ODE
cher dans le cerveau un organe qui préside directement à la perception que le sens olfactif transmet comme intermédiaire ; de même qu'il y a des organes auxquels la vue, Fouie, le goût apportent leurs sensations. Puisqu'on a, fait correspondre FAlimentivité au palais, la Configuration à l'œil, la Tonalité à l'appareil auditif, on devait être amené logiquement à conclure que l'olfaction devait avoir un centre nerveux dans l'organologie. Pour notre part, nous sommes sûr que l'organe de l'odorat qu'on pourrait appeler X olf activité existe , et nous pensons qu'il doit être voisin de l'organe du goût, TAlimentivité, avec laquelle il a de grands rapports. En outre il est tellement fondamental et essentiel , qu'il est certainement situé h la base du cerveau, auprès des autres organes des sens extérieurs.
Nous ajouterons une idée qui nous est personnelle et que nous avons déjà émise ailleurs : N'y a-t-il pas un art des parfums, comme il y a un art des sons. Les parfums , comme les sons , ont une signification propre, et s'ils ne peignent pas matériellement les idées ou les corps, ils en provoquent le souvenir. Il y a une langue des parfums, comme une langue des sons. Puisqu'on est arrivé à classer et hiérarchiser les sons, pourquoi n'arriverait-on pas a hiérarchiser les odeurs suivant une gamme, comme la gamme musicale? Les parfums ont été fort employés dans tous les cultes religieux, dans le culte chrétien, et surtout dans l'Orient. L'odeur est une manifestation des êtres, comme la ligne, la couleur ou la sonoréïté. Chaque odeur comporte une qualité, comme chaque son ou chaque forme. Les parfums sont donc une des expressions poétiques au moyen desquelles les choses se traduisent au dehors. C'est une des formes du Verbe universel. Sans doute l'avenir religieux utilisera les parfums dans son culte, et il leur donnera une place, à côté de la musique, dans l'harmonie de tous les arts qui exalteront la gloire de Dieu.
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