‹ Dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, publié sous la direction de F. BuissonChapitre 186 sur 573 · ÉCOLES NORMALES · texte numérisé non relu

ÉCOLES NORMALES

» Art. 11. — Les tables des études dans les écoles normales seront les mêmes que dans les écoles primaires; seuls les sièges seront changés et remplacés par des chaises.

') Art. 12. — Dans les classes disposées en amphithéâtre, les tables seront supprimées, les sièges prendront la forme indiquée par le modèle cijoint, c'est-à-dire qu'ils seront à deux places avec dossier en bois et comporteront une tablette latérale destinée à poser le papier et le bras pour prendre des notes.

» Une planche au-dessous du siège permettra de déposer les livres ou cahiers.

» Les dimensions seront les suivantes :

» Hauteur du siège au-dessus du sol, 45 centimètres.

» Hauteur du dossier au-dessus du siège, 40 centimètres;

» Largeur du banc à deux places, l^.io.

K Profondeur du siège, 45 centimètres.

x) L'adoption de ces bancs permet de placer 48 élèves dans une classe de dimensions moyennes (7" sur 7""), en laissant cinq couloirs de dégageme nt.

» L'espace de 2", 20 réservé pour la table du Professeur est suffisant même pour les classes de

chimie, surtout si l'on admet que le laboratoire sera juxtaposé à la classe et qu'un tableau mobile permettra de laisser voir les expériences dispo' sées à l'avance. »

PAYS ÉTRANGERS

ALLEMAGNE. — Bade. — Le mobilier de la salle de classe comprend, outre les sièges nécessaires, des rideaux, une armoire pour la conservation des livres et autres objets, une table ou un pupitre, et une chaise. [Schulordnung du 23 avril 1869, art. 37.)

• Bavière. — Les autorités provinciales ont à diverses reprises recommandé l'emploi de tables et de bancs de dimensions proportionnées à la taille des élèves, et dont la construction réponde aux indications de l'hygiène. Dans la province de Haut-Palatinat, des modèles spéciaux, pour trois tailles différentes, ont été dessinés et envoyés en 1871 aux autorités scolaires locales par les soins de l'administration : toutes les nouvelles acquisitions de mobilier doivent être conformes à ces types officiels,

Prusse. — Les bancs et les tables doivent être construits de façon à ne pas présenter d'inconvénients au point de vue de la santé des élèves. Les tables seront munies d'encriers. Il y aura en outre dans la classe des patères en quantité suffisante pour les coiffures et les manteaux, un pupitre ou une table avec tiroirs, une armoire pour les livres (Arrêté du 19 octobre 1872). Outre ces dispositions générales, des règlements ont été édictés par les autorités compétentes dans diverses parties du royaume. Voici, par exemple, les dispositions arrêtées par la régence de Dusseldorf (14 avril 1874) : « La table et le banc doivent être unis; la place réservée à chaque élève, sur le banc, doit être d'au moins 50 à 60 centimètres en largeur. On recommande spécialement les tablesbancs du système Kunze. » — Le ministère de l'instruction publique a publié da.\^s la Centralblatt de septembre-octobre 1883, p. 613, une instruction du Dr Esmarch sur les tables-bancs et la conformation qui doit leur être donnée pour éviter les déviations de la colonne vertébrale.

Saxe. — Le règlement du 3 avril 1873 contient, outre des prescriptions très détaillées sur les conditions que doivent remplir les tables et les bancs, un tableau des dimensions respectives à donner à leurs diverses parties, calculées pour six tailles différentes.

Trois systèmes sont admis : la table et le banc peuvent être fixes, mais alors le banc doit être à deux places seulement; le banc peut être fixe, tandis que la tablette du pupitre est mobile (système Kunze), et alors le banc doit être à quatre places au maximum ; enfin le banc peut être remplacé par des chaises.

La tablette du pupitre doit être, dans sa partie inférieure, inclinée dans la proportion d'un sixième de sa dimension. La largeur de cette partie inclinée sera de 33 centimètres. La partie supérieure et horizontale de la tablette aura une largeur de 7 à 9 centimètres.

Sous la tablette à écrire sera ménagé un casier pour les livres, élevé de 12 à 16 centimètres au dessus du niveau du banc.

Sous la table il y aura, dans toute sa longueur, un appui pour les pieds, légèrement incliné du côté de l'élève.

Chaque siège sera muni d'un dossier, incliné en arrière d'un douzième de sa hauteur; ce dossier pourra, si on le désire, être muni d'une barre d'appui à la hauteur des reins.

Lorsque la table et le banc sont fixes, la distance doit être nulle; si la tablette du pupitre est mobile, la distance sera négative, et le banc avancera do 3 centimètres au-delà de la verticale abaissée

du bord antérieur du pupitre. Quant à la différence (voir plus haut l'explication de ce terme), à la hauteur du banc, à sa largeur, et à la hauteur de la tablette supérieure du pupitre, le tableau ci-dessous en donne les chiffres en centimètres pour les six tailles prévues par le règlement :

Différeace.

Hauteur du banc.

Largeur du baac.

