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DE PIIYSIOLOGIB.
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lesqoek on trooTA souvent des concrétions ronsidérabfes. Ils |iarai5seut pourtant arotr l'ouïe fort délicate, ce qui lient h la cooduc* tibililé ooosidérable du milieu daus lequel ils virent.
Oq 0*8 noint trouvé chez les insectes Tappareil d audition ; on sup|)ose que les vibrations sonores sont converties chez eux es impressions tactiles.
Parmi les mollusques, les céphalO|H)des bnocbiaox sont les seuls chez lesquels on ait constaté rextstenced*un appareil auditif: cVst un petit sac membraneux contenant une pierre qui le remplit presque complètement et sur les parois duquel se distribue on nerf.
Le nerf sensoriel spécial de Touie est le nerf auditif.
AlTICLI lY. -* Du TOOCBCB.
I Us notions que nous fournit le sens du toucher sont nôoibreuseset variées ; ou comprend qu'il en soit ainsi, lorsque Ton consi- • dère i*étendue considérable de l'organe qui eo est l'instrument. Indépendamment du cuQtaet des con»8 ambiants, nous percevons w lui la température, la sécheresse, rbuoiidité , le poids , la consistance , l'eut électrique, le uiouvenient« retendue, le nombre... des divers objets qui (Oin|)osent le oionde extérieur. Néanmoins, ijueique (lariiiil que puisse être le loucher, piuMeurs des qualités physiques qu'il nous révèle dans un corps ne sauraient être |)arfaiiaoïenl appréciées sans le concours d'un autre sens tout aussi précieux, celui de la ▼ne. Il est inutile de dire qu'ici comme iHiur tous les sens, l'attention est indis|)ensable k Teiercice actif du touctier. Avant d'aller plus loin établissons entre le tact et le loucher la différence radicale que plusieurs pbraiologistes ont niée bien à tort, puisquelleest précisée dans l'observation et Taaalyse. Le tacl peut être exercé par tous les points de l'enveloppe cutanée et la surface de certaines membranes muqueuses ; au contraire ietoucber exige noo-«eulemet unesurlk*e seusible, comme le tact, mais encore une portion de l'enveloppe cutanée susceptible de se mouler, de s'appliquer sur les corps pour multiplier ses points de contact et par ii apprécier le plusgrand nombre de qualités inhérentes à ces cor}»s, etc.. Le toucner est par conséquent le fait de certains organes remplis$aol les conditions nécessaires, muait de noM*les et présentant une conformalion en bariBoiiie avec le but à atteindre. C'est donc uo tact perfectionné. La distioi> lion (ju'on établit entre le tact actif et le tact passif n'est pas réelle seulement au point de vue de l'iolelligence qui accorde au sens plus ou moins d^altention; ces deux expressions correapoudentaussi à cellesque nous ve- Donsde définir, letact actif répondant surtout 10 toucher et le tact passif au tact proprement iit : eelui-ei a pour siège presque toute Tenreloppe ctttanéo-muqueuse, celui-là ne peut ^exercer que dans un rayon* plus limité.
II iaaporte de ne {las c<Mifoodre, comme
Va fait Halter, la sensibilité générale et la sensibilité tactile. La première nous avertît des diverses irritations mécaniques, chimiques, etc., dont sont affectés les tissus pourvus de nerfs appropriés. Incapal^le de nous fournir des notions précises sur la température, la consistance, la forme, etc., des cor^is extérieurs, elle se borne h transmettre aux centres nerveux et è I âme les impressions de douleur comme les sensations ue plaisir qui naissent du contact des objets environnants. Au contraire la sensibilité tactile peut nous faire analyser plusieurs des qualités des corps; elle peut nous faire connaître non^ seulement ce que la sensibilité générale est capable de discerner, mais encore le contact, la résistance, la température, etc., des objets extérieurs, sensations que le toucher comme nous l'avons dit, fterfectionne, en y ajoutant la perception d^autres* qualités. L*illustre physiologiste dont nous avons prononcé le nom, admet que la transmission des impressions tactiles est le propre de tout filet ner* veux placé au contact des corps extérieurs, et que ces sortes d*impressions sont d'autant plus parfaites et plus intenses que le contact de ces corps et du filet nerveux est lui* même plus immédiat. Ainsi, selon lui , un filet du nerf dentaire mis en contact aveo l'air extérieur par !*usttre «-arieuse, peut non-seulement traduire par une vive douleur l'impression irritante des objets extérieurs, mais encore donner des notions sur la mollesse ou la dureté, la chaleur ou le froid... de ces objets.
