II. ^ Des rapports du cerveau et des nerfs avec
la sensailiin
On croit gi^néralement que les extrémités es nerfs sensitifs sont les réceptacles des ensMions, ou plutôt des impressions; les ordons nerveux, leurs conducteurs^ les lémisphères cérébraux, leur réservoir cenrelisaieur , Torgane ou Tagent de la per- Bplion. Ainsi Timpression, reçue aux exrémités, circulerait dans les Glets, remontrait aux hémisphères et y deviendrait «pression perçue, cVst-à-dire sensation niiuale ou avec conscience.
Or, ni Tanatomie, ni les vivisections, ni obiervalion pbjsiologique et pathologique e iiémontrent ces hypothèses.
1* Anatoroiquement, les nerfs sensitifs tie cerveau ont, dans leurs éléments e^senels , une organisation , une disposition emblables : pourquoi le filet nerveux senitif serait-il organe ou agent d'impression, lleGlet nerveux cérébral, organe ou agent e perception ?
T Quand on sépare un RIet nerveux du erieau par sa section ou celle de la moelle ensiiive, la perception n'a plus lieu : cela e prouve pas que la perception circule, lais seulement que la communication céréraie, et l'intégrité du cerveau sont une unlilion importante de perception.
3* D'ailleurs, quelque temps après lasec- «ndu nerf ou de la moelle, la perception e rébblit, mAcue quand la continuité est iiierrompue; des faits nombreux le démonrenl. De plus, lorsque le cerveau perd peu {eu son intégrité, par une compression îoif (hydrocéphalies, hvdatides ou exsos- )>es cOrébrales» etc.), la perception périple, plus ou moins atfalblie, quelquefois à «me altérée. Mêmes remarques pour la Boelle spinale*
^* Les animaux inférieurs n'ont [las de erveau; cependant ils ont des perceptions, es sensations senties.
5* Des animaux plus inférieurs encore les méduses , par exemple) n'ont pas e nerfs, et cependant ils ont des percep-
iUiiS.
(* Chez les animaux su()érieurs, chez bomme même, certaines parties (les sé- ^uses, les ligaments, les cartilages,., etc ), i*oot pas de nerfs, et néanmoins elles sen- ^t, par des «xcitaols particuliers; dans ^tat pathologique, leur sensibilité est ex- «Mve.
^ Us nerfs des sens spéciaux (olfactif,
<W) Cmuilkémqneê (xoiv^aMii9iç), sensibilité «wnune; idiantkésique* (rSio^ af(r6t)9iç), gensibi- H^ ipédale; noos einployon:s ces mois qnl sont uispensables pour consacrer des distinctions ré-
gustatif, optique, acoustique, etc.), le cerveau lui-même, ne sont pas doués de sensi« bilité commune, ils n'ont que des sensibtlités spéciales, ils ne sont pas eœneukéri* que$^ mais idiœ$ihéêiqu€$ (MO). Tout cela s'applique aux sensations spéciales de la soif, de la faim, du besoin de respirer, etc.
De ce qui (irécède, on peut déjà tirer les conclusions suivantes :
t* La sensibilité ou phitdt l'impression- ^ nabilité vitale appartient à tous les tissus.
2* Les nerfs sensitifs la possèdent au plus haut degré.
3* Il y a une sensibilité cœnestbésique, une autre idittsthésique.
k* Les filets nerveux sont, au fond, les mêmes, dans le système nerveux cérébrospinal et dans le grand sympathique.
5* Celui-ci ne constitue pas un système nerveux à part.
En considérant les choses dans leur ensemble, on peut dire que le système nerveux est un vaste réseau enveloppant tou5 les organes dans ses nombreux filets; ce réseau, continu dans son ensemble, est indépendant dans ses moindres parties. Il n'a« à proprement parler, ni racines, ni tronc, ni branches; ni commencement, ni fin; ni point d'origine, ni point de terminaison. Il forme un cercle, ou nlutêt une série de courbes complètes, réunies ou accolées » d'une part, dans certains centres du pre* niier ordre (axe cérébro-spinal) et dans certains centres secondaires (ganglions), el d'autre part, à l'extrémité opposée ou périphérique, dans la trame des tissus. Le milieu du filet nerveux a moins de volume, les deux extrémités, centrale et périphérique, en ont davantage; elles sont plus épa* nouies.
La moelle épinière est constituée par une série de ganglions en nombre égal à celui des paires rachidiennes, et, de plus, par des filets ou cordons nerveux; il en est de même de la moelle allongée, seulement les renflements sont plus volumineux et plus rapprochés; mêmes remarques pour le cerveau. On peut y distinguer un ganglion olfactif, un ganglionoptique, un olique, etCt un cérébelleux, un autre qui forme les hémisphères cérébraux, etc... L'anatomie comparée, l'embryologie, etc., répandent un jour nouveau sur toutes ces questions.
Ainsi la base du cerveau ou le prolongement de la moelle épinière est la partie fondamentale du cerveau; elle se compose d'une série de ganglions; les hémisphères ne sont que des renflements.
Il n'y a point un système nerveux de la vie organique (grand sympathique( et un de la vie animale (axe cérébro-spinal). Ces deux systèmes ont leurs analogues chez les animaux inférieurs» et ils ne sont pas séparés.
elles. C'est ainsi qoe nous aurons fourni à M. Delpeeh le mot inoduU (tvoc ovXi^), tissu fibreux <*icairtciel qui a été adopté, parce qu'il était uécessaiie et commode.
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