Hauteur du pupitre

IH

YI

Wurtemberg. — Les prescriptions officielles relatives aux bancs et aux tables sont contenues dans le règlement du 29 mai 1868, dont voici les principales dispositions :

La largeur du banc doit être d'environ 1/5 de la longueur du corps. La hauteur du siège sera d'environ 3/10 de la longueur du corps : c'est la hauteur du genou qui doit la déterminer. La tablette du pupitre doit être, dans sa partie antérieure, inclinée d'environ l6 pour cent. La largeur de la partie inclinée sera de 11 pouces, et pour les classes des élèves les plus âgés, de 15 pouces. La partie supérieure et horizontale de la tablette du pupitre aura une largeur de 2 1/2 à 3 pouces. La différence sera, pour les garçons, de 1/6 de la longueur du corps; pour les filles, 1/2 pouce ou 1 pouce en sus. La distance devrait être négative, le bord antérieur du pupitre devrait avancer d'un 1/2 pouce environ sur le banc; mais, avec des tables-bancs fixes, cet arrangement empêcherait les élèves de se tenir debout. Il faudra, en tout cas, réduire la distance à 1 ou 2 pouces. Sous la table, dans toute sa longueur, doit se trouver un appui pour les pieds. Les sièges doivent avoir un dossier; de préférence, le dossier sera indépendant; mais au besoin il pourra être formé par le pupitre du rang suivant; ce dossier fera, avec le siège, un angle obtus de 100 degrés. De préférence, le banc sera à deux places; on évitera de se servir de bancs ayant plus de quatre places. Les tables-bancs seront de six tailles différentes, graduées suivant l'âge des élèves. Au lieu des tables-bancs fixes, on pourra se servir de bancs et pupitres mobiles, de l'un des quatre systèmes connus, à la condition que la construction en soit conforme aux principes généraux énoncés cidessus.

« Le gouvernement du Wurtemberg, lit-on dans le Rapport sur Hristruction primaire à i'Exposi' tion de Vienne, a été le premier à adopter les réformes et à les prescrire par un règlement formel. Assurément, le banc vvurtembergeois n'est pas un type irréprochable : la distance est réduite, mais non supprimée ; ni le banc ni le dossier ne valent celui de Kunze ou des Américains; la disposition de ces longs bancs forcément rapprochés pour que chaque rang serve de dossier aux élèves du rang précédent empêche le maître d'y circuler et d'approcher des élèves placés au milieu. Ce sont là sans doute de réels inconvénients; mais du moins on a six modèles gradués qui permettent d'éviter les trop grandes disproportions; l'enfant a un point d'appui pour les pieds, un autre pour les reins; enfin le bas prix de ce mobilier permet d'en généraliser l'emploi jusque dans les plus pauvres communes rurales. »

ANGLETERRE. — Les articles 22 et 23 du règlement d'août 1883 sont ainsi conçus :

« Art. 22. ■— 1° Il y aura un nombre suffisant de bancs et de pupitres, gradués d'après l'âge des enfants : dans chaque classe il y aura au moins quatre groupes de tailles différentes.

» 2" Un ospace de 18 pouces par élève, à chaque banc et pupitre, sera suffisant.

)) 3° En conséquence, la longueur de chaque groupe doit ôtre un multiple de 18 pouces.

» Art. 2$. — 1° Les pupitre* seront soit horizontaux, soit très légèrenoent inclinés. Les objections contre les pupitre» inclines sont que les plumes, crayons, etc., roulent continuellement à terre, et qu'on ne peut pas utiliser convenablement ces pupitres comme tables. L'objection contre les pupitres horizomaux est qu'ils provoquent les enfants à se courber. Un rebord saillant, au-devant du pupitre, gène le bras pour écrire.

» 2° En règle générale, les bancs et pupitres ne doivent pas avoir plus de 12 pieds de long. Les groupes de longs pupitres ne doivent pas contenir plus de trois rangs de bancs et pupitres, parce que plus la profondeur est augmentée, plus le maître est obligé d'élever la voix, ce qui est fatigant pour lui-môme, et augmente d'une manière fâcheuse le bruit général de la classe.

)) 3° Chaque groupe de pupitres doit être séparé du groupe contigu, soit par un passage large de 18 pouces, soit par un rideau. »

AUTRICHE. — La loi organique de l'instruction primaire a laissé aux législations provinciales le soin d'édicter les prescriptions relatives au mobilier scolaire. Voici celles que nous trouvons dans la loi du duché de Haute-Autriche du 2 5 janvier 1870, art. 14 : « Les bancs d'école doivent être construits de manière à rendre possible une tenue du corps normale et non nuisible à la santé, en prenant en considération l'âge et la taille des enfants de chaque classe. Tous les bancs doivent être munis de dossiers, et disposés de façon que les pieds des enfants reposent soit sur le plancher, soit sur une tablette. »

BELGIQUE. — Les prescriptions officielles confondent sous le nom de mobilier classique les objets qui forment le mobilier proprement dit et ceux que l'on place en France dans la catégore du matériel d'enseignement. Voici comment s'expnrae l'art. 10 de l'arrêté ministériel du 27 novembre 1874, qui est toujours en vigueur:

« Les bancs-pupitres seront à deux places et munis d'un dossier à hauteur des reins. Ils seront appropriés autant que possible à la taille des élèves.

