‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 198 sur 257 · PROPRIÉTÉ · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ

La propriété , en prenant le mot dans le sens le plus large, n'est pas seulement une convention sociale, c'est encore une institution de la nature chez l'homme et même chez les animaux. Mais il faut

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s'entendre sur les objets de la propriété. L'étude de l'histoire nous montre que le droit de propriété s'est appliqué a diverses choses selon les époques : ainsi l'homme a possédé l'homme au temps de l'esclavage ; il a possédé le travail d'autrui au temps du servage ; et aujourd'hui encore, la propriété , telle qu'elle est constituée par nos codes 9 s'étend aux productions créées par le fait des autres. Un propriétaire d'immeubles ou de capitaux a des droits sur les fruits de la terre ou de l'industrie que les cultivateurs et les ouvriers ont fait éclore : ce droit de l'oisiveté sur le travail commence a être vivement contesté. La transformation à tenter dans le domaine de la propriété consiste à émanciper les instrumens de travail. Ce qui constitue le droit légitime de propriété, c'est le travail personnel; travail moral, intellectuel ou physique, il n'importe , travail de l'artiste, du savant ou de l'industriel. Sans doute les lois de l'avenir établiront ce droit à l'exclusion de tous les autres, et la société ne donnera plus le spectacle déplorable d'une classe de travailleurs exploitée par les oisifs privilégiés. Ainsi le sentiment de propriété qui est inhérent à la nature humaine trouvera une satisfaction normale et complète. ( Voyez acquisivité. )

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