‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 250 sur 257 · VOL · texte numérisé non relu

VOL

Le penchant au vol est une exagération anormale de TAcquisivité (Voyez acquisivité). II arrive souvent , comme la plupart des autres facultés, jusqu'à iirrésistibilité et à la manie. Gall cite les exemples suivans dune propension invincible à voler :

» Victor Amédée I, roi de Sardaigne, prenait partout des objets de peu d'importance. Saurin , pasteur de Genève, quoique imbu des meilleurs principes de la raison et de la religion , succombait continuellement au penchant à dérober. Un autre individu fut 5 dès son bas âge, en proie à cette inclination. Il entra a dessein dans le militaire, espérant être contenu par la sévérité de la discipline : mais avant continué de voler, il fut sur le point d'être condamné à être pendu. Cherchant toujours a combattre son penchant , il étudia la théologie et se fit capucin. Son penchant le suivit dans îe cloître. Mais comme il ne dérobe plus que des bagatelles, il se livre à son inclination sans s'en inquiéter. Il prend des. ciseaux, des chandeliers, des mouchettes, des tasses, des gobelets, et les emporte dans sa cellule. Un employé du gouvernement, a Vienne, avait la singulière manie de ne voler que des ustensiles de ménage. Il loua deux chambres pour les y déposer; il ne les vendait point et n'en faisait aucun usage. La femme du célèbre médecin Gaubius avait un si fort penchant a dérober, que lorsqu'elle achetait, elle cherchait toujours à prendre quelque chose. Les comtesses M*** à Wesel , et J*** à Francfort , avaient aussi ce penchant. Madame de N*** avait été élevée avec un soin particulier. Son esprit et ses talens lui assuraient une place distinguée

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