MARIAGE
« Le lien qui doit unir les cœurs, » sert souvent à étrangler le » bonheur temporel. »
Shakespeare.
La Phrénologie, qui a touché à toutes les questions morales et philosophiques, n'a pas, suivant nous, remué bien audacieusement le fait du mariage humain. Elle porte cependant en elle la solution relative de tous les problêmes et de tous les phénomènes. On a cherché avec raison, et Gall le premier, s'il n'y avait point un organe du mariage ; car le mariage est évidemment d'institution naturelle dans certains degrés de l'échelle animale. Le mariage pour la vie, existe chez le renard, la taupe, l'aigle, le cygne j le rossignol, etc. , tandis que le taureau, l'étalon, le chien , ne s'approchent de leur femelle que pour l'accouplement , après quoi , le mâle et la femelle vont vivre chacun de son côté. Sans pénétrer la raison de ces différences qui ont certainement leur explication dans des nécessités naturelles , et pour aborder la relation sexuelle de l'homme et de la femme, il nous semble, dans ce cas-ci comme dans tous les cas, que si l'humanité est la synthèse de l'animalité, elle doit réunir toutes les tendances et toutes les manifestations. Chacun de ses organes phrénologiques doit être considéré comme la collection de tous les organes divers des animaux. Ainsi, l'Alimentivité humaine est la synthèse de toutes les alimentivités ; l'homme est en même temps Carnivore et frugivore. Ainsi , la Destructivité humaine s'exerce sur tous les règnes de la nature, la mi-