‹ Dictionnaire de phrénologie et de physiognomonieChapitre 64 sur 257 · DAUBENTON · texte numérisé non relu

DAUBENTON

Daubenton mène une base par le bord inférieur des orbites et le bord inférieur du trou occipital ; puis , une autre droite par les condiles , laquelle coupe transversalement la base. M. Blumènbach a déjà observé que ehez toutes les espèces d'animaux, sans en excepter aucune, l'intersection de ces lignes forme un angle de quatre-vingts , quatre-vingt dix degrés. La ligne occipitale n'indique donc pas même les différences les plus frappantes qui existent dans les cerveaux des espèces les plus disparates , et elle ne tient aucun compte ni des parties supérieures ni des parties antérieures, ni latérales ; par conséquent, elle n'est d'aucun usage. — Gall.

DEMARCHE. — allure. — tournure.

» In cessu patuit dea. ?>

» La déesse se révéla par sa démarche. »

La démarche est la physionomie du corps. On peut donc connaître les caractères et les facultés des individus par leur allure extérieure. Les tournures sont aussi distinctes que les visages, et, comme les traits , elles annoncent chaque personnalité ; elles sont, en quelque sorte , le geste général , qui trahit les habitudes et les dispositions. Elles sont harmoniques avec les autres signes puisés dans la phrénologie ou la physionomie ; elles leur viennent en aide et les corroborent. Un homme doué d'un certain caractère , a nécessairement une certaine allure qui correspond à son organisation cérébrale. L'homme orgueilleux ne marche pas comme l'homme modeste, ni le savant comme le stupide. Cette curieuse théorie de

la démarche a été essayée par M. de Balzac , dans une série d'articles de l'ancienne Europe littéraire, où il a réuni une foule d'observations fines et de spirituels poradoxes. Lavater avait déjà, dans ses fragmens , appuyé sur les signes révélés par la démarche. Mais il est fort difficile de les résumer en système et de poser des règles fixes , a cause de leur combinaison infinie. Cette partie de la physionomie humaine exige donc, comme toutes les autres parties, une grande subtilité de tact.

Une démarche balançante indique un homme paresseux et suffisant, surtout s'il branle en même temps la tête.

Les hommes qui marchent habituellement vite, doivent avoir généralement la tête pointue et le front déprimé. — Balzac. Voyez

PHYSIONOMIE. — GESTE. BIIMIQUE.

DÉMENCE.— Voyez folie.

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