‹ Dictionnaire de physiologieChapitre 276 sur 340 · I. U prsiiqiif àiir · texte numérisé non relu

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lions portées sur les ner^s qui les anioient. Notons que» dans presque loute rétendue de Tintestin et aussi dans les TSisscaux, la contraction affecte un roouTementdit vermt- CMloire* (Tof. Tarticle Digestion.) La persistance de Ja contractilité dans les muscles, se produit quelque temps aprè.s la mort. Sur l*bomme mort en pleine sanlé, sur les suppliciés par exemple, elle n*existe que fiendani les dix ou douze heures qui suivent la mort, c'est-k-dire jusqu'à rétablissement de la rigidité cadavérique.

Chez les animaux k sang froid, la contraclilité s'effectue pendant plusieurs jours dans les muscles après la mort : ainsi on irouTC des muscles de grenouille qui se contractent encore sous nnfluence des courants énergiques d'un appareil d'induction.

Le milieu extérieur a une certaine influence sur la contractilité des muscles dans la cas oui nous occupe. Ainsi Tacide carboiiiqBe, l'ammoniaque, diminuent sa durée, tandis que certaines solutions acides et alcalines, comme l'alcool et l'éther, quand elles 5«)al très-étendues, Tactivent. La température prodoit des effets analogues : modérée, ta coBtractilité se prolonge ; elle disparaît f»ar suite on d'une trop grande élévation ou d'un abaissement trop grand.

Disons quelques mots sur les phénomènes électriques qu'on peut constater dans les muscles. Quand on met en rap|)ort Tune des extrémités du fil d'un galvanomètre avec la surface de section d'un muscle, et Tautre extrémité de ce 01 avec la surface naturelle du même muscle, un courant se manifeste dans le fil du galvanomètre, et se traduit par une certaine déviation de l'aiguille aimantée. Ce phénomène s'observe non-seulement dans un muscle qui dit partie de ranimai, mais encore dans un muscle complètement séparé du corps. Ces courants ont été api>elés courants musculaires^

D'après H. Dubois^Reymond» le courant est d autant plus intense que le muscle est (lesiinéà exercer une action mécanique plus i;raode,. que cette action soit volontaire ou involontaire. H. Uatteucci marchant sur les traces de ce savant, a imagiaé des piles dites pUeê aïKf isttJairet , qui ont les mêmes propriétés que les ()iles voltaiques faibles; elles déviant l'aiguille du galvanomètre et servent 3 excilar des contractions sur d'autres prél*Aratîoos musculaires. Voici comment opère M. Matteucci. La surface natureile;d'un muscle étant positive, par rapport à la surface intérieure ou surface de section, qui est négative, on conçoit qu*en disposant des tronçons musculaires, de manière à former une chaîne dont les éléments se correspondent par des surbces douées d'états électri^ qoes opposés, on arrive à former de véritables piles.

Le courant musculaire produit ne se manifeste que dans le tissu organique vivant.

how pourrions citer une foulo d'expériences à ce sujet, mais ces nouveaux iiofiious^ ouverts à la physiologie du système

musculaire ne- eonstituent pas encore une doctrine bien complète.

{ V. — t6upp0rU dt la force musculnire.

Nous allons maintenanir passer en revue les divers rapports de la forée musculaire avec l'économie, et d'abord avec les systèmes vascnlaires,

Barthez soutient que Tintégrité des communications organiques et sympathiques du système sanguin avec les muscles est nécessaire à la perfection de leurs mouvements. P. Bérard pense que les nerfs agis* sent sur les muscles par une sorte d'irradiation vitale : en outre, le sang, en stimulant sans cesse dans leurs dernières molécules les fibres musculaires, y réveille et y maintient Ténergie vitale, et les dispose au mouvement.

Quant au rapport des mouvements des muscles avec le système nerveux, il faut se rappeler la distinction établie entre les muscles de la vie organique et ceux de la vie animale, etc. La compression de Tencéphale et la ligature des nerfs détruisent les mouvements volontaires, |»ar conséquent l'intégrité du système nerveux est une des conditions de ce mouvement. Par contre, le cœur continue lonstemps de baUre après la destruction complète «lu cerveau et de la moelle épinière. C'est ce qui a déterminé les physiologistes è faire dépendre les mouvements volontaires, de l'encéphale, et les mouvements involontaires, de la force motrice inhérente aux muscles mêmes.

Il est A remarquer que les individus qiM ont un largo thorax ont des muscles trèsprononcés, et |>ar suite une plus grande quantité de forces musculaires. Mêliez en contact certaines gaz avec les |)Oumon$, et vous suspendrez a jamais tous les mouvements intérieurs et extérieurs. De même on observe un rap|K>rt marqué entre l'énergie du tube intestinal et celle du système musculaire. Citons k l'appui celaitKquela présence d'une légère affection intestinale suffit pour diminuer les forces musculaires.

L'époque du développement des parties sexuelles est en même temps celle du développement organique et vital du système musculaire.

Voilk en peu de mots ce qu'il était important de dire sur ce sujet, il nous resterait k parler de la nature de la force musculaire; mais avant, jetons un coup d'œil rapide sur ce que l'on appelle la force mécanique de rhomme.|La force de Khomnie peut être employée de biea des manières : ainsi, sans se déplacer ; en agissant soit dans le sens horizontal, soit dans le sens vertical, ou seulement par son propre poids, etc. Cette force est cefiendant bornée, comme du reste, la contraction musculaire; elle est intermittente, et rhomme ne peut travailler qu'à la condition de se reposer.

La force maximum dont il est caitable s'évalua par le poids qu'il peut soulever de terre, ou ce qui est la même chose, lors-

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