» On adoptera un modèle spécial pour les filles en âge de s'occuper des travaux de couture.

» L'estrade aura environ 25 centimètres de hauteur sur im,50 de largeur. On la placera contre le mur auquel les élèves font face et, autant que possible, dans toute la longueur de ce mur.

» A part les bancs-pupitres, la table-bureau de l'instituteur et l'estrade, les objets indispensables dans toute école primaire sont :

» 10 Un buste ou un portrait encadré du roi ;

» 2° Un christ ;

» 3° Une ou deux armoires-bibliothèques;

» 4° Une planche noire fixe qui s'étendra, autant que possible, sur toute la longueur de l'estrade. Elle aura au moins im,25 de hauteur. Il y aura, en outre, un tableau mobile par division d'élèves ;

» ô" Un poêle à air chaud ou calorifère-ventilateur;

>> 6° Une collection de poids et de mesures, y compris une balance à plateaux, une balance à bascule et une chaîne d'arpentage ;

» 7° Deux collections, au moins, de tableaux propres à l'enseignement par intuition (histoire nationale , histoire sainte, histoire naturelle, etc.);

>> 8° Une carte de l'Europe, une carte de la Belgique, une carte de la province, un globe, et le plan cadastral de la commune;

» 9° Une petite collection d'objets d'histoire naturelle, composée, autant que possible, de spécimens recueillis dans la localité ou dans les environs;

» 10» Une horloge;

» 11» Quelques instruments de pliysique ;

» 12" Une collection des principales formes géométriques;

'» 13" Des cadres pour afficher le programme des leçons et le règlement de l'école;

» 14° Des thermoniètrcs, dont un au moins sera placé à demeure dans chaque classe. »

D'autre part, voici un extrait du cahier des charges officiel dressé en 187ô par le ministère de l'intérieur pour les fournitures de mobilier classique :

« Les bancs auront une longueur d'un mètre chacun; les embases seront en chêne de 0™,08 d'équarrissage ; la traverse des embases, en bois de sapin ; les montants et les supports, en quartiers de sapin de 3,5 millimètres d'épaisseur; les sièges, en planches de sapin, de même que les pupitres. Il y aura, à chaque pupiire, un encrier muni d'un couvercle en cuivre.

» Les porte-manteaux seront en fer de fonte émaillé, vissés solidement sur des planches de sapin. Il y en aura, en moyenne, treize sur 1™,25 de longueur. Ils seront reliés à des montants de 35 millim. d'épaisseur. Les casiers seront en planches de sapin.

» Les porte-parapluies seront en fer de fonte émaillé; et la caisse du fond garnie en zinc.

» L'armoire-bibliothèque aura 2™, 20 de longueur sur 2^,00 de hauteur. Les montants, les traverses et les assemblages seront en quartier de sapin rouge du nord, et les panneaux en planches de môme bois, assemblées et collées. Les planches intérieures, les tiroirs et les fonds seront en planches de bols blanc, assemblées et collées. Les trois portes supérieures seront vitrées en verre de simple épaisseur. Les portes fermeront à clef.

» Le bureau de l'instituteur aura l"',30 de longueur sur O^jOô de largeur et 0™,85 de hauteur; les montants et les traverses seront en quartier, le tout en bois de sapin, à l'exception des planches intérieures, qui seront en bois blanc. Il sera muni d'un tiroir et de deux portes fermant à clef.

» L'estrade sera formée de refendages de sapin placés à 0n>,30 l'un de l'autre, recouverts de planches de bois blanc Canada bien rabotées. On appliquera sur la face une moulure en chêne solidement attachée aux refendages.

» Le fauteuil sera en bois de frêne avec fond cannelé. L'escabeau sera en sapin.

» Les lavabos seront en sapin. Les consoles, en quartier de 35 millim. d'épaisseur. Les réservoirs, garnis en zinc. Les robinets, en cuivre.

» Les stores seront en coutil gris rayé; les bâtons en sapin ; les supports en fer forgé, les roulettes en hêtre, les cordes en fil, et les contre-poids en fer de fonte bronzé. Us s'ouvriront de bas en haut. »

Les bancs-pupitres à deux places avec encrier sont devises à 30 francs la pièce ; les bancs-pupitres h deux places pour la couture, à 35 francs ; les portemanteaux et porte-parapluies, à 65 francs le mètre courant; l'armoire-bibliothèque, à 220 francs; les stores, à 25 francs la pièce; la table-bureau pour l'instituteur, à 75 francs, le fauteuil à 3j francs, et l'escabeau à 30 francs ; l'estrade, à \'20 francs; le lavabo, de 2 mètres de longueur, à 200 francs.

HOLLANDE. — L'art. 13 de l'arrêté royal du 4 mai 1883 porte : « Les bancs d'école seront munis d'un appui pour les reins. Ils ne seront pas à plus de deux places.