Cette opinion ne saurait être admise, car elle est contraire ides faits des plus |)aients: qu'on choisisse la personne la plus susceptible d'anal vser ses impressions, et Ton n'obtiendra d'elle que le témoignage de seusa* tiuns algéiiques. Les 0|»érations chirurgicales nous enseignent du reste que la dénudaiion d'un cordon nerveux, que son contact direct avec un corps extérieur, ne saurait transmettre à Tâme qu'une impression douloureuse et non les matériaux de. notions nettes sur certaines qualités de ce eorps. Distinguons avec Gerdy et la pluiMirl des observateurs, les deux sortes de sensibilité dont nous venons de montrer la différence. Biles ne sont pas sur une même région développées en raison directe l'une de l'autre, puisqu'on Toit des parties telles que le visage bien plus sensibles aux chocs oxt térieurs, aux compressions douloureuses qu'aux impressions qui caractérisent le tact; M main, au contraire, qui possède la sensibilité uctileao plus liaut degré, ressent bien moins l'effet de ces violences.
Le caractère de la sensation fournil une différence remarquable entre la sensibilité générale et la sensibilité tactile. La première produit pour effet un sentiment de iilaisir ou de douleur porté h un degré variable, la aeconde au contraire est ^lar elle-même assez indifférente : elle ne fait en quelque sorte que nous transmettre certaines notions sur les corps ambiants; elle ne saurait créer aucune sensation qui ne puisse être espli-
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rJ*épaisseur de la couche épidermique tians les réffioas si variées <le la surface tégunienaire» Un épideruio trop épais tel que celui \ni recouvre le lalon« diminue et même annihile la sensibilité tactile» car les papilles .^cant ici comme noyées dans Tépiderme ne -eçoivent plus l'impression des objets applipiéâ. Par contre Tabsence d*épiderme lais- ^nt h nu les papilles met obstacle à la senation pare et simple du toucher, car elle raosforme en douleur les impressions qui l'auraient dû servir qu'à la sensation lu contact. La couche épidermique peut ftre considérée lorsau'elle n*est pas trop ifiaisse comme la modératrice de la sensihîité dont sont douées les papilles. Le loucher )e s*exerce normalement qu'à la laveur de intégrité de cette couche inorganique.
Wener a fait des expériences très-cuieuses sur le degré de sensibilité des divers oints de la périphérie du corps. Appliquant es deux pointes d'un compas sur une région le la peau il chen;liait à savoir quel était écartemebt nécessaire pour que les deux mantes produisissent deux impressions séparées et fussent senties isolément. Il est vident que moindre sera l'écartement avec perception d'une double sensation , nlus rande devra être la sensibilité tactile dans e |K)int observé.
Ce procédé expérimental fort ingénieux 5t remarquable par sa U<lélité unie h sa implicite* il permet d'apiirécier, sinon la cnsibilité absolue, du moins la sensibilité elative d'une portion de l'organe cutané. )n peut sur soi répéter l'expérience et onstater la vérité du résultat.
