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La folie a donc son siège immédiat dans le cerveau. CTest une véritable maladie encéphalique , dont il faut chercher la cause dans le dérangement anormal des organes pm^énologiques. Déjà la phrénologié a jeté d'éclatantes lumières sur la plupart des aliénations mentales. Elle seule est dans la voie qui pourra faire découvrir des remèdes physiques ou moraux pour combattre et détruire ces malheureux écarts de la nature humaine. D'autre part, la folie étudiée avec intelligence, oifre des indications précieuses sur la physiologie et la philosophie antropologique.
Les causes existantes de la folie n'agissent brusquement que lorsque les sujets sont fortement disposés. Presque tous les aliénés ont offert, avant leur maladie, quelques altérations dans leurs fonctions.
La démence ne peut être confondue avec l'imbécillité ou l'idiotisme. L'imbécile n'a jamais eu les facultés de l'entendement assez développées ni assez énergiques pour raisonner juste. Celui qui est en démence , a perdu une grande partie de ces facultés.
D'un autre coté, la démence diffère aussi essentiellement de la manie. Dans celle-ci , les facultés de l'entendement sont lésées en plus; les maniaques déraisonnent par excitation ; leur délire semble dépendre ou d'un état convulsif , ou d'une augmentation d'énergie du système nerveux et cérébral. Dans la manie , tout annonce la force, la puissance et l'effort ; dans la démence, le cerveau est affaissé ; tout trahit le relâchement , l'impuissance et la faiblesse.
Toutes les facultés sont susceptibles d'arriver a l'état de manie par la surexcitation des organes, et, dans certains cas d'une prédominance native anormale d'une faculté , on peut dire que la manie est innée.