‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 154 sur 257 · MO Y · texte numérisé non relu

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bien laisser un passage a la respiration : on met donc toute son attention à ne pas Loucher le dessous des narines, et comme le plâtre sèche à mesure qu'on l'applique, on ménage deux petits trous correspondant à ces parties. Quelques mouleurs emploient un appareil qu'on adapte a la narine: c'est une sorte de tube long de quelques pouces, qui tient le nez en communication avec l'air extérieur. Quand la couche est assez épaisse, on saisit les extrémités flottantes du dernier fil qu'on a posé , et en l'enlevant on coupe le moule en deux parties; de même pour l'autre fil, ce qui divise votre creux en quatre. Il reste à Fêter de sur la tête du moulé : on introduit un ciseau dans la trace du fil, et on écarte plus ou moins; alors les morceaux s'enlèvent facilement, chacun a son tour. L'opération a duré au plus cinq minutes. Yous avez un creux.

Plusieurs mouleurs compliquent ces procédés , par un excès de précautions; quelques-uns , pour éviter la difficulté des cheveux, couvrent la tête d'une calotte très-serrée ; mais on n'obtient pas ainsi la reproduction fidèle de la forme du crâne ; nous conseillons le procédé que nous avons tracé ci-dessus et qui est mis en pratique , avec une adresse et une habileté rares , par M. Fontaine, mouleur, rue du Colombier, n° 13. Nous conseillons en même temps de ne pas se risquer seul, sans expérience consommée, a mouler un vivant, car on pourrait très-bien l'étouffer ou lui occasionner une apoplexie.

Rien n'est plus facile que de mouler un pied ou une main, après les avoir enduit d'une huile ordinaire.

On emploie, pour mouler sur le mort, les mêmes procédés que nous venons de décrire.

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