En appliquant h toutes les |)arties du corps m par«^il procédé, il a été permis de construire me sorte d'échelle de sensibilité dont le H»ut de la langue, d'aprèsWeber, occuperait e |K>int le plus élevé; sur ce point de l'or- Ane du goût, l'écartement nécessaire pour ercevoir les deux sensations distinctes erait d'une demi-ligne; puis, par ordre de p^nsibilité viennent : la face palmaire de la halangettedes doigts (1 ligne). — La surface ouge des lèvres; la face palmaire de la euxième phalange des doigts (2 lignes).— ^ face dorsale de la troisième phalange, le out du nez, la face palmaire au-dessus des êtes des os métacarpiens (3 lignes).— Le dos t le bord de la langue à un pouce de la ointe, la partie non rouge des lèvres, le iétacarpe dui)Ouco {k lignes). — Le bout du ro5 orteil, la face dorsale de la deuxième lialange des doigts, la face palmaire de la lain, la peau de la joue, la face eiterne des aupières (5 lignes).— La muqueuse du palis (6 lignes). — La peau de la partie anté-» jeure de la pommette, la face plantaire du métatarsien du gros orteil, la face dorsale de 1 première phalange des doigts (7 lignes).— ^ face dorsale des têtes des métacarpiens S lignes).— La membrane muqueuse des encives f9 lignes).— La parité inférieure de occiput (12 lignes).— Le dos de la main ti lignes). — Le cou au-dessous de la mA** boire (15 lignes].— La rotule (16 lignes),—
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Au sacrum, à l'acromion, à la fes^se, à l'avantbras, au genou et au dos du pied près des orteils (18 liçnes).— Au sternum (20 lignes). —Au rachisTe long des cinq vertèbres dorsales supérieures, près de l'occiput, à la région lombaire (2Hignos).— Au rachis, dans le milieu du cou, dans le milieu du dos, au bras et à la partie movenoe de la cuisse (30 lignes).
Cette échelle de sensibilité établie par Weber est loin d'avoir une valeur absolue, car la finesse du tact est sujette à de très-
Srandes variations suivant les individus. [. Czermak comparant la sensibilité tactile de l'enfant à celle de l'adulte par le procédé du compas a trouvé que l'écartement des branches, nécessaire pour leur perception isolée, pouvait être diminué chez l'enfant et cela dans toutes les régions. La grossesse, d'après cet observateur, mo^iiûe la sensibilité tactile de la peau du ventre à cause de la distension dont cette portion cutanée est le siège. On s'expliquerait cette diminution sensorielle par Taugmentation d'une surface où le même nombre <le nerfs se distribue. ^ IL Belfiotd-Lefèvre s'est livré à des expériences nombreuses, dans lesquelles it s'efforçait d'isoler en quelque sorte Korgane tactile de tout ce qui |)Ouvait modifier ses perceptions, et surtout ses opérations intetlectuelles : il a formulé, dans quelques propositions, les résultats de son expérimentation; ces résultats, pour la plufKirt, sont confirmatifs de ceux de Weber. Ces profiositions sont les suivantes : i* Une portion quelconque du tégument perçoit plus nettement l'intervalle oui existe entre deux points, lorsque la ligne qui unit ces deux j)oints est perpendiculaire à Taxe du corps du membre que quand cette ligne est parallèle à ce méine axe. — 2^ Lorsque deux points amenés simultanément au contact d'une portion quelconque du tégument sont perçus comme nettement distincts, la distance qui sépare ces deux points parait d'autant plus grande que le sens tactile est plus développe dans la portion de tégument que l'on eiplore.— 3* Lorsque deux points sont amenés successivement au contact do la peau, la distance qui los sépare parait plus grande que si le contact a lieu par les deux points en même temps : en général, la distance qui sépare les deux points paraîtra d'autant plus grande que le temps écoulé entre les deux contacts aura été plus consi-^ dérable. — 4* Deux points situés des deux eûtes de la ligne médiane paraissent plus éloignés l'un de l'autre que deux points également distants, mais situés d'un seul et même cûté de cette ligne.— 5* Si Ion choisit sur la surface tégumentaire deux régions dont la position relative soit sujette à varier (paupières, lèvres...) et qu'on appuie chacune des deux pointes d'un compas sur Tune de ces deux surfaces, la distance qui sépare les deux pointes Tune de Tautre, paraîtra beaucoup plus grande que si les deux pointes du compas reposaient en même temps ^ur l'une ou sur raulre surface. — 6*. Le seua
SEN
DICTIONNAlttB
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tactile est plas développé dans les téguments de la tète qae dans ceux du (ronci la face; la délicatesse de ce sens décroît assez régnlièremerit à ntesure que Ton s'éloigne do Toritice buccal. — 7* Dans les membres la délicatesse tactile s*accroll à mesure que Ton s'éloignB davantage de Taxe du corps. — 8* Elle est moindre dans les téguments du tronc que dans ceux des membres.
