. Des deux grands naturalistes dont le nom domine le dix-huitième siècle, Linné ne poussa pas ses investigations au delà, de la minéralogie, encore dans l'enfance par suite de l'absence des connaissances chimiques ; et Buffon n'étudia guère le règne minéral que pour y chercher des preuves à. l'appui de sa théorie de la terre.

Il était réservé à Guettard de poser les véritables bases de la géognosie ; en 1746, au moment où Buffon écrit la Théorie de la terre, il lit à l'Académie des sciences son travail si remarquable intitulé '.Mémoire et carte miner alogiques sur la nature et la situation des terrains qui traversent la France et l'Angleterre. « Je me suis proposé, dit-il [Mém. de FAcad. d»s sciences pour 1746, p. 5G!), de faire voir par cette carte qu'il y a une certaine régularité dans la distribution qui a été faite des pierres, des métaux et de la plupart

TERRAINS

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des autres fossiles ; on ne trouve pas indifféremment dans toutes sortes de pays telle ou telle pierre, tel ou tel métal ; mais il y a de ces pays où ii est entièrement impossible de trouver des carrières ou des mines de ces pierres ou de ces métaux, tandis qu'elles sont très fréquentes dans d'autres et que, s'il ne s'y en trouvait pas, on aurait plus sujet d'espérer d'y en rencontrer qu'autre part. » 11 traça sur ses deux cartes trois bandes continues entourant à la fois Paris et Londres. La plus intérieure, ou bande sableuse, correspond aux terrains tertiaires ; la moyenne, ou bande marneuse, correspond assez bien au terrain crétacé ; la plus extérieure, ou bande schisteuse ou métallique, comprend tous les terrains plus anciens. L'idée de Guettard, d'une portée si immense, fut complètement méconnue do ses contemporains, peut-être parce que son auteur était et resta toujours trop en arrière de Linné et de Buffon, dans ses travaux sur les corps organisés. Guettard ne paraît pas avoirjamaissongé à rechercher l'âge relatif des différents terrains qu'il avait reconnus.

La première classification ayant une véritable importance est celle qui a été proposée à la fin du dernier siècle par Werner, d'après l'étude détaillée qu'il avait faite du sol de la Saxe. L'auteur appliqua aux grandes divisions qu'il avait reconnues dans lesterrains stratifiés des noms allemands qui furent adoptés en Suède et assez vite traduits en français et transportés en Angleterre et en Italie, les seuls pays où les études géologiques eussent alors pris naissance. Werner avait établi les quatre groupes suivants : terrains primitifs, terrains de transition, terrains secondaires, et terrains d'alluvion, auxquels vers 1807 Al. Brongniart, d'après L'étude des environs de Paris, ajouta un groupe nouveau précédant celui des terrains d'alluvion, les terrains tertiaires. Depuis plus de soixante ans, presque tous les géologues sont d'accord pour admettre ces cinq grandes divisions fondamentales, auxquelles cependant de nouveaux noms sont parfois donnés. Ainsi les terrains du transition ont reçu aus-i le nom de terrains primaires, et les terrains d'alluvion celui de terrains quaternaires. Au point de vue des caractères zoologiques, on a distingué les terrains en azoïques (sans animaux), pa/èozoïques (à faune ancienne), mésozoiques (à. faune intermédiaire), et cœnoz'ïques (à faune récente).

Quant aux matériaux non stratifiés, massifs et d'origine ignée, ils ont été répartis en cinq groupes contemporains des précédents ou à peu pi es, et sont généralement designés par le nom de la roche qui y joue le rôle principal.

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