AMOUR DES PETITS. — MATERNITÉ. — FAMIL1SME. — PATERNITÉ ET FILIATION
La nature devait assurer , par un autre organe, l'existence et la prospérité des êtres procréés en vertu de l'instinct de la propagation. Dans toute la nature animée, il se manifeste un penchant impérieux à prendre soin des petits , depuis l'insecte jusqu'à l'homme. C'est une faculté innée, fondamentale, distincte et inhérente à l'organisation. Gall a traité merveilleusement l'histoire naturelle de l'amour de la progéniture : il a établi par de nombreuses observations que dans tous les degrés de l'animalité, la partie cérébrale qui correspond à cet organe est plus développée chez les femelles que chez les mâles. Chez l'homme aussi , la philogéniture est ordinairement moins puissante que chez la femme. Aussi , quand on compare les cerveaux des deux sexes , on remarque que celui de la femme est bien plus allongé dans sa partie postérieure et qu'il déborde bien davantage le cervelet. De cette façon, le type de la tète masculine diffère beaucoup du type de la tête féminine, et il est facile de reconnaître a quel sexe appartient un crâne donné. C'est en observant cette différence qu'on dit assez sûrement si une personne ressemble à son père ou à sa mère , c'està-dire si elle tient au type masculin ou au type féminin. Il arrive souvent que la ressemblance est partagée, que le haut du visage se rapproche du type mâle et le bas du type femelle, ou quelquefois le contraire , mais c'est rare.
L'organe de l'amour des petits ou de la Phiîogéniture es< situé à la partie postérieure du lobe cérébral postérieur, des deux côtés de la ligne médiane, immédiatement au-dessus de cervelet. (Voyez figures 4, 6 et 1.)
Il se traduit extérieurement a la partie moyenne de l'occipital , au-dessus de l'apophyse qui forme une protubérance osseuse. (Voyez le n. 2 des figures 2 et 3.)
Quelquefois ces deux parties des lobes postérieurs s'écartent considérablement l'une de l'autre. Dans ce cas , elles donnent lieu à