» La tablette d'un nombre suffisant de pupitres sera disposée de façon à pouvoir être utilisée pour les travaux de coulure des filles. >•

ITALIE. — Le règlement du 15 septembie 1860 énumère, sous le nom de materiaie, des objets dont les uns appaniennent au mobilier proprement dit, les autres au matériel d'enseignemenl.

MOBILIER SCOLAIRE

1948 — MOBILIER SGOLAIEC

Les premiers sont : des bancs d'étude contenant un nombre suffisant de places pour tous les élèves ; une table avec un tiroir fermant à clef et une chaise, pour le maître; une armoire fermant à clef pour ranger les livres, les cahiers, etc. ; un poêle pour le chauffage ; un encrier pour le maître, et des encriers fixes pour les élèves ; un crucifix ; un portrait du roi.

SUEDE. — Une publication officielle, faite en 1865 sous le titre de Plans normaux pour les maisons d'école, et dont une nouvelle édition a paru en 1878, contient des prescriptions détaillées relativement à la forme et aux dimensions des bancs pour les élèves, ainsi que du pupitre <lu maître. Les modèles adoptés sont ceux de M. Sandberg, à une et à deux places. La tablette formant le dessus du pupitre est mobile, et glisse d'avant en arrière, comme dans le système Kunze; de plus elle se compose, comme dans le système Liebreich, de deux planchettes juxtaposées par des charnières et dont l'une peut se rabattre sur l'autre. Celle qui touche au corps est arrondie et a une forme concave permettant que l'avant-bras repose sur la table sans que la poitrine soit com- ; primée. Le dessous forme un pupitre couvert, où ' l'on peut prendre aisément les livres en rabattant la planchette mobile. Outre cette case fermée, on peut placer verticalement les ardoises ou les grands cahiers entre la table et deux petites tringles de bois placées le long de la paroi antérieure du pupitre. Un petit taquet tournant sert d'appui pour les dessins et les cahiers. Le siège est une sorte de chaise à placet évidé, à dossier bombé, soutenant les jarrets pour empêcher l'enfant de glisser en avant, et soutenant les reins pour l'empêcher de se courber. L'appui pour les pieds est composé de deux planches jointes par une charnière qui permet de les appliquer l'une sur l'autre : on obtient ainsi trois dimensions donnant à l'élève le choix ou de poser les pieds sur ce socle tout étendu, ou de le rabattre pour avoir les pieds un peu plus près et plus haut, ou enfin, pour les grands, d'étendre les jambes de toute leur longueur jusqu'au plancher de la salle.

SUISSE. — Le choix du mobilier scolaire appartient à l'autorité municipale : c'est dire qu'il n'y a pas de système universellement adopté ou imposé par la loi. Dans quelques cantons, cependant, l'autorité cantonale a cru devoir intervenir en prescrivant certaines règles. Ainsi, dans le canton de Zurich, le règlement du 26 juin 1861 sur les constructions des maisons d'école indique, à l'art. 10, les formes et les dimensions h donner aux tables et aux bancs d'école.

Voici les prescriptions de cet article :

« a) La largeur de la table sera de 0™,375. Une partie de la surface, d'une largeur de 0'",075, restera horizontale, et sera munie d'encriers en verre, à couvercles mobiles. Le reste de la surface sera incliné de 6 centimètres. Sous la table sera une tablette pour les livres, large de 0'",225, et placée à une distance de 15 à 20 centimètres au-dessous de la tablette où se trouve l'encrier. La hauteur de la table, jusqu'à la tablette de l'encrier, sera de de 70 à 85 centimètres, suivant l'âge des écoliers.

» b) La distance entre le banc et le bord antérieur de la table sera de 0'",0625 ; la hauteur du banc, de 45 à 55 centimètres, et sa largeur de 25 centimètres.

y> c) La place réservée à chaque enfant doit être d'au moins 45 centimètres en largeur.

» d) Le passage entre deux tables Lura 20 centimètres de largeur.

» e) Sous la table il y aura un appui pour les pieds.

» f) Chaque banc doit être muni d'un dossier, à moins que la muraille, ou le pupitre du rang suivant, ne puisse en tenir lieu. »

Les systèmes les plus généralement suivis, dans les communes qui ont réformé l'ancien mobilier scolaire, sont ceux du D^ Fahrner et du D' Guillaume, dont le nom a été mentionné plus haut dans l'article général ; c'est un mobilier fixe, à distance nulle, et à deux places. La ville de Bâle, entre autres, a adopté un modèle de ce genre : le règlement bâlois distingue six grandeurs moyennes, graduées d'après l'âge des élèves; le dossier est une simple bande de bois légèrement bombée, destinée à soutenir seulement les reins; l'appui pour les pieds est à des hauteurs difi"érentes, suivant les tables.

UNION AMÉRICAINE. — Nous reproduisons cidessous ce que dit du mobilier scolaire des États- Unis le Rapport sur l'instruction primaire à ^Exposition de Philadelphie :

« Le dernier mot du progrès dans le mobilier scolaire, c'est le single desk (pupitre à une seule place) avec son siège à dossier, tel qu'on le trouve à Boston, dans toutes les écoles. De là il s'est répandu partout, et notamment dans l'Ouest. En Pensylvanie et à New-York on trouve encore généralement le double desk. Nulle part, même dans les plus pauvres écoles, on ne rencontre la table à cinq ou six places.

