CER
marche d'échelon en échelon, et n'arrive enfin jusqu'à l'être le plus composé, l'homme, que par des productions cérébrales superposées. A mesure que le système ganglionique se perfectionne, qu'il existe un petit cerveau au-dessus de l'œsophage, nous voyons aussi se manifester quelques instincts. Chez les insectes, le système nerveux se perfectionne; de degré en degré on arrive aux poissons, aux amphibies , aux oiseaux , dont les hémisphères cérébraux commencent a être beaucoup plus parfaits , enfin aux mammifères dont les cerveaux sont encore de plus en plus composés selon que leurs penchans et leurs facultés sont plus nombreux et plus énergiques.
Puis au degré supérieur, l'homme.
Chez les enfans nouveau-nés, les fibrilles nerveuses sont encore teiîement noyées dans la substance plus ou moins rougeâîre , gélatineuse, et dans les vaisseaux sanguins, que tout le cerveau a l'apparence dune pulpe, d'une gélatine. Après quelques mois, les parties du cerveau situées vers la région antérieure supérieure du front prennent un accroissement plus rapide que les autres. Le front, d'aplati qu'il était, se bombe en avant. Successivement , le cerveau entier se développe de plus en plus, jusque vers l'âge de trente ans , où il a atteint son accroissement relatif à chaque individu. Le cervelet aussi , qui est d'autant plus petit à proportion du cerveau que l'homme est plus près de sa naissance, se développe et se trouve parfaitement formé vers l'âge de vingt à vingtcinq ans ; de trente a quarante , le cerveau et le cervelet restent dans un état a peu près stationnaire, jusqu'à l'âge de cinquante, soixante-dix ans, selon la constitution individuelle. Enfin, toute la masse cérébrale perd peu à peu sa turgescence nerveuse ; elle diminue , s'amaigrit , se rapetisse ; la consistance de ses deux substances subit des altérations. Or le développement de nos penchans et de nos facultés suit parallèlement le développement du cerveau. (Voyez âge.)
La totalité du cerveau n'est point un organe unique : c'est un assemblage d'organes particuliers, qui ont des fonctions différentes à remplir et dont plusieurs se retrouvent dans les animaux. (Voyez pluralité.)