B. La sensation de résistance exige Tap* préciatiou de Tobstacle que la surface tégumenlaire doit opposer au déplacement d*un corps. Cette sensation est en général un fait complexe dans lequel on observe la coopération de deux 0})érations intellectuel' les distinctes, l'une qui a pour but de juger la pression exercée sur la peau par la masse dont on veut connaître le poids, l'autre qui a pour objet d'évaluer la quantité d*effort nécessaire pour la soulever.
Si dans quelques cas le sens tactile nous permet avec son seul secours de déterminer la résistance d'un corps dont le poids est insignifiant, le plus souvent l'intervention de la puissance musculaire est indispensable )K>ur nous renseigner d'une manière satisfaisante. Lorsque les corps sont d'un poids médiocre nous pouvons assez facilement apprécier les différences dans la résistance qu'ils opposent à la main sur laquelle ils sont placés; mais il n'en est plus de même lors(]ue le chiffre du poids est élevé, lorsqu'il s'agit par exemple d'un poids de plusieurs kilogrammes; alors nous ne pouvons sa sir que des différences considérables. La forme d'un corps intlue sur la .sensation de ponde* rabiliié qu'il fait éprouver au tégument sur lequel il est placé. Belfield-Lefèvre cite l'exemple d'un tronc de cdne qui, appliqué sur la fieau par sa base, paraîtra moins lourd que lorsque c'est l'extrémité opposée qui est en contact avec les téguments ; on peut d'après cela conclure que le poids apparent d'un corps est en raison inverse de l'étendue de la base sur laquelle il s'appuie.
Tous les points du tégument ne sont pô$ éffalement aptes à apprécier le degré de résistance apportée par les obiets en contact. Sous ce rapport on peut établir à peu près la même échelle de sensibilité aue Weber a instituée d'après la perception plus ou moins distincte de deux pointes plus ou moins rapprochées. Les lèvres, la face palmaire des doigts, plantaire des orteils présentent sous ce rapport une très-grande sensibilité et occu()ent le premier rang. Weber affirme en outre que la moitié gauche du corps remporterait sur la moitié droite pour la l^erception des résistances; cette assertion ue saurait recevoir une explication satisfaisante.
C. L'appréciation de la température est subordonnée, pour son intensité, è plusieurs conditions tenant soitaucorps lui-même, qui en est la principale cause, soit h l'organe impressionné. La chaleur animale est en moyenne de 37 degrés. Elle s'abaisse de quelques degrés dans les organes du centre circulatoire. La sensation de chaleur ne l'ourra
être perçue que lOrsque le eorps,en contact avec le tégument, dépassera par sa température celle de la peau, ou restera en-dessousde celle-ci ; dans ce dernier cas , ce sera une sen* sation de moindre chaleur, en d'aolres termes, de froid. L'appréciation sur laquelle nous jugeons de la température d'un corps en contact avec la main qui le touchées!, par conséquent, purement comparative ; nous n'a« TOUS la sensation que des acquisitions oqdes soustractions de chaleur; il en résolte qu'on corps doué d'une tem|»ératnre égale à celle de la partie avec laquelle il est en coiitâct ne nous révélerait aucune sensaticMi de température. De plus, puisqne toutes les régions ne sont pas è la même température, puisque les extrémités peuvent diflereraTee les parties rapprochées du centre circulitoire par unatMiissementde plusieurs dci^ré^, on conçoit qu'un corps puisse paraître chaud dans un point et froid dans un autre.