» Le single desk se trouve avec toutes les conditions de luxe dans les maisons de fournitures (scolaires : c'est à qui réalisera le plus de progrès dans la forme des pieds en fonte, dans la solidité de lassemblage, dans le choix des bois, la forme des encriers.

» Le siîigle desk et le double desk se fabriquent pour six ou huit tailles différentes, depuis la pn- 7nary school jusqu'à la normal school, de l'enfant de cinq à six ans jusqu'à l'adulte de vingt ans. On les trouve d'une seule couleur, en bois de cerisier, à Boston et à New- York ; de deux couleurs à Chicago, par la combinaison du bois de noyer et du bois d'érable; ailleurs en sapin. Rien de plus coquet et de plus commode que ces petits meubles.

» Le modèlH Andrews de Chicago, comme celui des écoles de New- York, établit la solidarité entre deux sièges d'une même file. Le banc d'un pupitre se trouve adossé au pupitre qui vient après; en outre, le siège peut se relever. Cette dernière disposition est utile, sutout avec les cfouôZe desks^ et elle permet de résoudre ce problème si difficile de mettre le bord du pupitre et celui du siège sur la même verticale, sans gêner l'élève quand il prend sa place.

» A New-York on a imaginé, en vue des halls et des salles de récitation, un pupitre qui peut se rabattre ; mais ce système a des inconvénients et ne nous paraît pas nécessaire. Les pupitres de Boston nous semblent de beaucoup supérieurs aux autres.

» Les pupitres à une seule place coûtent depuis 5 jusqu'à 0 ou 7 dollars et les pupitres à deux places depuis 6 dollars 1/2 jusqu'à 8 dollars 1/2. On voit qu'il y a pour une même classe une assez notable économie à employer les derniers (3 1/2 ou 2 dollars par élève); c'est ce qui fait encore adopter les double desks dans les écoles de la Pensylvanie et dans les classes primaires des écoles de lOuest (Oiiio, Indiana, lowa, Michigan).

» Le maître n'a jamais, aux Etats-Unis, une estrade élevée où il se tient pour enseigner. Sur une plate-forme de 18 à 20 centimètres, quisouvent occupe toute la largeur de la classe, et derrière laquelle se trouve un très long tableau noir, se trouve simplement une table à tiroirs avec un petit pupitre et une chaise ordinaire. C'est là que se place le maître ; mais il y est rarement pendant la leçon. Dans les classes de récitation, la maîtresse n'a souvent pas de table, mais une chaise élevée avec une tablette pour les pieds, et un petit appareil mobile fixé à gauche pour y placer uu livrr.

MODÈLES

MODELES

•> A l'entrée de toute» les classes, dans le corridor, on trouve un robinet donnant de l'oau fraîche dans une cuvette en porcelaine, et un petit gobt-lct en méial anglais. La cuvette est placée sur un petit meuble qui cache le vase destiné à recevoir l'oau sale. »>

MODELAGE. — Les programmes d'enseignement des écoles normales primaires, du 3 août 1..S8I, et ceux des écoles primaires supérieures, du là janvier 1881, ne parlent pas du modelage. Par contre, une place a été faite à cet exercice dans le programme des écoles primaires ("iT juillet 1882), dans celui de l'école d'enseignement professionnel de Vierzon (II août 1881), et dans celui diî l'école normale spéciale de travail manuel (1884). Le programme des écoles primaires porte, sous la rubrique Travaux manuels: « Modelage : reproduction de solides géométriques et d'objets très simples (dans le cours élémentaire). — Modelage : ornements simples d'architecture (dans le cours moyen). — Exercices combinés de dessin et de modelage : croquis cotés d'objets à exécuter et construction de ces objets d'après les croquis, ou vice-versa (dans le cours supérieur). » Pour le programme de l'école de Vierzon, V. l'article Manuelles d'apprentissage {Ecoles), p. 1831 ; pour le programme de l'école normale spéciale de travail manuel, V. Manuel [Travail), p. 18"27.

MODÈLES. — Au mot Dessiriy le Dictionnaire de pédagogie s'est déjà occupé des modèles. Il en a défini la nature, il en a indiqué le rôle en disant qu'en résumé ils devaient suivre pas à pas la méthode, en être l'accompagnement nécessaire ett, en quelque sorte, la figure sensible. Il les a distingués en deux classes (jue l'on peut appeler d'une part les modèles géométriques et de l'autre les modèles artistiques. Mais en réalité cette distinction est le fait de l'analyse -. car. si l'on considère l'essence du dessin et sou unité fondamen- (tale, les véritables modèles, quel qu'en soit le sujet, ne représentent qu'une succession de modes gradués et qu'une série d'exercices allant du point et de la ligne droite jusqu'aux délinéations inliniment variées qui servent d'enveloppe aux formes vivantes.

