FEMME
L'antiquité a fort maltraité la femme : Homère dit que la femme est colérique; Horace, rusée ; Apulée, trompeuse, impudente, chaude, [callidam) ; Catulle, volage (multivolam.)
Dans les analogies animales, les anciens, Aristote et autres, et après eux les naturalistes du moyen âge. comparent la femme h la panthère (pardalis) ; car toutes leurs parties sont semblables. Dans les oiseaux , l'analogue de la femme est la perdrix ; dans les reptiles la vipère.
Les femmes sont méchantes, pétulantes, serviïes, faibles, timides et injustes (toujours suivant les anciens.) Et, ajoute Folemon, les hommes qui se rapprochent de la forme féminine sont efféminés , téméraires, impudens, rusés, perfides, trompeurs, etc.
Les femmes se sont bien réhabilitées depuis l'époque moderne, et, a cette heure, la question de la femme , comme on dit, est une des préoccupations les plus ardentes. Quels sont les droits de la femme au point de vue de l'humanité, de la nation, de la famille? en d'autres termes , quelle est sa nature? quelles sont ses analogies et ses dissemblances avec 1 homme? Est-elle égale ou pareille à l'homme, supérieure ou inférieure à l'homme? A-t-elle sa place dans la cité et dans la politique? Est-elle propre aux travaux intellectuels et aux arts? en un moj;, quelle est la mission de la femme au sein de la société?
Physiologiquement, la première réponse est que la femme doit obéir, comme tous les êtres, aux impulsions de son essence et de son organisation. Quels sont donc les élémens qui constituent la femme? A-t-eîle dans son cerveau les mêmes organes phrénologiques que l'homme? Sans aucun doute. Elle doit donc participer, à certain degré, a toute la vie sociale de l'homme. Mais il est certain aussi que les facultés sont généralement combinées chez la femme d'une autre façon que chez l'homme, et que la nature leur a ainsi