IV. — Infiuence du nerf grand iympaihique iur
lu mouvements du cœur.
Celle influence ne se fait pas sentir au 3éiue degré dans toutes les espèces animais; elle est surtout très-manifeste dans les )8mmifères, chez lesquels le cœur est incrré par les rameaux du grand sympathique i du pneumogastrique; mais si Ton descend nsuiie aux animaux vertébrés de Téchellc aférieare (la grenouille par exemple), chez iqiielle le cœar reçoit seulement des Olets lerTeux d u pne umogaslrique ; cette i nttuence st de moins en moins manifeste, et les bénomènes sont bien dfCTérents. Si donc on uvre la poitrkne d'un mammifère et qu*on Me les branches cervicales du grand sym- «tbiqae en contact avec une macnine leelrique ou un appareil électro-magnéli- [ue, on remarque bientôt une accélération ans les battements du ccrar, les mômes bénomènes s^observent lorsque le courant nagnéliqae a lieu sur les filets nerveux qui m communiquer le grand sympathique vec Taxe cérébro-spinal. Si, continuant expérience, on détache le cœur, les contraoioDs n'en persistent pas moins, mais elles ont beaucoup plus faibles. Chez la grelouiile on voit la production de mouvements Quscalaires dans la jambe, lorsque celle-ci M séparée du tronc.
Quelle est la cause et le mécanisme de ^^ contractions? jusqu'aujourd'hui on n'a lit que des hypothèses, et les théories admi» vs sur ce sujet, basées pour la plupart sur es incertitudes ou des présomptions, no m guère de nature à convaincre définitiveneut.
V. -> Influence du grand iympathique sur la ^igettion^ la cireulalion^ les séerétionSt la nutri*
lion»
L'œsophage et Teslomac reçoîvenl surtout •nfluence du pneumogastrique; mais les lUcitins la reçoivent pTUs particulièrement lu nerf grand sympathique. Celte influence c fait encore sentir dans la vessie, les urètres, fulérus, les trompes etc. D*après ce
(iôO) V09. à ce sajel, les recbercbes de Van der Irke C;illeiifels, Donders, Pincus et Samuel, Gôoling, Brotvn-Séquard, Sellenn, Scbiff, etc. Votj,
que nous avons rapporté plus haut, les excitations portées sur les ganglions ou sur les filets nerveux qui unissent le erand sympathique k l'axe cérébro-spinal leronl contracter ces parties.
Circulation, température.
C'est surtout dans les vaisseaux capillaires que l'on voit l'influence du nerr ^rand sympathique sur la circulation. Apres sa section, les tuniques de ces vaisseaux, qui reçoivent une foule de filets nerveux, semblent se paralyser et se distendent ensuite par suite de l^afilux du sang; d'où l'engorgement des parties et l'élévation de feur température. Ce phénomène a été rendu très-sensible h l'aide de l'expérience de M. C. Bernard. Ce physiologiste a coupé» chez un animal, le grand sympathique au niveau du ganglion cervical supérieur; bientôt après paralysie des vaisseaux et gonflement considérable de l'oreille. Puis ayant excité, à l'aide d'un appareil électromagnétique, la partie du nerf qui se rend à la région engorgée, il a vu la circulation se faire normalement dans les vaisseaux et l'engorgement disparaître. Les capillaires avaient repris leur diamètre primitif. La section du nerf grand sympathique dans un point quelconque de son trajet détermine aussi une tendance aux épanchements :
c'est ainsi que M. Schiff a observé, è la suite de l'ahlaiion des ganglions cervicaux, Thydropisiedu péricarde. M.Collin aflirme que la peau devient alors le siège d'une sueur abondante (430).
Quant à la nu<rt<ton, les nerfs jouent un rôle secondaire dans l'accomplissement de cette fonction. Ainsi on voit des fractures se consolider dans les parties paralysées. Ceux qui rapportent aux nerfs toutes les fonctions plastiquesadmettent, pour l'explication de ce phénomène, rinfluencedesfiletsdugrandsympa* thiquequi se rendentdansces parties frappées de paralysie en suivant les vaisseaux artériels et en allant même jusqu'aux réseaux capillaires des membres. Mais rien ne démontre celte action exclusive du grand sympathique t pourquoi ne pas admettre aussi que les nerfs rachidiens ont leur part d'influence sur la nutrition de ces parties? {Yoy. Nerveux^ Nutrition, etc.)
I yi. — Remarques sur le râle sp**cial du gran4
sympathique.
Abusant J'une idée première déjà ancienne et de quelques vues de Willis et do Bordea, Bichat avait divisé les fonctions en fonctions de nutrition ou de la vie organique, et fonctions de relation ou de la vie animale: la première élait sous l'influence du sysième cérébro-spinal, et la seconde sous l'influence du grand sympathique; de là deux systèmes nerveux : l'un, sysième de la vie organique, ayant pour centre le cerveau et la moelle ; Taunos arti«te8CinccLàTio», ViSCULMRZ, T^nrÉaiTUBC, WEnvEiiï (Sysième), etc.
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