iVéanmoins, puisque la logique met à la base de l'enseignement du dessin les idées et les tracés géométriques, on peut dire que les modèles à employer, pouriixer ces idées et obtenir ces tracés, doivent être d'ordres diflerents. Mais c'est la science elle-même qui en établit la classification et qui en assure la perfection. Les uns seront des représentations linéaires des figures et des solides (géométriques, et nous présenteront ensuite ces solides eux-mêmes sous leurs formes matérielles. D'autres, d'un caractère plus abstrait, serviront à faire comprendre d'abord la position de lignes données par rapport à des plans donnés; puis la position de différents plans les uns par rapport aux autres; les évolutions de plan?, qu'il s'agisse de développements ou de rabattements ; les projections sur des plans divers, etc. Une autre classe de modèles sera consacrée aux applications du dessin linéaire et géométrique, à la coupe des pierres, à la menuiserie et à la charpente : elle offrira des exemples des principaux assemblages, etc. Enfin, comme complément, on donnera un balustre, une colonne, une porte, une niche en maçonnerie avec l'appareil de leur constiuction. Ces derniers modèles formés de parties rassemblées ou juxtaposées pourront se diviser et montrer le détail de leurs coupes verticales et horizontales les plus imporianies. Les modèles en relief devront être construits de manière à se prêter à des exercices de relevé géométral et de perspective. Ils ont ce privilège d'être d'un caractère universel et de se trouver, en ce qui concerne leur nature et leur choix, au-dessus de la discussion, l'o Partie.

Le choix des modèles dits artistiques soulève, au contraire, une importante qn».*siion souvent controversée. A quelle famille d'oeuvres d'art, à quelle éDOCjue privilégiée convien'-il de les emprunter ? Un pareil sujet mérite qu'on s'y arrête. Nous le traiterons brièvement.

L — Si l'art, en général, est une expression, SMis une forme au«>si parfaite que possible, des idées les plus conforniïes à la véritable nature de l'esprit humain, cette qualité, qui fixe la valeur des productions, qui assure leur univer>alité et leur durée, doit être celle que nous rechercherons avant tout dans nos modèles.

Le privilège de survivre à des civilisations éteintes, pour demeurer à travers les siècles un sujet d'admiration et comme un titre de noblesse pour l'humanité, ce privilège est celui des productions que l'on a appelées classiques : il appartient aux chefs-d'œuvre de l'antiquité et à un grand nombre d'ouvrages des artistes de la Renaissance. Ces deux grandes phasos de la splendeur du génie humain nous ont laissé des exemples d'un ordre différent. Les anciens ont donné à la forme, et par ticulièrement à la forme humaine, la signification la plus étendue. Dune part, ils voyaient dans celle-ci la représentation la plus fidèle de l'esprit ; et, d'un autre côté, par une profonde observation, ayant démêlé les affinités qui existant entre certaines manières d'être du corps humain et la nature extérieure, ils avai^^nt créé une série de types qui, partant de mélanges plus ou moins adoui;is de l'homme avec la brute, exprimaient la vie naturelle à ses différents degrés et rélevaient dans 1 ordre de l'esprit jusqu'aux personnifications les plus hautes et les plus subtiles. Dans ces personrufications nombreuses et admirablement caractérisées, créées par les artistes avec autant de sûreté que s'ils n'eussent fait que copier des modèles vivants, les antiques offrent, au milieu de leur variété, une simplicité de donnée, une perfection de proportion, une beauté de lignes qui les rendent à jamais propres à charmer l'imagination et à servir aux progrès de la raison.

Ce que nous disons de la figure humaine s'applique également à l'ornement, particuiièremeiit à celui qui emprunte ses éléments à la flore et à la faune, alors môme que de leur combinaison résultent des ê res chimériques.

Les œuvres de la Renaissance, bien qu'inspirées par l'antiquité, sont moins le fait d'un idéal préconçu ; elles sont plus pej-sonnelles à l'artiste, plus passionnées, plus semblables à notre vie. Elles sont excellentes par l'expression morale de la figure humaine; elles brillent dans l'ornement, par une vivante et inépuisable fantaisie: et, quoique le désir de montrer du talent soit souvent la seule idée qui les ait inspirées, elles ont, par leur tournure hardie, par leur esthétique raffinée et par une sorte de contention de pensée tout à fait propre aux modernes, quelque chose de sublime ou de rare et, par suite, une imposante autorité.

Nous savons qu'il peut exister chez plusieurs personnes une prévention très forte contre 1 antiquité considérée comme classique. On voit quelquefois, dans l'importance qu'on lui accorile dans les études, la cause du développement diflicile de notre originalité. C'est oublier notre histoire et méconnaître les points de contact et les conformités remarquables qui existent entre le génie antique et notre génie national. Et s'il était nécessaire de montrer que celui-ci a rencontré sa plus complète et sa plus vive expression sous linfluence des anciens, il suffirait de nommer le xvii« et le xviii*= siècles. Qui oserait dire que l'etude de l'antiquit*?, si dominante alors, ait entravé le premier dans la cn^ation dun style original dans sa grandeur, et refroidi le second dans l't-xpansion de sa vie charmante et d'une grâce sans précédents?