Le toucher peut nons rendre^juges de»
différences de température lorsque celleti se rapproche de 31 degrés : aux limites de réclwlle thermométrique, cette appréciaiiw devient impossible; ainsi il est rare qu'os puisse distinguer des différences au«4lessoQS de 3 ou 5 degrés centigrades ; de mèm lorsque la main est appliquée sor différeots corps très^.hauds, elle ne saurait perceroir leurs différences tliermométriques, car ici ia sensation se transforme en douleur.
Le conductibilité des corps modifie sio^ lièrement lejugeroent que nous élabiisso&s sur leur température par la (lereeption tK* tile. Les métaux nous paraissent plus froids» pàrœ que étanttrès-bons conducteurs,iU ooas enlèvent plus de chaleur lorsque nous le$ touchons qu'un autre corps non-métalliqae» qui pourtant présentera le même degré é% chaleur. Ce même métaU échauffé et en cootact avec nos tissus, nous donnera une impression calorifique phiSTivequ*un œorceaa de t>ois à la même température, i^arce que le métal abandonnera au tégument une ftius grande quantité de chaleur. Certains corp» exigent plus de chaleur i)ue d'autres |«ur arriver au même degré de chaleur thermométrique ; cette quantité de calorique absorbé est leur chaleur spécifique. Or» ces corps paraîtront plus chauds que d aoire» élevés à la même température. Ainsi od* masse de zinc élevé au même degré an'ooe masse de mercure paraîtra plus cbaode aoe cette dernière; ce qui s'explique par la différence de chaleur spécifique.
Il n'est pas jusquk la forme du corps (f^ modifie notablement la sensation detemf^ rature; les larges surCokces dunnent use icipression de chaleur plus grande que les futiles élevées i la même température. On dirait que les impressions fiariielles reçut^ par chaque point du tégument s'additionuri i et que 1 impression générale résuiie de ct'tu somme d'impressions partielles.
La sensation de la température est comnic les autres sensations du domaiDCdela >eL* sibilité générale. L'explication du phénomène de sensibilité ne saurait 6ireu' oui: ^^
la SEN DE PHTSIOLCX>IE.
tec les cofinâissaiiees actuelles de la pby* lologie. 8*opère«uil un cbaogemeni raoiéiilaire spécial ou hien l'action eai-elle puemenlUyMMDÎque? Telles aool les questions lue se sont posées plusieurs physiologistes ans y répondre. Darwin, ayant observé des eralytiques chez lesquels- la sensibilité Ktile était oomplétement abolie , mais rec persistance de la sensibilité à Taction e la chaleur» en a conclu que le tégument iierne jouit d'une double sensibilité , une pour le tact, Tautre |iour la percep* ion do la chaleur, et que, par conséquent, I eiiste un ordre de nerfs affecté à chacune e ces situations, mais TobserTStion n'a pas onflrroé Tassertion de Darwin ; ces faits Ten sont pas moins dignes d'attirer l'attenion des physiologistes et de pousser à de ouTelles recherches.
Outre les notions précédentes qui sont inispensables aux actes ordinaires de notre 10 intérieure, le toucher peut nous donner es sensations empreintes d'un certain degré e bizarrerie eta'illusion. Tout le monde onnalt cette expérience déjè connue d'Aris- [>te, qui consiste è promener une boule dans an2teformépardettxdoigtssuper(H)sé.squoiu'iT n'y ait en réalité qu un seul corps sphéir|ue, il semble que chaque doigt est tonhé par une boule différente. L'explication e ce phéfiomène repose sur la notion assex arfaite que nous possédons de la distance ormale des surfaces sensibles ; dans le cas ù les ^mrties de notre corps ont une position drcée, si nous ne faisons pas attention à etie circonstance, nous nous représentons is sensations suivant lo ojéine ordre relatif ue les parties d'où elles émanent consereot entre elles dans l'état normal. On a fréuemmeiit l*occasion d'observer cette illusion u toucher à la suite des opérations de rhiopiastie. Le toucher exercé sur la peau du lez, refaite aux dépens de celle du front, ou ne des sensations qui sont rapportées i it région frontale.
