‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 237 sur 257 · TON · texte numérisé non relu

TON

se propageât. Les expériences de M. Chlaclni ont rendu sensible* aux yeux quelques-unes des lois de ces vibrations. Si l'on couvre de sable fin un disque de verre ou de métal que l'on soutient dans tel ou tel de ses points, et qu'on le fasse frémir à l'aide d'un coup d'archet appliqué à tel ou tel autre de ses points, Ton pourra annoncer d'avance que le sable se rangeant d'une manière prévue , formera telle figure déterminée ou telle autre, La vibration des molécules du disque donne naissance a telle figure régulière , ou a telle autre , suivant que le point auquel Ton applique le coup d'archet et celui que Ton soutient varient. Le lecteur pourra voir les expériences ultérieures , à l'aide desquelles le physicien démontre les lois des vibrations des corps dans le traité d'acoustique qu'il a publié. C'est sur ces lois des vibrations que se fondent les tons qui sont eux-mêmes subordonnés et coordonnés entre eux d'après des lois fixes. Supposé que l'homme dut être sensible a la musique, il fallait qu'il fût doué d'une organisation en vertu de laquelle il se trouvât en rapport avec toutes ces lois, qui en renfermât en quelque façon le type. La où cet organe manque, il n'y a pas de point de contact entre l'animai et les tons. Toutes les fois que cet organe existe , l'animal et l'homme sont agréablement aiîectés par la mélodie et par l'harmonie , et désagréablement par la discordance des tons. Lorsque cet organe a acquis une certaine perfection, l'animal ou l'homme, non-seulement perçoit et juge bien les rapports des tons, mais il crée encore dans son intérieur des rapports et des suites de tons , qui plaisent d'autant plus généralement qu'ils sont plus conformes aux lois extérieures des vibrations, et a l'organisation des autres individus.

m Les observations qui suivent convaincront le lecteur que le sens des tons est une faculté propre et indépendante , et que par conséquent il suppose un organe particulier.

» ïl y a de fréquens exemples que cette faculté a existé dans un haut degré d'activité et de perfection dès l'âge le plus tendre. À peine Hsendel eut-il commencé à parler, qu'il essaya de composer de la musique ; son père éloigna de la maison tous les instrumens, mais le jeune Haend'el trouva bientôt moyen de s'exercer ; h lâge de dix ans ,il composa une suite de sonates a trois parties. Piccini ,

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