MODÈLES

MODÈLES

Si notre temps a tiré un moindre parti de son commerce avec les anciens, c'est qu'il y est revenu bien plus par un sentiment mal défini et par rimagiiiation que par la raison, bien plus par l'imitation de qualités purement extérieures et une sorte d'amour de la vétusté que par l'étude de ces conditions morales, aussi bien que matérielles, à l'aide desquelles les artistes de l'antiquité ont su revêtir des formes de la vie de pures abstractions et élever la réalité jusqu'à l'idéal.

D'autres personnes voudraient que l'on allât directement à la nature vivante. Elles ne sont pas effrayées de placer tout d'abord l'élève en face de mille cas divers; elles ne redoutent pour lui ni les entraînements de la réalité, ni le doute qui naît de ce qui passe ; elles mettent avant tout l'étude des particularités et. au-dessus de tout, le développement du sens individuel.

A vrai dire, nous trouvons dans le monde de l'art ce qui se produit ailleurs : deux courants d'idées, deux partis. D'un côté, l'on se préoccupe de ce qui dure ; de l'autre, on n'a souci que de ce qui échappe. Au fond ce sont là les termes nécessaires du grand contraste dont résulte la vie ! Mais chacun de ces termes a son rôle et sa place. C'est dans ce sentiment que nous ferons observer à ceux qui repoussent la tradition comme base de l'enseignement, qu'il n'y a pas de science de ce qui change, et que le respect absolu du sentiment particulier serait la négation de toute éducation. L'art n'est pas autrement constitué que l'esprit humain : il est composé d'éléments spontanés, mais aussi de travail réfléchi. Ce travail est celui de la raison. Rien de moins individuel qu'elle; c'est le fonds commun de l'humanité. Assurément, sans passion, sans liberté, l'homme n'est pas complet. Mais ce que l'éducation communique d'idées générales aux esprits les plus originaux, le peu qu'elle leur en donne est Cvi qui les soutient d'abord et ce qui rend leurs œuvres accessibles à nos humbles compréhensions.

De telles données sont conformes aux tendances logiques du génie français, aux besoins de notre esprit toujours prêt à subordonner l'individu, et plus disposé à chercher le mieux dans le perfectionnement de la règle que dans le développement de l'indépendance. Sans doute il existe dans le domaine de l'imagination des qualités sinon plus désirables, du moins plus brillantes que celles que nous possédons. Pouvons-nous les acquérir de propos délibéré? Qu'on y regarde bien et qu'on dise si, en cherchant à nous compléter depuis cinquante ans, nous n'avons pas un peu perdu de notre clairvoyante raison, sans avoir pu doter nos oeuvres du charme que revêtent ailleurs la libre fantaisie et une vague sensibilité.

Une dernière question est celle de savoir s'il faut placer indifféremment et tout d'abord entre les mains de la jeunesse les raille documents que l'histoire de l'art a mis à notre disposition. Ce serait encore un grand danger. Rien de plus séduisant pour nous, dans les productions de l'art, que le caractère; rien aussi de plus délicat à fixer, d'abord, que la limite qui sépare le caractère, tel que l'art le comporte, de la bizarrerie. On ne peut pas accueillir indifféremment tout ce qui a été fait : il faut commencer par former le goût. Nous n'entendons pas certainement éloigner pendant longtemps des yeux de l'élève des docur ments dont la connaissance est indispensable aujourd'hui. Leur étude sincère et éclairée trouve son application naturelle dans les restaurations sans nombre que notre époque est appelée à opérer. Mais il faut craindre d'étouffer chez l'élève la précieuse faculté de juger. Nous le craignons, c'est aux études historiques abordées sans discernement que notre école doit attribuer la timidité, le goiit incertain qu'elle apporte

dans les travaux d'imagination et son entraînement vers les pastiches.

Décidés à n'aborder la nature qu'avec un guide et l'histoire de l'art qu'appuyés sur une critique, nous ferons donc sagement de choisir nos modèles parmi les œuvres de l'antiquité, en évitant Tarchaisme, et aussi parmi celles de la Renaissance. Tandis que dans les premières nous trouverons la simplicité, la justesse et cette sérénité qui sont un signe du but désintéressé de l'art, les secondes nous offriront, dans la manière d'exprimer les formes, une énergie qui doit être le plus utile des remèdes pour combattre la langueur de nos œuvres et pour faire justice de la théorie énervante qui fait consister l'art à amoindrir les grands accents de la nature. Croit-on mieux exprimer par là ce que la nature dit si vivement à notre esprit? C'est pour préparer la jeunesse à la saisir par ses côtés généraux et permanents que nos modèles lui sont offerts. Des notions essentielles de perspective et d'anatomie leur viendront en aide. Partant de là, nous serons conséquents avec nous-mêmes en disant ici que les études d'après nature, venant en leur temps, doivent, en définitive, attirer la prédilection de tous ceux qui dessinent; qu'elles assurent la vie de l'art et que, si après qu'on y aura été bien préparé elles sont sincèrement conduites, elles provoqueront la reconstitution d'un idéal.