Le chatouillement est une sensation assez ingulière, et l'on peut dire sui jenerîf, acomuagnée souvent d'un rire involontaire, roJuiie par des mouvements légers qui ne [int qu'effleurer la surface de la peau. La tlante du pied est le point de Sa surface sur equel se développe cette sensation à un rès-baut degré. Les régions les plus sensibles au toucher ne sont pas les plus favorables h la production du chatouillement.
/>. La sensaiion de volupté a également sa urface spéciale qui est la muqueuse des irganes fécondateurs; ici la production de a sensation exige deux conditions qui sont e frottement et rabord du liquide sanguin lans les capillaires de la partie.
E, Les iensations su6/eclieeisonttrès-vaiées et se produisent dans un grand nombre le cas ; l'état pathologique est éminemment jropre à les développer. Cette multiplicité 10U8 empêche d'entrer sur ce sujet dans des létails qui, d'ailleurs, sont propres k laphy- (lologie |)athologique.
Les modifications physiologiques du tou-
chertiennent tantôt à des conditions pure* ment localest telles que Té^taisseur et la den* site de la peau, sa température... tantôt h des états généraux qui sont le fait de Ttge, do sexe, dn tempérament... Le tact et le toucher se détériorent avec les années; ils sont plus exquis chez la femme, surtout chez Ia femme douée d'une grande irritabilité nerveuse.
Abticlb V. — De la wc (vision).
I I. — • De fa lumière,
La lumière est cet agent qui, p.ace entre l'œtl observateur et le foyer d'irradiation nous fait apercevoir un objet.
L — Emission. — Ondulation.
Deux hypothèses sont émises pour expli* quer la production de la lumière: dans la première» dite théorie de rémission^ et qui a été développée par Newton, on suppose que des particules, imperceptibles aux sens et au microscope, s'échappent de la surface des corps lumineux et s'irradientdans toutes les directions. Ces particules sont tantôt arrêtées par certaine corps appelés pour cette raison opaques) tantôt elles jouissent de la propriété d'en pénétrer d'autres qui sont alors dits rran#parenlf.D.«ns la seconde hypotiièse, on admet que les molécules ùeê corps lumineux entrent en vibration et que les oscilla* tions qu'elles exécutent sont transmises è un fluide impondérable très-élastique appelé étker. C'est la théorie de Descartes.
Pendant longtemps, la théorie de Newton a été acceptée, maisdenouvellesexpériencea ayant été faites à ce sujet (Foucault, 1853), on a reconnu l'inadmissibilité de cette théorie en opposition avecplusieurs faits, et dès lors celle de Descartes a triomphé. Cela posé, examinons quelques phénomènes physiques dont la connaissance est indispensable \iout expliquer la théorie de l'œil. Etd'uborJ, la ligne qui joint l'œil i l'objet lumineux s'appelle rayon lumineux: telle est la définition donnée par les émiâsionnistes. Si maintenant on suppose un corps lumineux, placé dans un milieu quelconque, une sphèio creuse par exemple, et que la surface interne de celle-ci soit complètement éclairée , on verra que, lorsque le corps se trouvera situé dans une seconde sphère d'un rayon double de celui de la première, la même qnaotitéde lumière se répandra sur la surface donnée qui croîtra comme le carré de la distance qui sépare le point éclairé de Totqet lumineux : Téfclairagede cette seconde sphère décroîtra dans la même proportion.
On a cru pendant longtemps que la vitesse de la lumière était infinie; d'après les recherches de MM.Bamès et Castin, la lumière parcourt *M,000 lieues par seronde.