L'amour de la vérité non pas systématiquement ornée, non pas rabaissée par la recherche de détails infimes, mais bien de la vérité élargie et ramenée aux conditions essentielles de l'être, a toujours animé les plus grands esprits. C'est dans ce sens que Fénelon, appliquant à l'art de l'écrivain les idées qui précèdent, disait dans son discours de réception à l'Académie française : « On a compris enfin qu'il faut écrire comme les Raphaël, les Carrache et les Poussin ont peint, non pour chercher de merveilleux caprices et pour faire admirer leur imagination en se servant du pinceau, mais pour peindre d'après nature. » Mais par quelle série d'études ces beaux génies ne s'étaient-ils pas préparés à rendre vraiment la nature en lui donnant sa plus haute expression !

II. — Ces idées d'unité et de méthode ne sont pas nouvelles, mais il est toujours nécessaire dy insister. Elles prévalent aujourd'hui dans le choix des modèles qui servent à l'enseignement du dessin.

Et d'abord les programmes adoptés par le Conseil supérieur de l'instruction publique pour les divers établissements universitaires sont les mêmes, qu'ils s'adressent à l'enseignement primaire ou à l'enseignement secondaire. En réalité, de même que le dessin est un, de même il n'y a qu'un programme, dont les parties successives s'appliquent aux différentes classes, suivant leur degré. Ainsi tandis que l'enseignement du dessin à l'école primaire s'arrête aux éléments et se borne aux huit premiers paragraphes, celui des écoles normales va plus loin et atteint jusqu'au paragraphe 15, alors que celui des lycées épuise entièrement le programme général. (V. dans la H« Partie de ce Dictionnaire, 2« tirage, au mot Dessin, p. 580, le texte des programmes des écoles normales et des écoles primaires.)

Persuadé que les programmes seraient lettre morte s'il n'existait pas de modèles adaptés à leur application, le ministère de l'instruction publique et des beaux-ai'ts a formé, pour l'enseignement du dessin, des collections de modèles gradués, destinées aux écoles primaires, aux écoles normales, et aux lycées et collèges. Il existe six types différents de ces collections, savoir : 1° pour les écoles primaires, une collection réduite; 2° pour les écoles normales, une collection réduite; 3° à l'usage des écoles normales et des écoles primaires supérieures, une grande collection; i'» pour les

MODÈLES

MODÈLES

collèges, une collection réduite; 5° une collection pour les lycées et collèges, classes élémentaires jusqu'à la 4* inclusivement; G° enfin une collection pour les lycées et collèges, classes supérieures.

Les collections destinées aux écoles primaires et aux écoles primaires supérieures sont accordées gratuitement b. toutes les écoles qui en font la demande, dans les limites du crédit annuel rais à la disposition du ministère à cet effet. Ce crédit est de 20 000 francs, et jusqu'à présent il a permis de satisfaire à toutes les demandes ; les communes, toutefois, prenant à leur charge les frais d'emballage et de port. Toutes les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices ont été dotées soit de la grande collection n» 3, soit de la collection réduite n° 2.

Nous allons donner d'abord la liste des modèles qui composent la grande collection des écoles normales (collection n° 3), en indiquant les paragraphes du programme auxquels ces modèles s'appliquent. Nous les présenterons ainsi classés dans leur ordre pédagogique.

La plupart de ces modèles sont tirés de la collection de moulages de rÉcole des beaux-arts. Ils figurent au catalogue de l'École sous les numéros indiqués à gauche de la colonne.

N* 3. — Collection complète des écoles normales et des écoles primaires supérieures.

Série A. — Modèles graphies, pour l'enseignement primaire du dessin. (Programme général, § 1, 2, 3 et 4).

Pnx.

» Dix grandes feuilles de Cernesson 7.00

» Deux cahiers (cours élémentaire), par Cernesson 1 .40

M Neuf grandes feuilles, dessin à main libre, courbes elliptiques, etc. (n"* 7, 9. 10, 11, 12, 13.15,16 et 17), Montrocq, édit^

» GraiMuiaiie du dessin, de Cernesson (livre

à l'usage des maîtres) 16.00

» Instruments pour l'étude au tableau,

règle graduée, etc 9.40

Séries B, G et D. — Modèles pour renseignement élémentaire du dessin perspectif à vue, et du dessin géométral. (Programme général, § 5 et 6.)

» Ciaq solides géométriques (cube, prisme,

cylindre, pyramide, cône), en fil de fer. 18.00

a Cinq solides (les mêmes que ci-dessus)

en zinc peint en blanc 22.75

» Huit modèles d'ornement, plan sur plan, de la collection dite « de l'Ecole des arts décoratifs » (n"» 1 à 8) 22.40

» Assemblages de charpente et de menuiserie (12 pièces) 52.30

» Perspectiveélémentaired'Ottin, et cahier... 0.59

Séries E et F. — Fragments et ornements d'architecture. (Programme général, § 7, 8, 9, 11 et 14.)

î,839 Denticules. Temple de Castor et Pollux. . . Perles (agrandies). Temple de Castor et

Pollux •

Oves (restaurés). Temple de Mars vengeur. Rais de cœur (restaurés). Temple de Mars

vengeur

Filet grec du temple de Mars vengeur. . . . Canaux du larmier. Temple de Castor et

Pollux :

Piédestal „.........'!.

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